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L’UNSAS guette la baisse de la fiscalité sur les salaires

La baisse de la fiscalité sur le salaire des travailleurs reste une préoccupation majeure de l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (UNSAS) qui attend du gouvernement des "actions concrètes", a indiqué jeudi le secrétaire chargé des finances et du patrimoine de la centrale syndicale, Doudou Keita.


Rédigé par leral.net le Jeudi 5 Avril 2012 à 17:39 | | 0 commentaire(s)|

L’UNSAS guette la baisse de la fiscalité sur les salaires
‘’Nous avions obtenu, de la part du président sortant, une promesse ferme sur cette question qui, maintenant, doit être prise à bras le corps par le gouvernement actuel’’, a fait comprendre M. Keita dans un entretien avec l’APS.

‘’L’Etat, c’est aussi la continuité. Juste pour inviter le président Macky Sall à procéder à des modifications sur le code général des impôts afin qu’on aille véritablement vers cette baisse de l’impôt sur le salaire des travailleurs’’, a-t-il dit.

A son avis, il y a trop d’impôts sur le salaire des travailleurs. A ce sujet, a indiqué M. Keita, ‘’il faut revoir l’assiette fiscale et voir comment l’atténuer afin qu’il y ait moins d’impôts sur le salaire des travailleurs’’.

Le secrétaire chargé des finances et du patrimoine de l’UNSAS a invité le gouvernement à reprendre ce dossier pour son achèvement, en sus de la préoccupation qui touche la plateforme commune de toutes les centrales du Sénégal.

Selon lui, ces doléances prennent en compte la baisse des denrées de première nécessité, ainsi que l’électricité, l’eau, le téléphone, le problème des journaliers et celui de la santé et de l’action sociale dans leur globalité.

‘’De même, a dit M. Keita qui est également secrétaire général du Syndicat du commerce, nous insistons beaucoup sur le respect des engagements, puisque tous les secteurs qui sont en lutte aujourd’hui le sont généralement pour le non-respect d’engagements pris (par le pouvoir sortant)’’.

Il a fait noter que l’Etat prenait des engagements avec les syndicats de l’Université, de la santé, de La Poste, de la Justice, etc., pour ensuite ne rien respecter. ‘’Que le gouvernement apprenne à s’engager, à signer sur ce qu’il peut faire et les choses qu’il est incapable de respecter.’’

Doudou Keita refuse, au nom de sa centrale de faire de jugement sur la composition de ce gouvernement qui vient ‘’à peine’’ d’être formé et qui ne peut être jugé à ce stade.

‘’Nous attendons qu’il soit bien installé et on évaluera après un an ou deux pour pouvoir apprécier sur le management qu’ils auront à faire de notre économie, de nos finances, de la gestion des ressources humaines et des cas sociaux’’, a-t-il confié.

Toutefois, il a expliqué qu’il appartient à chaque syndicat affilié à la centrale UNSAS d’aller autour d’une table de négociation avec son ministère de tutelle pour procéder à un état des lieux permettant de définir la conduite à tenir.

‘’C’est plus sage et plus responsable parce que, l’UNSAS ne va jamais demander aux syndicats de base de surseoir à une lutte en attendant l’installation du gouvernement. Il leur appartient d’apprécier la conduite à tenir et d’en informer la centrale’’, a-t-il expliqué.

M. Keita a demandé juste au gouvernement d’éviter une situation qui permettrait à la centrale d’aller vers ce qu’il définit comme, une jonction de toutes les forces, pour déclencher l’irréparable. C’est-à-dire un mouvement d’humeur sans état d’âme et sans état de grâce. ‘’Il doit tout faire pour nous éviter d’en arriver à ce niveau.’’

SOURCE:APS






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