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La CADHP condamne l'utilisation de la force contre les manifestants et appelle à la libération des personnes arbitrairement arrêtés

Nairobi, Dakar, Paris, 24 février 2012 – Formellement saisie par la FIDH et ses organisations membres et partenaires au Sénégal pour qu'elle prenne, à l'occasion de sa 11ème Session extraordinaire, une position ferme sur la dégradation de la situation des droits de l'Homme au Sénégal, la CADHP a adopté une Résolution condamnant les actes de violences, entraves aux libertés fondamentales et autres violations des droits de l'Homme perpétrées dans le cadre du processus électoral.


Rédigé par leral.net le Samedi 25 Février 2012 à 04:36 | | 1 commentaire(s)|

La CADHP condamne l'utilisation de la force contre les manifestants et appelle à la libération des personnes arbitrairement arrêtés
À deux jours de l'élection présidentielle prévue le 26 février, nos organisations appellent les autorités sénégalaises à se conformer aux dispositions de cette Résolution, notamment en procédant à la libération immédiate des manifestants arrêtés arbitrairement et en garantissant l'exercice des libertés de manifestation pacifique, d'expression ou d'opinion.

La FIDH, la RADDHO, l'ONDH et la LSDH ont eu à documenter et dénoncer la répression systématique des manifestations pacifiques qui a caractérisé le processus électoral au Sénégal et plus généralement à dresser un bilan négatif de la situation des droits de l'Homme sous la présidence de M. Abdoulaye Wade. Dans sa Résolution (ACHPR/RES.208 (EXT.OS/X1)2012), la CADHP a fait écho à nos préoccupations en condamnant fermement « les sérieuses violations des droits de l'Homme qui ternissent la campagne électorale ainsi que l'utilisation de la force contre les manifestants pacifiques ».

En outre, elle exhorte le Gouvernement sénégalais à « garantir les libertés d'opinion, d'expression, de réunion et de manifestation pacifique » ; à «garantir la sécurité de tous les citoyens ainsi que celle des leaders de l'opposition » ; à « mettre un terme à tous les actes d'intimidation, à procéder à la libération immédiate et inconditionnelle des manifestants arrêtés arbitrairement et à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre un terme à l'impunité en poursuivant en justice les auteurs de ces actes de violence ».

« Le monde entier a aujourd'hui les yeux rivés sur le Sénégal et la Résolution adoptée par le principal mécanisme africain de protection des droits de l'Homme en est l'expression la plus récente. Les autorités sénégalaises ne peuvent pas rester impassibles face à ces appels incessants au calme, à l'apaisement et au dialogue sous peine de voir le pays sombrer dans l'instabilité politique, institutionnelle et sécuritaire » a déclaré M. Sidiki Kaba, président d'honneur la FIDH.

La FIDH, la RADDHO, l'ONDH et la LSDH appellent les autorités sénégalaises à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre en œuvre les recommandations de la CADHP et garantir la tenue dans le calme d'élections libres et transparentes.

Contact presse:

Arthur Manet
Tel: +33 6 72 28 42 94 (à Paris)
http://www.fidh.org/La-CADHP-condamne-l-utilisation-de
Pour www.nlsguinee.com



1.Posté par ISSA le 25/02/2012 09:37 | Alerter
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