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SODEFITEX : des ex-travailleurs réclament 36 mois de salaire

Des ex-travailleurs de la Société de développement et des fibres textiles (SODEFITEX) ont réclamé, samedi à Kolda, le paiement de l’équivalent de 36 mois de salaire sous peine de paralyser la campagne de commercialisation du coton dans la région (sud), tout en sollicitant l’intervention du Président Wade.


Rédigé par leral.net le Dimanche 13 Novembre 2011 à 12:32 | | 0 commentaire(s)|

SODEFITEX : des ex-travailleurs réclament 36 mois de salaire
‘’Nous sommes des pères de familles, nous avons tous travaillé à la SODEFITEX. Et nous sommes surpris de voir que les nouveaux responsables à la direction ne veulent pas respecter les disposition prises lors de la réunion de la commission paritaire d’avancement des 30 et 31 mars 1998 [et] signées par l’ancienne direction et nos représentants […]’’, a dit le sénateur Opa Diao, samedi, lors d’une conférence de presse en présence de dizaines d’ex-travailleurs de la société.

Lors de cette rencontre, il avait été décidé de fixer l’âge de la retraite à ‘’58 ans pour les employés et agents de maîtrise, et à 60 ans pour les cadres ‘’.

‘’Et plus grave, a-t-il poursuivi, il était question de nous payer sur les 36 mois, les 16 avant la fête de la Tabaski. Et, à notre grande surprise, la direction a annulé toutes les opérations sous prétexte que nous avons perdu un procès avec la cour d’appel.’’

Face à cette situation, il a demandé au président Wade de ‘’prendre la question en main pour arbitrage’’ entre les ex-travailleurs et la direction de la SODEFITEX ‘’avant que cela ne soit trop tard’’.

Selon lui, les ex-travailleurs sont ‘’plus qu’engagés à aller jusqu’au bout de [leurs] actions pour obtenir [leurs] droits’’. ‘’Si rien n’est fait, a-t-il mis en garde, il n’y aura pas de campagne de commercialisation du coton cette année à Kolda.’’

Les anciens employés de la société considèrent également que les décisions, qui les mettent à la retraite relèvent de licenciements abusifs. Ils avaient saisi le tribunal du travail pour réclamer des dommages et intérêts à la société.

De son côté, dans une lettre circulaire dont copie a été reçue à l’APS, la direction de la société indique qu’elle ‘’s’est toujours opposée à une telle prétention en considérant que la décision de la commission paritaire d’avancement ne lui était pas opposable pour différentes raisons clairement exposées devant les cours et tribunaux’’.

‘’Des décisions de justice ont été rendues, lesquelles, dans leur majorité avaient assimilé la mise à la retraite à un licenciement abusif et condamné la SODEFITEX à réparer le préjudice prétendument subi par ses anciens employés’’, rappelle-t-elle.

Selon la direction, ‘’d’importantes sommes ont été déboursées par la SODEFITEX, suite aux exécutions intempestives qu’elle a subies, mettant ainsi dangereusement en péril la vie de l’entreprise’’.

Aussi, tout en continuant de soutenir sa position et à mener tous les recours judiciaires, la SODEFITEX, dans le souci de respecter les décisions la condamnant avait entamé des négociations à l’amiable avec certains ex-agents pour un dédommagement.

La cour suprême a rendu un arrêt en date du 27 juillet 2011 concernant l’affaire opposant la SODEFITEX à un groupe de ses anciens employés qu’elle a notifié aux avocats de l’entreprise.

A travers cette décision, la cour soutient que le procès-verbal de la commission paritaire d’avancement des 30 et 31 mars 1998 n’est pas une source de droits dérogatoire aux dispositions d’ordre public et de l’article L. 69 du code du travail, en vertu desquelles l’âge de la retraite est fixé à 55 ans, conformément au régime national d’affiliation en vigueur au Sénégal’’.

Ainsi, s’il est légitime pour les ex-employés de la SODEFITEX dont le nombre estimé par Opa Dia à 300 agents à travers le pays de réclamer le paiement de salaires, de l’autre côté, on estime que la société est dans son droit en prenant les décisions de mise à la retraite étant entendu que la Cour Suprême aurait cassé et annulé l’arrêt attaqué sans renvoi.

Pour l’instant, les ex-employés sollicitent l’intervention du chef de l’Etat pour trouver une issue heureuse à la situation.

P.-S.
MG/ASG






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