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MIGRATION AU SEIN DES FRONTIERES EURO AFRICAINES

LA TRAITE DES ETRE HUMAINS EN QUESTION

(sudonline.sn)_ Le sociologue Massamba Diouf n’a pas utilisé le dos de la cuillère pour disserter sur les différents groupes les plus vulnérables dans la migration au sein des frontières entre l’Europe et l’Afrique. Il a révélé jeudi dernier 17 novembre 2011 à Dakar à l’occasion de la formation des journalistes sénégalais par l’institut Panos que ce sont les enfants mineurs non accompagnés et les femmes migrantes qui souffrent plus de brimades et a porté la réflexion les systèmes de protection dont ils ont besoin.


Rédigé par leral.net le Lundi 21 Novembre 2011 à 06:27 | | 0 commentaire(s)|

MIGRATION AU SEIN DES FRONTIERES EURO AFRICAINES
« Le Sénégal est devenu depuis quelques temps un pays de départ, de transit, mais aussi d’accueil de personnes victimes de traite. Donc, à partir de ce moment là, il est important que les gens mettent le focus sur cette question pour trouver les solutions qui s’imposent », a lancé jeudi dernier 17 novembre 2011 à Dakar le sociologue Massamba Diouf, point focal du projet de lutte contre la traite humaine. Il s’exprimait ainsi à l’occasion de sa communication axée sur « Les groupes vulnérables dans la migration au sein des frontières euro-africaines : La traite des êtres humains ? Les enfants et mineurs non accompagnés, quels systèmes de protection ? ».

En procédant à une définition de la traite, Massamba Diouf a indiqué qu’elle « désigne le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement d’une personne migrante ». Relevant les différentes conséquences aux niveaux individuel et communautaire, avec les abus et les contraintes et le statut illégal dans le pays d’accueil, le spécialiste a signalé que le Sénégal dispose d’un arsenal juridique qui prend bien en compte la question mais c’est l’application qui fait défaut. « Nous avons certes un dispositif juridique qui lutte contre ce phénomène notamment la loi 2005-05 du 10 mai 2005 relative à la traite des personnes et à la protection des victimes, mais qui n’est pas véritablement mise en application comme il se devait », regrette-t-il.

Dès lors, poursuit-il, « il est important que la presse travaille sur ces questions pour sensibiliser les populations car la méconnaissance du phénomène par celles-ci contribue à son développement ». Dans le même ordre d’idées, Massamba Diouf a noté que la pauvreté des ménages fait souvent que les familles acceptent toute offre venant de « personnes mal intentionnées qui se proposent de prendre en charge les enfants et assurer toutes les charges de la famille ». Il y a aussi, révèle-t-il encore, « le confiage qui est une porte ouverte à toute forme de traite ».

De la même manière, il a soulevé la question de la mendicité des enfants. « Si on regarde la question de la mendicité des enfants, on se rend compte que c’est à travers le confiage à des maîtres coraniques ou à des tierces personnes que ces enfants sont exploités à travers la mendicité ». Toute cette panoplie de causes, à ses yeux, fait « qu’aujourd’hui il est difficile de lutter contre ce phénomène là ». Mais une autre cause qui lui semble encore importante est « la porosité de nos frontières qui sont perméables comme pas possible ». Il propose dès lors que « les acteurs qui sont impliqués dans la protection de l’enfance puissent véritablement travailler en synergie pour trouver une solution durable à ce problème ».






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