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Nécessité de répondre ou lettre ouverte à Daouda Gbaya, Cheikh Yerim Seck, Aly Fall, Mouhamadou Ndiaye Doss, Abdoul Aziz Mbaye et Abdou Diouf

Depuis trois ans maintenant, des gens véreux (suspects, louches et malhonnêtes) se plaisent à écrire sur un homme respecté et respectable, notre (mes condisciples et moi) guide mame Cheikh Ahmed Tidiane SY Al Maktoum. Sans doute sont-ils juste conscient que cet homme qui a élevé son esprit au dessus des « miasmes morbides » dans lesquels baignent les leurs ne prendra jamais le temps de lire, à plus forte raison de répondre à leurs écrits.


Rédigé par leral.net le Samedi 22 Novembre 2014 à 13:54 | | 11 commentaire(s)|

Nécessité de répondre ou lettre ouverte à Daouda Gbaya, Cheikh Yerim Seck, Aly Fall, Mouhamadou Ndiaye Doss, Abdoul Aziz Mbaye et Abdou Diouf
De ces gens, le plus à plaindre est certainement le journaliste Daouda GBAYA. Dans cinq de ses articles intitulés Serigne Cheikh entre SENGHOR, DIOUF ET WADE : la cohabitation au gré des intérêts ; impunités : de DIOUF à MACKY ; célébration de la naissance du prophète, le gamou de toutes les incertitude ; un temple et ses générations d’étudiants : Cheikh Anta DIOP, la rebelle ; portrait de serigne Mansour SY Djamil : une vigie Fass…à WADE , monsieur GBAYA laisse transparaitre de manière visible et évidente les motivations et sentiments qui l’ont poussé à écrire ainsi sur mame CHEIKH. C’est pitoyable.

Dans serigne Cheikh entre SENGHOR, DIOUF et WADE : la cohabitation au gré des intérêts, monsieur GBAYA écrit : « fondateur du parti de la solidarité sénégalaise (p.s.s) avec Ibrahima Seydou NDAO, Moustapha WADE et Ibrahima NIASSE, Cheikh Tidiane SY, fils du khalife Babacar SY, est l’un des premiers guides religieux à avoir investi le champ politique. Un engagement qui lui valut une incarcération en 1959 suite à des manifestations violentes à Tivaouane contre les résultats électoraux. Il y aura 2 morts et trente deux blessés, selon le journal Paris Dakar. Accusé de détention illégale d’armes, il passe quelques mois en prison à Dakar. Par tactique, stratégie ou renoncement, le p.s.s change alors de fusil d’épaule et appelle à la réconciliation avec le gouvernement de SENGHOR. La paix des braves est scellée en 1960.

Cheikh Tidiane SY ‘’Al Maktoum’’ est plus tard nommé ambassadeur du Sénégal en Egypte. Mais l’idylle ne dure pas longtemps car le marabout est accusé de ‘’malversations’’ dans ses fonctions diplomatiques. Rappelé à Dakar en 1962, il est jeté en prison. En 1963, le Sénégal renoue avec la violence, l’élection de SENGHOR à la tête du pays avec 100% des suffrages est vivement contestée. La manifestation des partis d’opposition regroupés au sein de ‘’Démocratie et unité sénégalaise’’ dont le p.s.s est membre est violemment réprimée dans le sang. Le bilan est très lourd : environ 40 morts et 250 blessés. Les partisans de Cheikh Tidiane SY réclament sa libération, mais celle-ci n’intervient qu’à la faveur de ‘’négociations’’ entre le p.s.s et le président SENGHOR. En 1981, le Sénégal change de régime. SENGHOR cède sa place à Abdou DIOUF, et les acteurs politiques et maraboutiques sont contraints de faire évoluer leurs rapports au regard du contexte nouveau.

Si le président Abdou DIOUF jouit d’une estime auprès de la famille Tidiane, ses relations avec Cheikh Tidiane par contre deviennent tumultueuses. Reconverti dans les affaires, serigne Cheikh entre justement en conflit avec DIOUF. Prétexte : la ‘’gestion peu orthodoxe’’ de la SOCOCIM dont il est le dirigeant. Mais comme dit l’adage, on ne résiste pas au temps. Celui-ci finit par assagir le bouillant et sémillant Cheikh Tidiane. Le marabout au charisme débordant se fait de moins en moins présent sur la scène politique ou il entend faire place nette à son fils, Moustapha SY. Plus radical, le chef opérationnel des Moustarchidines, également leader du parti de l’unité et du rassemblement (PUR), engage à son tour une opposition farouche contre le régime de DIOUF. Ainsi, le 02 novembre 1993, il fait une sortie contre le chef de l’Etat au cours d’un meeting à Thiès.

Le 16 février 1994, les leaders de l'opposition d’alors, dont Abdoulaye WADE et Landing SAVANE, tiennent un rassemblement à Dakar pour réclamer la libération de leurs alliés emprisonnés. La manifestation tourne au vinaigre et se transforme en émeute ; 7 policiers sont tués. Plusieurs personnes sont interpellées dont Me WADE. Le ministre de l’intérieur de l’époque Djibo KA décrète la dissolution du mouvement Moustarchidina Wal Moustarchidaty. Moustapha SY est jugé, condamné puis libéré le 12 Septembre 1994 par grâce présidentielle. A sa sortie, il devient moins critique vis-à-vis du régime qui le qualifiait d’ailleurs de ‘’maître chanteur’’. En 2000, les Moustarchidines doivent faire face à un dilemme au second tour de la présidentielle opposant DIOUF et WADE, en attendant le ndigel (NDLR : consigne de vote) de leur guide. Mais en portant son choix sur le futur perdant, soit Abdou DIOUF, Serigne Cheikh perd son pari avec la victoire populaire d’Abdoulaye WADE et des forces sociales du pays. Depuis, il ne semble pas s’être remis de cette désillusion qui, pendant douze ans, pèse sur ses relations avec le régime de WADE.

A cette élection, un autre dignitaire Tidiane qui a joué et perdu. C’est Abdou Aziz SY ‘’Al Amine’’. Cet éternel porte-parole de la tarikha Tidiane avait également misé sur le président sortant pour lequel il avait donné une consigne de vote assez particulière qui avait eu le don de heurter nombre de citoyens, dans et en dehors de la confrérie Tidiane. A la différence de serigne Cheikh, il prend le soin de se rapprocher très vite du nouveau régime dont il devient un farouche allié et défenseur »

Monsieur GBAYA de dire plus loin « après avoir abandonné son ‘’mauvais cheval’’ de mars 2000, Abdou Aziz SY Al Amine scelle d’excellents rapports avec WADE. Vu comme une éminence grise au sein de la famille Tidiane, il se spécialise un temps dans les bons offices, notamment lors de la violente guerre qui oppose deux camps du pouvoir menés par Abdoulaye WADE et Idrissa SECK. L’opinion se pose beaucoup de questions sur son implication dans cette histoire de ‘’grands bandits’’ à l’heure du ‘’partage du butin’’ entre les libéraux. Lui n’en a cure, son soucis étant de préserver ses rapports avec le pouvoir tout en défendant les intérêts de la confrérie ».

Dans le même article, Monsieur GBAYA écrit « trois ans avant cette présidentielle historique, le khalife Abdou Aziz ‘’ Dabakh’’ est rappelé à Dieu. Considéré comme un vrai régulateur social, il a rarement hésité interpeller acteurs politiques et sociaux dans les moments de tension. Les Sénégalais se souviennent encore de ce sermon dans lequel il apostropha la conscience du commanditaire du meurtre du juge Babacar SEYE assassiné le 15 mai 1993. Décédé le 14 septembre 1997, ‘’Dabakh Malick’’ laisse un lourd héritage à son successeur, Serigne Mansour SY ‘’Borom Daara ji’’. Un legs que ce dernier prend soin de gérer du mieux qu’il a pu, réussissant l’exploit d’éviter les pièges de la classe politique. Tirant des leçons du passé, il se garde de toute prise de position politique partisane, défend l’islam dans les colloques internationaux et prend la plume pour répondre aux détracteurs du prophète (p.s.l) à chaque fois que les événements le lui ont imposé.

Dans impunité : De DIOUF à Macky, Monsieur GBAYA écrit «’’ si l’Etat est fort, il nous écrase ; s’il est faible nous périssons’’. Cette phrase du philosophe français Paul VALERY pourrait bien inspirer nos autorités étatiques qui semblent désarmées face aux lobbies maraboutiques ». Plus loin dans le même article, il écrit : « dans tous les cas certains en viennent à parler de ‘’deux poids deux mesures’’ dans le sort que la justice réserve à des citoyens suivant leur affiliation sociale et/ou religieuse. Une situation qui est loin d’être nouvelle sous nos cieux. On l’aura vécue sous le régime d’Abdou DIOUF. Ce dernier avait été accusé de procéder à des ‘’sacrifices humains’’ par serigne Moustapha SY, le guide des Moustarchidina Wal Moustarchidati dans le but de conserver son pouvoir. Les responsables socialistes y voyaient ‘’une offense au chef de l’Etat’’ mais le président DIOUF ne réagit pas. C’était en 1992. Il a fallu attendre 1993 pour qu’il ‘’coince’’ le marabout, arrêté à propos de l’affaire Me Babacar SEYE.

Au cours d’un meeting organisé par l’opposition d’alors, il avait déclaré être en possession d’informations sur les ‘’circonstances’’ de l’assassinat de l’ancien juge constitutionnel. A peine avait il fini son speech qu’il avait été cueilli par les limiers pour audition. Un témoin de l’époque confie : ‘’ DIOUF en a profité pour solder ses comptes du passé et du présent avec le marabout (Moustapha SY)’’. Détenu pendant un an, le fils de Cheikh Tidiane SY ‘’Al Maktoum’’ est ensuite libéré sans avoir été jugé ».

Dans un autre article intitulé : célébration de la naissance du prophète, le gamou de toutes les incertitudes, Daouda GBAYA écrit : « un mois après le rappel à dieu de serigne Mansour SY, défunt khalif général des Tidianes, les talibés attendent toujours d’être édifiés sur le khalifat. Désigné successeur de ‘’Borom Daara ji’’ serigne Cheikh Tidiane SY Al Maktoum n’a été ni vu ni entendu. Replié dans son domicile de Fann Résidence, il entretient le suspense, laissant planer les incertitudes à l’approche du maouloud (…) Et c’est la première fois dans l’histoire de la confrérie Tidiane qu’il risque d’avoir un ‘’bourde’’ sans khalife ».

Plus loin, monsieur GBAYA écrit : « cette inquiétude est d’autant plus légitime que la famille Tidiane a, lors du dernier magal de Touba, présenté deux délégations à la cérémonie officielle : l’une envoyée par Abdou Aziz SY Al Amine, l’autre par serigne Cheikh Tidiane SY Al Maktoum. Même au sein des Moustarchidina Wal Moustarchidati, dont celui-ci est le guide moral, le mystère demeure. Joint au téléphone par Enquête, Makhary MBAYE, chargé de la communication de ce dahira répond :’’ jusqu’à présent je n’ai aucune information sur le Cheikh. J’observe comme tout le monde, je ne maitrise pas son calendrier’’. Toutefois, il a promis d’éclairer la lanterne des fidèles sur le maintien de la conférence organisée annuellement par les Moustarchidina Wal Moustarchidati aux champs de Thiès.’’D’ici le weekend, nous aviserons’’ dit il.

A la suite du décès du précédent guide, le porte parole de la famille des Tidianes, Abdou Aziz SY Al Amine, avait publiquement invité son frère à venir ‘’prendre sa place’’.’’ Aujourd’hui, avec le décès de Serigne Mouhamadou Mansour SY, le khalifat revient de droit à Serigne Cheikh Ahmed Tidiane SY Al Maktoum. Il devient donc le nouveau khalife général des Tidianes’’ avait il déclaré. ‘’ Dès l’annonce du décès de serigne Mouhamadou Mansour SY, j’ai tenté de l’appeler au téléphone, mais je suis tombé sur son épouse à qui j’ai annoncé le décès ».

Dans un temple et ses générations d’étudiants : Cheikh Anta DIOP, la rebelle, monsieur GBAYA affirme à propos de la crise universitaire de mai 1968 : « cette crise connaitra son épilogue suite à l’intervention des autorités religieuses en l’occurrence Serigne Fallou MBACKE, Cheikh Tidiane SY qui, dans une déclaration radiodiffusée, dans la nuit du 30 au 31 mai, invitèrent les protagonistes au dialogue ».

Dans portrait de Serigne Mansour SY Djamil : une vigie...Fass à WADE, ce pseudo journaliste écrit « le constat est détonnant en arrivant chez serigne Mansour SY ‘’Djamil’’ (beau en arabe), on s’attendait plutôt à rencontrer un homme concupiscent, vautré dans son palanquin entouré de talibés zélés ».

Plus loin dans le texte, il donne la réponse de Serigne Mansour SY Djamil quand il lui demande le rôle d’un marabout. « ‘’C’est quelqu’un qui doit orienter les gens pour les amener à rencontrer ALLAH Soubhana Wa Tallah, préparer l’homme à assumer la finalité de son existence sur terre. C’est quelqu’un qui est au fait de la société dans laquelle il vit et qui intervient quand ça ne va pas. Il doit être un contre pouvoir et non forcément contre le pouvoir’’ répond Serigne Mansour et Monsieur GBAYA de conclure : « une mission à laquelle s'attèle ce sexagénaire.

La première chose qui saute aux yeux quand on lit monsieur GBAYA est son opinion générale sur les marabouts du Sénégal (des gens « concupiscent (s), vautré (s) » dans leurs « palanquin(s) entouré(s) de talibés zélés »). On ne peut donc s’attendre à ce qu’un homme qui pense cela de nos marabouts, nos guides, et qui s’attend à voir cela quand il va à leurs rencontres fasse montre de respect envers l’un d’eux quand il écrit sur lui.

Vous êtes tout simplement un ignare Monsieur GBAYA comme les quelques pseudo intellectuels qui pensent comme vous et qui, parce que juste diplômés et occidentalisés, se permettent de juger des gens et un milieu qu’ils ne connaissent pas du tout pour n’avoir, pour la plupart, jamais mis les pieds dans les foyers religieux plus de quelques heures tout au plus, mais encore plus grave parce que vous n’avez aucune connaissance de ce qu’est l’ISLAM.

Je vais vous dire monsieur GBAYA : c’est vous qui êtes un pseudo intellectuel vautré dans son bureau, pénétré par des pensées sottes et qui écrivez sur des gens sans même être allé, j’en suis sur, une seule fois au contact de ces gens. La preuve : pour écrire un article sur le maouloud, vous avez besoin de le faire avec l’aide de la correspondante du groupe dans lequel vous travaillez à Thiès. Cela ne vous empêche même pas de raconter des bêtises. Quel gamou le mouvement Moustarchidine a organisé au champ de Course de Thiès ? N’importe quoi.

Ce n’est pas tout, des mensonges volontaires, des malhonnêtetés intellectuelles et des affirmations gratuites, il y en a tellement que je ne vais en évoquer que certains.

Comment un journaliste qui se respecte et respecte ses lecteurs peut se permettre d’écrire à propos de Serigne Moustapha qu’il fut « jugé, condamné puis libéré le 12 septembre 1994 par grâce présidentielle » et dans un autre article écrire à propos du même Serigne Moustapha « détenu pendant un an, le fils de Cheikh Ahmed Tidiane SY ‘’Al Maktoum’’ est ensuite libéré sans avoir été jugé ».

Cela ne prouve que votre manque de professionnalisme. Vous dites dans un de vos articles que les étudiants n’ont plus maintenant le niveau nécessaire, vous feriez mieux de faire un autre article sur les journalistes puisqu’eux aussi n’ont plus le niveau nécessaire et, malheureusement ce n’est pas simplement le niveau qui leur manque mais aussi toute l’éthique et le professionnalisme qui doivent accompagner l’accomplissement de ce métier. Vous en êtes un exemple monsieur GBAYA et votre piètre prestation à une émission matinale sur la R.T.S a malheureusement exposé votre niveau à la face du monde.

Pour écrire un article, monsieur GBAYA, il ne suffit pas lire quelques documents sur internet et de développer comme ça. Je vais vous faire un cadeau: je ne vais pas me limiter à corriger sur la forme seulement vos propos (vous feriez mieux de revoir les règles de grammaire par rapport à l’utilisation des majuscules et ne me remerciez surtout pas, j’ai corrigé directement par respect à ceux qui liront cette lettre); je vais aussi les corriger dans le fond.

Auparavant, j’aimerais juste signaler votre manque de respect pour nos guides et qui se traduit à travers vos propos de nouveau :

« Ibrahima NIASSE » pour désigner Mame Baye NIASS ; « il sera jeté en prison » pour parler de Mame Cheikh ; le « bouillant et sémillant » qui « s’est assagi » et qui « ne semble pas s’être remis de désillusion » toujours à propos de mame Cheikh; « autre dignitaire qui a joué et perdu » et « lui n’en a cure » à propos de Serigne Abdou Aziz SY Junior ; « coince le marabout » pour Serigne Moustapha.

Sachez monsieur GBAYA que le moins âgé de ces gens que vous désignez avec autant de mépris et de manque de respect a 62 ans et est donc bien plus âgé que vous.

J’oubliais : ce respect et cette considération que nous avons au Sénégal pour les personnes plus âgées peut bien ne pas vous concerner, votre nom ne sonnant point sénégalais.

J’en viens maintenant au fond.

Nulle part, Monsieur GBAYA, ni dans un quelconque procès verbal encore moins dans un quelconque acte d’accusation il n’a été noté que Mame Cheikh fut accusé de détention illégale d’arme en 1959 et même en 1962. Le prétexte utilisé pour procéder à l’arrestation de Mame Cheikh a toujours été celui du délit d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Un délit qui figure en bonne place, avec celui d’offense au chef de l’Etat, dans la liste de ceux que l’Etat sénégalais a toujours utilisé malheureusement pour atteindre les adversaires politiques des régimes au pouvoir. Vous êtes vous interrogé sur le pourquoi du fait que tout ceux qui sont accusés de cela finissent par être innocentés et libérés sans être jugés, Mame Cheikh y compris ?

Toutes les accusations de malversations et de détention illégale d’armes n’ont à l’époque été véhiculées que par des adversaires politiques. Un plus grand sérieux dans vos recherches vous aurait permis de le savoir.
Peut être bien que vous le saviez mais que votre flagrante malhonnêteté intellectuelle vous a fait écrire chose.
Pensez-vous que le fait que leurs arrestations ne soient jamais suivies de procès Mame Cheikh et Serigne Moustapha) soit juste du au fait qu’ils appartiennent à des familles religieuses, que vous qualifiez vous de « lobbies maraboutiques » ? Le penser ne vous autorise pas à l’écrire puisqu’il ne s’agit là que d’une affirmation gratuite.

Autres affirmations gratuites : les négociations qui ont conduit à la sortie de prison de mame Cheikh ? En avez-vous des preuves ? Êtes-vous de l’existence de ces négociations ? En connaissez vous les termes, si oui ? C’est pitoyable.
Vous ne vous êtes pas limité simplement à faire des affirmations gratuites. Non, vous êtes allé plus loin : vous avez menti sciemment parfois, par ignorance d’autres fois.

Comment avez-vous osé déformer de manière si flagrante les propos de Makhary MBAYE en remplaçant serigne Moustapha par « le cheikh » de manière à faire penser qu’il parlait de Mame Cheikh et non du gamou au champ de course de Tivaouane et de Serigne Moustapha. C’est vraiment petit de votre part. Comme si cela ne suffisait, comme pour montrer que c’est une habitude chez vous de déformer les propos des gens dans le but de rendre attractif, mais mensonger sans que vous vous en préoccupiez, vos écrits, vous faites dire à Serigne Abdou Aziz SY Junior qu’il a appelé Mame Cheikh mais a eu Mame Aida DEME. Ce qui est tout à fait faux dans la mesure où Serigne Abdou a dit avoir appelé Mame Aida.

Sachez, Monsieur GBAYA, que les Moustarchidines n’ont jamais et ne seront jamais face à un quelconque dilemme convaincus qu’ils sont tous d’un principe : « borom kilifeu dou gagantiko mbéde ».

Une bonne compréhension de l’histoire politique du Sénégal vous aurait permis, même si vos sentiments envers Mame Cheikh transparaissent, clairement de rendre hommage à tous les leaders de l’ancienne « Démocratie et unité sénégalaise » sans le combat desquels leaders le Sénégal ne serait pas l’un des premiers pays d’Afrique à instaurer le multipartisme. Non Monsieur GBAYA, vous ne pouvez pas parce qu’ignare, jeter en pâture ces gens qui ont risqué leurs vies pour la cause de la notion : restaurer la démocratie bafouée par le parti unique de SENGHOR et son score honteux de 100%. Quel paradoxe que de se targuer d’un score de 100% alors qu’au même moment on massacre des citoyens qui contestent cette même élection. Je vais vous donner une leçon d’histoire monsieur GBAYA : ces marabouts sénégalais pour qui vous n’avez aucun respect, c’est par le fait de l’un d’entre eux, je veux nommer thierno Souleymane BAAL, que le Sénégal aura connu, 13 ans avant la France, dès 1976 le système du vote démocratique.

Vous parlez aussi de bons rapports entre DIOUF et Tivaouane et qui sont tumultueuses par contre avec mame Cheikh au lendemain de l'accession à la tête de l'Etat de ce dernier. Quel gros mensonge. Avez-vous oublié que l’ouverture de la campagne électorale du candidat Abdou DIOUF a été co-présidé par Mame Cheikh et Habib THIAM en 1983 et qu’en 1988 ce soutien Mame Cheikh le formalisera même avec la création du mouvement de soutien au candidat Abdou DIOUF? Vous évoquez le cas de la SOCOCIM, mais ayez l’honnêteté intellectuelle d’écrire que Mame Cheikh en fut l’actionnaire majoritaire et en ce titre président du conseil d’administration. Il n’était donc ni directeur, ni à un quelconque poste d’exécution et n’avait pas d’ordres ni de réprimandes à recevoir de l’Etat, minoritaire dans la répartition des actions de l’entreprise. C’est petit de votre part d’user de mots pour insinuer les contraire.

Vous évoquez aussi l’arrêté de dissolution du mouvement Moustarchidine signé par le ministre d’Etat Djibo KA en 1994. A noter que la seule dissolution effective de nos jours est celle de la carrière politique de monsieur KA qui, d’un score de 7% en 2000 en est aujourd’hui à se faire élire député au fort reste tandis que, non seulement, le mouvement Moustarchidine devient chaque jour plus fort et compte plus d’adhérents, mais continue de recevoir marques de considération et soutien de l’Etat du Sénégal.

Dans vos écrits, on remarque aussi cette façon lâche que vous utilisez pour faire passer vos idées sans les assumer en usant de guillemets sans jamais noter explicitement celui à qui vous prêtez ces propos. Vous évoquez « l’opinion » par ci, « un témoin de l’époque » par là, « le régime socialiste » d’autres fois. Quelle lâcheté !

Une lâcheté et une facilité à mentir qui se traduit constamment dans vos propos notamment quand vous parlez des élections de l’an 2000? Auparavant aussi, vous affirmiez que Serigne Moustapha s’est fait moins critique à sa sortie de prison. Ne parlez vous pas du Serigne Moustapha qu’on connait et qui avait demandé devant public à Mame Cheikh de dire à Abdou DIOUF de quitter le pouvoir à un mois de la présidentielle de 2000, le 29 janvier 2000. Respectez-vous monsieur GBAYA. Je me demande de même de quelles forces sociales vous parlez en évoquant la victoire de WADE en l’an 2000. Ai-je besoin de vous rappeler les résultats du premier comme du second tour de cette élection ?
Les relations WADE –Mame Cheikh, vous les évoquez aussi . Qu’en savez-vous ? Si vous en saviez quelque chose vous n’en auriez dit ce que vous avez dit.

Je me demande bien pour qui vous vous prenez monsieur GBAYA pour vous permettre de juger le monde maraboutique sans le connaitre et nos marabouts selon des faits qui n’existent que dans votre tête.

Dans quel colloque international avez-vous vu le défunt Serigne Mansour ? De quelle intervention radiodiffusée de serigne FALLOU MBACKE en 1968 parlez vous ? Quel précédent serigne Moustapha a-t-il eu avec Abdou DIOUF avant décembre 1992 et qui puisse vous faire dire sous le couvert de guillemets « régler ses comptes du passé et du présent »? Que savez-vous de l’histoire de la Tidianya pour affirmer qu’il n’y a jamais eu de bourdes sans khalife ? Ce qui est un gros mensonge. Vous ne savez rien de la Tijanya, du khalifat dans la Tijanya, ni de mame Cheikh encore moins de Tivaouane alors à l’avenir monsieur GBAYA, tachez d’être plus sérieux, plus honnête, plus rigoureux dans votre travail et, pour les fautes que vous commettez, soumettez vos articles à la lecture d’un autre collègue avant de demander leurs publications. Cela vous évitera d’être moins ridicule.

A noter que mame Cheikh n’a pas été ambassadeur du Sénégal en Egypte mais plutôt en République Arabe Unie avec résidence au Caire (Egypte) et que parler de famille Tidiane (ce que vous faites dans vos textes) reviendrait à y associer en plus de Tivaouane, Médina Baye, Léona Niasséne, Thiénaba, etc.

Quant à messieurs Cheikh Yérim SECK, Mouhamadou NDIAYE Doss et Aly FALL, je ne juge pas utile de leur répondre le temps ayant fait découvrir à la face du monde la vrai personnalité des deux premiers nommés (violeur pour le premier et escroc pour le second, tous deux condamnés pour ces délits) et Serigne Pape Malick SY ayant apporté réponse aux propos du second à qui il donne ce conseil valable cependant pour eux tous : « pour renseigner il faut être informé objectivement ; pour enseigner il faut savoir ».

A Abdou Aziz MBAYE, lui, je donne rendez vous devant l’histoire.

Enfin pour monsieur Abdou DIOUF, il dit : « J’ai déjà parlé de mes excellents rapports avec tous les chefs religieux sénégalais, musulmans comme catholiques, et avec toutes les confréries. Je n’y reviens pas, sinon pour évoquer un cas particulier. Celui de Cheikh Ahmet Tidiane SY, avec qui j’entretenais des relations privilégiées. Il meconsidérait comme son frère. Il m’a toujours soutenu de toutes ses forces. Au demeurant, à l’occasion de l’élection présidentielle de 1988, il avait créé ce mouvement de soutien à ma candidature, le MSRA (Mouvement de soutien pour la réélection d’Abdou Diouf). Je le recevais en audience tous les mois, non pas dans mon bureau, mais dans mes appartements, dans mon salon, et nous passions notre temps à parler de tout : philosophie, astronomie, métaphysique, tradition, culture.

Cheikh est vraiment un homme très agréable, très cultivé, même si on ne peut pas être d’accord sur tout. Nous avions une audience prévue en décembre 1992, mais j’ai eu un empêchement car je devais aller en Arabie Saoudite pour une visite inopinée, et l’audience a été reportée au mois de janvier. Mais, à mon retour de Ryad, quand on a voulu fixer l’audience, Cheikh a refusé les dates qu’on lui proposait, prétextant un emploi du temps trop chargé.

La campagne électorale qui commençait en janvier fut donc lancée sans que j’aie la moindre nouvelle de lui. Mais une nuit, alors que j’étais à Saint-Louis, je me suis réveillé vers 4 heures du matin, et mon épouse aussi. Je lui ai dit alors: ‘’Élisabeth, je sens que Cheikh Tidiane SY m’a quitté parce que son silence m’inquiète. Dans mon sommeil, une chose m’a traversé l’esprit: je crois qu’il m’a lâché.’’ Et ça n’a pas raté.

En effet, un ou deux jours après, son fils Moustapha SY a entamé une série de conférences pour me traîner dans la boue et m’insulter; c’était la manœuvre. Et lui a attendu le dernier moment pour faire des cassettes où il demandait à tous les Tidianes de voter pour Abdoulaye WADE. Il a fait dire à son frère Abdoulaye Aziz SY Junior: «J’ai rompu tout lien avec Abdou DIOUF. Il faut soutenir Abdoulaye WADE. » Je dois rendre hommage à Junior puisque ce dernier lui a répondu: «Non, tu nous avais dit de soutenir Abdou DIOUF, et aujourd’hui tu nous demandes de lui tourner le dos. Dis-moi ce qu’il t’a fait pour que tu n’aies plus confiance en lui. » Cheikh lui a dit: «Fais simplement ce que je te dis de faire. »

Il lui a alors répondu: "J’ai toujours fait ce que tu me demandais de faire, mais cette fois je ne puis obtempérer" Junior a donc refusé et a lancé un appel en ma faveur. »

Avant de répondre à monsieur DIOUF, je voudrais lui rapporter certains commentaires d’internautes que j’ai notés sur Seneweb.

Le premier écrit ceci : « de toute l’histoire politique du Sénégal, Abdou DIOUF est le seul à qui le pouvoir a été transmis comme dans un royaume. Dans sa vie, il n’a rien obtenu par la lutte ou l’endurance. Son seul mérite c’est de savoir bien servir ses chefs. Il a bien servi SENGHOR qui lui a donné le pouvoir comme récompense, ensuite il a bien servi la France au pouvoir qui lui a donné la francophonie comme récompense. Mais DIOUF n’a jamais eu du respect, de l’amour ou de la compassion pour ce brave peuple sénégalais. Pour lui, nous n’étions pas digne d’habiter avec lui (…) c’est la raison pour laquelle il est allé vivre en France comme son chef SENGHOR. Il pouvait bien nous diriger mais pas habiter avec le sale nègre. (…) WADE malgré ses défauts partage avec son peuple la chaleur de l’été, la mosquée pendant les jours de prière et le peuple peut lui serrer la main avec fierté. »

Le deuxième lui de noter « honte d’avoir eu un président aussi vide. Le peuple voudrait savoir comment vous avez fait pour couler toutes nos banques nationales (USB, BNDS, SONABANQUE, SOFISEDIT etc.) et les sociétés d’encadrement du monde paysan.

Un troisième commentateur, lui, dit ceci : « ce qui est intéressant chez DIOUF c’est qu’il n’est jamais responsable de quoi que ce soit, il ne doit rien à personne et tous lui doivent quelque chose. J’ai cessé de l’écouter le jour ou j’ai découvert le summum de sa malhonnêteté intellectuelle à travers un entretien sur la RFI dans lequel il déclarait qu’en 1998 le Sénégal a connu les élections les plus frauduleuses de son histoire c’est pour cela qu’il a obtenu 83 % sinon sa victoire sur l’opposition allait être plus nette. »

Un autre internaute de commenter : « il n’a pas à s’en prendre à NIASSE mais à lui même. Avec la nomination de Tanor tous l’ont quitté : NIASSE, Djibo, Mata SY DIALLO, Mbaye Jacques, Ndioro NDIAYE.

Les acteurs politiques et de la société civile (anciens collaborateurs de DIOUF comme non) ont aussi réagit aux écrits de DIOUF.

Djibo KA écrit ceci : « Publier des mémoires, c’est un devoir pour tout acteur politique, mais il faut dire la vérité sans parti pris et arrières pensées, sans sentiment, sans opinion biaisée non plus. Tout ce qu’il a dit sur moi est faux (…) c’est dommage qu’il ne soit plus de ce monde pour dire que ce qu’Abdou DIOUF a dit est faux (…) il y a eu des trous de mémoire dans les mémoires de DIOUF : la grève des policiers en 1987 (…), l’affaire Me Babacar SEYE (…) »

Me Mbaye Jacques DIOP, lui, écrit : « il n’a pas respecté la vérité historique ». Abdoulaye Makhtar DIOP de confirmer. Pour Iba Der THIAM : « il devait juste être saoul au moment d’écrire comme ça lui arrive souvent de l’être souvent ». Le journaliste Mame Less CAMARA pense, lui, que DIOUF fait du « mercantilisme » en publiant ses mémoires à quelques jours du sommet de la francophonie, mais que cela va coûter cher à son image.

Quant à moi, Monsieur DIOUF, je partage à 100% tout ce que ces personnes citées ci haut ont écrit à votre propos et à propos de vos mémoires.

Sachez une chose Monsieur DIOUF, Mame Cheikh, en qui nous connaissons toutes les vertus qui sont siennes, ne sera jamais comparable à vous. Votre ami Habib THIAM a écrit Par devoir et par amitié. Mame, lui, comme vous semblez l’ignorer n’a jamais agi au nom de ces deux. Il les a toujours, par responsabilité, dissocié. Ne plus vouloir de son amitié, de sa fraternité au point de les conjuguer au passé c’est votre droit, mais quand vous auriez du le dire dès 1993 et non en 2000 après la défaite ou maintenant. Cependant, je voudrai souligner trois à quatre faits qui relèvent du faux soit par parfaite ignorance ou par volonté de nuire :

Premièrement, quand vous dites monsieur DIOUF « prétextant un emploi du temps trop chargé », je voudrai juste vous dire, si vous l’ignorez, que Cheikh Tidiane SY n’a jamais prétexté de sa vie : il a toujours su prendre ses responsabilités. Quand il vous soutenait c’était au nom de cette responsabilité, quand il soutenait WADE c’était au nom de cette même responsabilité et tout ce qu’il a eu à faire dans sa vie jusqu’à présent est fait au nom de cela. Si vous ignorez cela c’est que vous ne le connaissez pas du tout.

Deuxièmement, vous parlez de manœuvre. Serigne Babacar SY r.t.a avait répondu à quelqu’un une fois qu’il est comme une chauve souris, ainsi vu la position tête en l’air de la chauve souris quand elle urine cela retombe sur elle et elle pense quand que l’odeur vient d’ailleurs or cela vient d’elle. Vous êtes un homme qui connaissez bien les manœuvres de ce type, c’est pourquoi vous les voyez en tout. Mame cheikh n’a jamais été sur ce terrain et n’y sera jamais InchaAllah.

Troisièmement, vous rendez hommage à Serigne Abdou Aziz SY Junior et divulguez l’une des raisons du différent qu’il y a eu dans la famille de Mame Babacar méconnu par beaucoup de gens. C’est irresponsable et irrespectueux mais c’est votre droit. Sachez juste monsieur DIOUF que votre hommage n’est point important et n’a aucune valeur. Vous rendez hommage à un homme pour s’être simplement dédit. Je rappelle que c’est ce même Abdou Aziz SY qui déclarait envers mame Cheikh lorsque ce dernier demandait de voter pour vous en 1988 « deux types de personnes sont réunis ici aujourd’hui, des disciples et des militants, moi Abdou Aziz j’ai choisi d’être des disciples et cela veut dire que je ferai tout ce que tu me demanderas de faire ». Et c’est à ce même Abdou Aziz SY que serigne Babacar SY avait dit « j’ai confié la charge de la gestion de ma maison à Cheikh. Aidez-le. » Et c’est toujours lui qui avouait le 30 mars passé à Tivaouane les péripéties du complot qui a conduit à déclarer feu serigne Mansour khalife de Tivaouane et bien sûr le rôle que vous avez joué dans ce complot.

Quatrièmement, mame Cheikh n’est pas genre à dire « j’ai rompu tout lien avec Abdou DIOUF » et vous le savez. La preuve : ce n’etait pas le cas dans la mesure où le contact existait entre vous certainement jusqu’en 2000 au moins.

Mouhamed DIA,

Disciple d’AL Houtboul Maktoum, Mame Cheikh Ahmed Tidiane SY.






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