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Santé
Comment la codéine est devenue une drogue en France
«On nous a dit que le cerveau de Pauline avait irrémédiablement détruit.» Si Chrystelle Cebo témoigne auprès du Parisien après la mort de sa fille de 16 ans, c'est «pour que les parents soient au courant de ces addictions». Elle ne savait que sa fille prenait des médicaments codéinés. Elle a lancé sur internet une pétition demandant l’interdiction de la vente de codéine sans ordonnance. La nouvelle ministre de la santé semble l'avoir entendue et a signé un arrêté proposé par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) qui interdira la vente libre de codéine. Car la substance aura bientôt deux siècles et sa dangerosité est plus que jamais dénoncée.

Efficace contre la douleur et (parfois) contre la toux, ce morphinique a été isolé pour la première fois en 1832 par le chimiste français Pierre Jean Robiquet. Morphinique mineur (60 mg de codéine équivalent à 10 mg de morphine), cette substance est utilisée seule ou en association avec du paracétamol ou de l'ibuprofène afin de potentialiser son effet antalgique. C’est aussi un très grand succès de pharmacie: «En 2015, plus de 36 millions de boîtes de médicaments à base de codéine ont été vendues sur ordonnance. Et sans prescription obligatoire, nous en recensons plus de 22 millions», précisait il y a quelques jours au Quotidien du Médecin Nathalie Richard, directrice adjointe de la Direction en charge des médicaments des addictions à l'ANSM.

Pendant longtemps la codéine, sous ses diverses formes, n’inquiéta pas les autorités sanitaires. Ou plutôt, ces dernières fermaient les yeux. Avant les interdictions de la consommation de l'opium et des autres opiacés, elle fut même utilisée pour lutter contre certaines formes, psychiatriques, d’anxiété. Puis vinrent les temps de l’automédication. En France, ce fut le grand succès du Néo-Codion  en vente libre. Aujourd’hui «préconisé pour calmer les toux sèches d’irritation chez l’adulte», cette spécialité pharmaceutique est bien connue des spécialistes d’addictologie pour être une forme de «méthadone du pauvre» –un produit de substitution utilisé par les toxicomanes aux opiacés non pris en charge dans un cadre médical. En 2013, la société spécialisée Celtipharm estimait les ventes annuelles en France à environ trois millions de boîtes.

Récréation et manque
«Les consommations en dehors de l’autorisation de mise sur le marché concernent les adolescents et les jeunes adultes qui détournent la codéine à visée récréative ou de défonce, résume le Pr Nicolas Authier (service de pharmacologie médicale, CHU de Clermont-Ferrand).

«Il y a aussi les usagers d'héroïne qui gèrent ainsi les périodes de manque, par des prises de Néocodion par exemple, et des adultes qui soulagent une souffrance psychique (anxiété, dépression ...) avec de la codéine initialement expérimentée dans un contexte de douleur aigue ou chronique.»
A la même époque, l’Agence européenne du médicament (EMA) commença à s’inquiéter. Les experts de cette institution souhaitaient limiter l’utilisation de la codéine pour la prise en charge de la douleur chez l’enfant, après la mise en évidence d’un mécanisme toxique conduisant à des concentrations sanguines élevées de morphine et à une insuffisance respiratoire. Ce risque avait déjà, en pratique, été mis en évidence aux États-Unis avec des cas mortels.

Mais il y avait plus inquiétant: le recours à la codéine à des fins récréatives. En mars 2016, l’ANSM mettait en garde les professionnels de santé contre «l’usage détourné des médicaments antitussifs et antihistaminiques chez les adolescents et jeunes adultes». Dans le viseur, le «purple drank», que l'on appelle aussi la «Codeine cup», «Purple jelly» ou «Sizzurp». Dans tous les cas un mélange de codéine et de prométhazine associés au Sprite ou au Mountain Dew –auxquels certains ajoutent des «bonbons». D’innombrables variantes de recettes sont disponibles sur internet.

 «La codéine est un opiacé indiqué chez l’enfant de plus de 12 ans et l’adulte dans le traitement symptomatique de la toux ou des douleurs d’intensité modérée à intense. La prométhazine est un antihistaminique H1 indiqué dans le traitement symptomatique des manifestations allergiques et en cas d’insomnies occasionnelles. Ces deux médicaments se présentent sous différentes formes utilisées pour la fabrication du “Purple drank” (comprimé, sirop et solution buvable).»
Les premiers détournements de la codéine
En France, les premiers signalements officiels de mésusage ou d’abus de codéine en association avec de la prométhazine sont vraiment apparus en 2013, explique l'ANSM:

«Ensuite, ces signalements ont nettement augmenté avec des achats suspects en pharmacie, des mésusages simples mais également des mésusages compliqués d’intoxication ayant nécessité une hospitalisation chez de jeunes usagers, avec une évolution favorable. Les symptômes décrits comprennent notamment des troubles de la vigilance, des troubles comportementaux avec agitation ou délire et, dans un cas, des crises convulsives.»

Puis de nouveaux signalements ont émergé avec, cette fois, l’apparition de détournement de spécialités associant de la codéine à du paracétamol. C’est là une association présentant un risque de toxicité pour le foie (du fait du paracétamol à forte dose). Vinrent également des signalements croissants de demandes en pharmacie, formulées par de jeunes adolescents ou adultes de principes actifs pouvant entrer dans la composition du «purple drank»: prométhazine seule, codéine seule ou de l’«antitussif» dextrométhorphane seul.  Les responsables de la sécurité du médicament à l'ANSM avaient également, en 2015, analysé les données issues des forums d’utilisateurs sur internet:

«En ce qui concerne la prométhazine seule, les expériences semblent mitigées. Des effets gênants non recherchés comme une sédation, des hallucinations persistantes sont rapportés. Quelques cas d’usage régulier sont décrits. L’association prométhazine-codéine fait l’objet de nombreuses discussions sur les forums. La prométhazine semble utilisée afin d’éviter les effets indésirables liés à la codéine (hypersensibilité, prurit, nausées) et de potentialiser les effets de la codéine. Les effets recherchés sont les effets sédatifs, une euphorie, une relaxation. Les effets sédatifs sont parfois ressentis comme négatifs. Quelques cas d’usage régulier et de dépendance sont retrouvés.»

En France, le «purple drank» fait l’objet de recherches sur internet depuis 2011 mais dans une proportion très largement inférieures en nombre à celles effectuées aux États-Unis et au Canada. La vente libre en pharmacie a déjà été interdite en Australie. L'ANSM souligne que «ces recherches ont nettement augmenté en 2014 et semblent localisées à certaines zones géographiques (Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes)».

En 2016, les mêmes spécialistes observaient «une nette augmentation» et soulignaient les symptômes. «Troubles de la vigilance (somnolence) et du comportement (agitation, syndrome confusionnel ou délirant) ainsi que des crises convulsives généralisées». Le public concerné? Ce sont «des garçons comme des filles, majoritairement des adolescents (dès 12 ans), mais aussi de jeunes adultes». Et l’ANSM de demander, une nouvelle fois, aux professionnels de santé «d’être particulièrement vigilants face à toute demande de médicaments contenant un dérivé opiacé ou un antihistaminique qui leur semblerait suspecte et émanant en particulier de jeunes adultes ou d’adolescents». 

Tout ceci n’aura finalement pas été suffisant. En France, comme Pauline, dont la mère a demandé l'arrêt de la vente sans ordonnance, un autre adolescent est depuis le début de l’année 2017 après avoir consommé de la codéine. 

Un «phénomène de mode»
Y a-t-il un lien entre les ventes massives de codéine sans ordonnance (22 millions de boîtes en 2015), ce phénomène «récréatif» et des intoxications potentiellement mortelles? Officiellement personne ne conclut mais des enquêtes spécifiques laissent penser que le phénomène s’«amplifie, voire s’accélère». «On observe un phénomène de mode chez les adolescents et préadolescents de consommation de la codéine à des fins récréatives», dit-on à l’ANSM où une «réflexion» est en cours à l’ANSM pour protéger cette «population particulièrement vulnérable».

«Nous souhaitons renforcer la communication à l’égard des professionnels, comme les pharmaciens, qui peuvent refuser de vendre un produit s’ils estiment qu’il y a une mise en danger de la personne, les médecins et pédiatres, qui peuvent aider au repérage des conduites addictives, et à l’orientation vers des prises en charge adaptées, mais aussi les services de médecine scolaire et les professeurs et instituteurs, ainsi que les autres métiers en contact avec l’adolescence.»
Qui suggère des mesures:

«Nous étudions actuellement des mesures réglementaires pour limiter l’accès de cette population à ces médicaments, sans diminuer pour autant l’accès des patients qui ont besoin de ces produits pour traiter la douleur.»
On compte aujourd’hui, dans les pharmacies françaises, une soixantaine de présentations de codéine –dont le célèbre  Néo-Codion enfant– «non soumis à prescription médicale». Sans oublier le Klipal Codéiné (1,50 euro, non soumis à prescription –remboursé à 65%).

«Aujourd’hui, même des enfants peuvent s’en procurer légalement dans les officines», observe Le Parisien. Ce qui soulève, à l’évidence, la question de la responsabilité des pharmaciens libéraux. «Les professionnels ont le droit de refuser s’ils ont des doutes», rétorque Alain Delgutte, président du Conseil central de l’Ordre national des pharmaciens. Sur la question de l’interdiction ce dernier estime «que c’est à l’ANSM de se prononcer». Mais il ajoute: «Ce phénomène nouveau témoigne d’un mal-être chez les jeunes, d’une volonté d’échapper au quotidien. C’est un vrai problème.»

Un vrai problème, sans doute, que ce mal-être. Mais dont la solution n’est certainement pas la codéine librement accessible. Laissé en jachère par Marisol Touraine, ce dossier vient d’être repris par Agnès Buzyn, nouvelle ministre des Solidarités et de la Santé. Et celle-ci vient de trancher en signant un arrêté proposé par l’ANSM et qui interdira vente libre de codéine. Il faudra désormais, pour s’en procurer, une ordonnance médicale –valable pour une durée d’une année. C'est là un premier geste préventif volontariste étant bien entendu que l'exécutif reconnaît ne pas pouvoir endiguer les achats via internet. Il reste, pour la ministre, à se pencher sur les véritables raisons du mal-être qui peut conduire à s’endormir avec de la codéine. Au risque d’en mourir.

source: Slate

Ce n'est pas parce qu'elles sont liquides que les boissons s'éliminent plus vite. Trois d'entre-elles sont particulièrement connues pour faire gonfler et grossir du ventre. Ce n'est pas la peine de se donner autant de mal pour garder la ligne si on ruine tout en quelques cocktails. Il est possible de se faire plaisir tout en restant mince, la règle numéro une est d'éviter d'abuser des trois types de boissons pièges qui vous feront déborder de votre bikini.


3 boissons qui font grossir du ventre

L'alcool est la star des cocktails au bord de la piscine. Mais non seulement, il est dangereux pour la santé, mais il l'est aussi pour vos poignées d'amour. "L'alcool contient beaucoup de sucre. Cela entraîne une augmentation de la glycémie qui, en excès, provoque une prise de poids", prévient Valérie Mery-Mandeville, diététicienne-nutritionniste. Certains d'entre eux comme la bière, sont remplis de dioxyde de carbone qui se diffuse dans l'organisme et provoque des ballonnements.

Ce composé organique qui fait gonfler le ventre est également présent dans les sodas. Ils sont d'autant plus à éviter car ils sont remplis de sucre ajoutés, qui entraînent un excès de graisses dans le corps. Ce dernier ne sachant plus quoi en faire, les stockent : c'est comme ça que se forment les fameux bourrelets et plus particulièrement, dans la sangle abdominale.

Si vous pensiez échapper aux calories en misant tout sur l'eau pétillante, mauvaise idée ! Même si c'est l'alternative la moins sucrée, l'eau gazeuse est faite de bulles qui entraîne des gonflements à l'intérieur du ventre, des ballonnements et des gaz. Pas vraiment la meilleure solution quand on veut de garder un ventre plat.
Comment préparer une détox water
Bien sûr, aucun aliment, ni aucune boisson n'est interdit, il faut juste faire attention à ne pas abuser des bonnes choses. Pour ceux et celles qui cherchent une alternative sucrée et fruitée pendant l'été, notre spécialiste conseille les détox water : "on fait infuser des morceaux de fruit et de légumes, c'est frais et en plus ça apporte des vitamines". Pas de panique, ces petites boissons sont très à la mode, on en sert aussi sur la terrasse de votre café préféré.
Une détox water citron-menthe:
Pour préparer votre "detox water", vous aurez besoin d'un récipient, d'eau filtrée et de rondelles de citron. Il suffit ensuite de mélanger le tout. Il est également possible d'ajouter des feuilles de menthe ou de basilic, ou bien d'autres fruits. Ce mélange se conserve au réfrigérateur pendant 24 h maximum.


afriquefemme.com
Fatick : La région médicale réceptionne sept ambulances médicalisées
La région médicale de Fatick a réceptionné jeudi sept ambulances médicalisées mises à sa disposition par le ministère de la Santé et de l’Action sociale, a constaté l’APS.

La cérémonie de réception des ambulances s’est déroulée à la gouvernance de Fatick en présence du gouverneur de région, Souleymane Cissé, du directeur des ressources humaines du ministère de la Santé, Ibrahima Souka Ndella Diouf et des autorités médicales régionales.

’’Ces ambulances médicalisées sont destinées aux postes de santé de Saré Ndialgui, de Diakhao, de Nobodan, au centre de santé de Passy, à l’hôpital régional de Fatick, aux centres de santé de Niakhar et de Dioffior’’, a précisé le médecin-chef de région, Mamadou Sarr
Fatigue, vertige, maux de tête … et si c’était une carence en fer ?
Le rôle essentiel du fer

La quantité totale de fer présente dans l’organisme est d’environ 4 grammes chez l’homme et 3 grammes chez la femme. Elle est composée à deux tiers de fer fonctionnel, le dernier tiers correspondant au fer de réserve.

Outre sa fonction connue de transporteur d’oxygène dans l’hémoglobine, le fer est nécessaire à un grand nombre de processus métaboliques : protection contre l’oxydation, respiration cellulaire, cycle de l’acide citrique, métabolisme de l’énergie et des purines. L’organisme ne peut pas synthétiser le fer. Comme les autres oligo-éléments, le fer est donc absorbé via l’alimentation.

La régénération de la peau, des muqueuses intestinales et urogénitales provoquent la perte d’1 à 2 mg de fer, quotidiennement. Pour compenser cette perte, l’alimentation a un rôle primordial. 10 à 15 mg minimum sont nécessaires chaque jour, car seuls 10% du fer alimentaire sont réellement absorbés par l’intestin.

Le point sur l’anémie

L’anémie correspond à la baisse anormale du taux d’hémoglobine dans le sang. La valeur seuil en dessous de laquelle on parle d’anémie, varie selon l’âge et le sexe.

Parmi les causes de l’anémie, un apport insuffisant en fer dans l’alimentation est courant, on parle alors d’anémie ferriprive. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, 15% de la population mondiale serait touchée par une carence en fer, notamment dans les pays en voie de développement.

Qui sont les publics sensibles aux besoins en fer ?

- Les enfants de 6 mois à 5 ans : en phase de croissance rapide
- Les femmes enceintes : la croissance du fœtus et du placenta et l’augmentation du volume augmentent les besoins en fer
- Les personnes suivant certains types de régimes stricts, notamment végétarien ou végétalien
- Les maladies chroniques souffrant d’une mauvaise absorption du fer par le tube digestif en raison d’une affection touchant la paroi digestive, par exemple la maladie de Crohn

Quels sont les symptômes ?

Il existe deux types d’anémies. Les anémies aiguës qui s’installent rapidement. Le système cardio-vasculaire s’adapte au manque d’oxygénation des tissus liée à la chute soudaine du taux d’hémoglobine. Elles arrivent en cas d’une perte abondante de sang par exemple.

- Accélération du rythme cardiaque : tachycardie
- Chute de la tension artérielle qui peut conduire à un malaise
- Froideur des extrémités : mains et pieds
- Pâleur cutanée

Les anémies chroniques, en général dues à des carences. Plus progressives et lentes d’installation, les signes cliniques plus difficiles à identifier.

- Fatigue, essoufflement (à l’effort comme au repos)
- Maux de tête
- Vertiges
- Pouls rapide
- Diminution des performances intellectuelles

D’autres symptômes peuvent être les signes d’une carence en fer : peau sèche, ongles cassants plats, atrophie des muqueuses …

Une analyse sanguine, généralement un hémogramme, en laboratoire permet d’établir le diagnostic. L’anémie peut être dépistée par trois mesures : taux d’hémoglobine, taux d’hématocrite, le compte de globules rouges.

Pour confirmer le diagnostic d’anémie ferriprive, des analyses complémentaires sont réalisées : taux de transferrine – protéine capable de fixer le fer, taux de fer sérique et taux de ferritine pour estimer les réserves de fer.

Quels traitements
La sédentarité, l’obésité, le manque de pratiques d’activités physiques et la malbouffe ne sont toujours pas extirpés des habitudes des Saint-Louisiens et ce, malgré les nombreuses activités de sensibilisation et les multiples campagnes de la dynamique Association des Personnes Diabétiques de Saint-Louis

La maladie, tenace, persiste à Saint-Louis, poussant les acteurs d'adopter à nouvelles stratégies de lutte. 

Au niveau des services du centre hospitalier régional de Saint-Louis, nombreuses sont les consultations qui décèlent  le diabète, renseigne le docteur Blaise Magloire Ngouamba qui tenait, samedi, une conférence sur le thème «  Le Diabète en question ».

Par ailleurs., « les dames sont plus promptes que les hommes à sa faire consulter et pourtant ce sont eux qui les financent à le faire », dit le docteur. Un comportement " dangereux", qui n'encourage pas le recul de la maladie. 


En plus des échanges sur le mode de transmission de la maladie, parfois héréditaire, sur les mesures de prévention et sur les modes de traitement, l’Association par la voix de son 
président Doudou DIOP , a apprécié le niveau de prise en charge de la maladie.

Quelques contraintes notées devront être corrigées à la suite d’une rencontre que la structure tiendra avec la direction de l’hôpital de Saint-Louis. 


►►► Suivez les explications du Docteur Ngouamba et la réaction de Doudou DIOP
L’Ethiopien Tedros prend la direction de l’OMS
L’Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus a pris samedi, ses fonctions de directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, l’une des plus importantes agences de l’ONU, a déclaré l’OMS dans un communiqué.

Ce médecin spécialiste du paludisme, âgé de 52 ans, succède à la Chinoise Margaret Chan qui a dirigé l’OMS pendant plus de 10 ans, depuis le 1er janvier 2007.

Le Dr Tedros, élu le 23 mai 2017 par l’Assemblée mondiale de la santé qui réunit les Etats-membres de l’OMS, est le premier Africain à diriger cette agence de l’ONU.

Avant sa désignation à la tête de l’organisation dont le siège est à Genève, il a été ministre des Affaires étrangères d’Ethiopie entre 2012 et 2016. Le Dr Tedros a également été ministre éthiopien de la Santé entre 2005 et 2012.

L’OMS, qui emploie quelque 8.000 personnes dans le monde, est chargée de coordonner les réponses aux pandémies, telles qu’Ebola, et de fixer des normes pour les systèmes de santé de tous les pays.

afrique360

AVIS D’EXPERT - La médecine est une science qui se nourrit des dernières technologies et elle n’échappe pas à la transformation numérique profonde que notre société va connaître, explique le Pr Pierre Philip (CHU de Bordeaux).


L’e-santé au service de la relation patient-médecin ?

Les dernières études médico-économiques montrent que 70 % des coûts de santé dans les sociétés occidentales, vont porter dans les années à venir sur les maladies chroniques non infectieuses (cancer cardiologie  et troubles du métabolisme).

Cette inflation des coûts s’explique par un vieillissement de la population et, de fait, un accroissement des traitements dans la durée. Elle intègre aussi une médecine plus intelligente qui va traiter, souvent avec des médicaments plus chers, les patients avant que les complications n’apparaissent.

Ce concept de «prévention secondaire», définie par l’OMS comme «des actions destinées à agir au tout début de l’apparition du trouble ou de la pathologie afin de s’opposer à son évolution», est une des clefs de voûte de la médecine personnalisée de demain.

La médecine est une science qui se nourrit des dernières technologies et elle n’échappe pas à la transformation numérique profonde que notre société va connaître.

Le décret du 28 avril 2017, publié dans les derniers jours de l’exercice du précédent gouvernement,  légifère sur les nouvelles filières médicales, et on a vu apparaître des formations spécialisées transversales comme la médecine du sport, la nutrition appliquée ou la médecine du sommeil qui portent de nouveaux concepts.

La création de ces nouvelles formations démontre bien comment nous sommes passés d’une médecine d’organes (cardiologie, pneumologie , neurologie…) à des médecines transversales qui intègrent des dimensions biologiques mais aussi largement comportementales (activité physique, alimentation ou hygiène du sommeil).

Ces nouvelles spécialités médicales sont propices au développement d’une médecine de précision qui combine des biomarqueurs (la glycémie, par exemple), des médicaments (les hypoglycémiants) mais aussi des comportements (par exemple l’activité physique).

Révolution technologique

L’objectif médical et économique de la médecine de précision n’est donc plus de délivrer et de rembourser des médicaments mais plutôt de fournir au patient, un maintien d’une glycémie normale qui reposera sur une bonne alimentation, un nombre de pas quotidiens suffisants et, bien sûr, une dose adaptée de médicaments.

La matérialisation de cette «solution thérapeutique» va passer par des objets connectés , des systèmes d’information et de décision, et des programmes comportementaux de prise en charge des malades ; ce qui va créer un nouvel eldorado économique pour les entreprises investies dans cette e-santé.

Les grandes majors du numérique (Google, Amazon, IBM…) l’ont bien compris, et ce n’est pas un hasard si le directeur du Google Lab n’est autre que le Dr Thomas Insel, qui a dirigé durant douze années, le National Institute of Mental Health (NIMH) aux États-Unis.

Ce choix révèle bien que les enjeux de ce marché reposeront autant sur la révolution technologique que sur l’acceptabilité de cette dernière. Les années 2010 ont vu l’avènement de nos objets connectés qui étaient censés ouvrir de nouveaux marchés pour les fabricants d’ordinateurs et de téléphones.

Si cette démarche est louable, en particulier dans le cadre de la médecine de précision, elle n’en repose pas moins sur l’idée que le patient va engager une relation privilégiée avec ces objets pour suivre son état de santé. Ce qui est loin d’être un fait acquis, comme le prouve notre expérience sur les dispositifs médicaux.

Craintes infondées

"Mon équipe de recherche s’est spécialisée en informatique émotionnelle et développe des agents conversationnels animés qui interviennent, aux côtés des médecins, pour aider au diagnostic des maladies chroniques.

Ces agents font le lien entre le patient et son soin et, dans le futur, devront aider les malades à mieux appréhender leur état de santé et leurs comportements. J’ai eu récemment des échanges avec des collègues soignants qui s’inquiétaient du développement des agents conversationnels (Watson, Siri, Alexa, Cortana…). 

Les percevant comme des concurrents capables de se nourrir eux-mêmes grâce à l’intelligence artificielle des dernières données médicales et de devenir plus savants que les savants.

Les robots, par leur infatigabilité et leur servilité, sont aussi perçus comme des outils du capitalisme, qui vont remplacer les humains dans le domaine de la prise en charge des maladies.

Cette croyance se nourrit de craintes info
ndées principalement liées à un manque de connaissance des besoins futurs de la santé. La première question qui se pose n’est pas, pour les soignants, «pourrais-je dans le futur, garder mon niveau d’activité professionnelle» mais plutôt «comment va-t-on maintenir l’état de santé de nos concitoyens avec la bombe à retardement du vieillissement, la sophistication croissante des interventions thérapeutiques (par exemple fibrinolyse en phase aiguë de l’AVC) et l’éclatement territorial de la population».

L’e-santé va jouer un rôle majeur dans ces défis sociétaux, en permettant une médecine personnalisée qui visera, en jouant sur les traitements et les comportements, à prévenir la survenue de complications chez ces malades chroniques.

Cette nouvelle médecine promue dès 2015 par le président Obama (cf. «The Precision Medicine Initiative»), devra s’implanter en France si l’on veut maintenir l’accès au soin chez nos concitoyens qui sont confrontés à la désertification médicale et à une perte croissante d’autonomie liée au vieillissement.

Comme l’ont bien compris nos collègues américains, c’est l’acceptabilité des nouvelles solutions, et pas uniquement les progrès technologiques, qui va permettre cette mutation médicale et numérique.

lefigaro.fr

Que boire, que manger quand il fait chaud ? Le vrai du faux !
Pas trop de glaçons dans votre limonade, moins de sel mais plus de sorbets... On vous explique comment bien vous hydrater lorsque l'atmosphère devient suffocante.

Il faut boire davantage quand il fait chaud - Vrai !
Les pertes d'eau dues à la chaleur sont plus importantes l'été et encore davantage, en période de canicule. Il faut donc boire régulièrement, sans attendre d’avoir soif, entre 1,5 et 2 L d’eau par jour (maximum 3 L).

Premières personnes concernées, les nourrissons et les personnes âgées. Ces dernières qui ne ressentent parfois pas la sensation de soif, doivent se forcer à boire. Si votre enfant n’aime pas l’eau (cela arrive !), laissez-lui boire autant de jus de fruits qu’il le souhaite.

Sinon, proposez-lui des gourdes amusantes ou des verres décorés à l’effigie de ses héros préférés. Peu importe, du moment que cela peut l’inciter à boire. A savoir : la couleur des urines est un bon indicateur de votre état d'hydratation.

Plus elles sont foncées et moins l'hydratation est bonne. C'est courant et normal quand il fait chaud, mais veillez dans ces cas-là à augmenter un peu votre consommation d'eau.

• Le bon réflexe : garder avec vous une bouteille d'eau, à la maison comme dans les transports.


Boire de l'eau fraîche, c’est mieux - Faux
Même si l'eau fraîche donne une impression de fraîcheur, ça ne veut pas dire que l'organisme est pour autant plus hydraté. En réalité, c’est même le contraire qui arrive : l'organisme doit réchauffer cette eau trop froide pour ne pas perturber son fonctionnement et fournit donc de l'énergie qui réchauffe tout le corps. En plus, les boissons très fraîches désaltèrent plus rapidement et atténuent donc, la sensation de soif plus vite, donc au final, on boit moins.

• Le bon réflexe : alternez les boissons glacées avec des boissons à température ambiante, ainsi vous allierez l'utile à l'agréable !


Les boissons chaudes sont à éviter - Vrai
Mieux vaut éviter le café et le thé en trop grande quantité, car ils sont diurétiques et donc, augmentent la quantité d'urine et donc l'élimination de l'eau. En période de canicule, rappelons-le, on cherche à améliorer l'hydratation, pas la déshydratation !
• Les bons réflexes : pensez aux tisanes ou aux thés peu infusés et buvez-les plutôt tièdes que brûlants. Ainsi, vous éviterez à votre organisme d'évacuer le trop plein de chaleur et donc de vous faire transpirer, ce qui vous ferait perdre de l'eau...


On mise sur les plats froids - Vrai
Même chose, mieux vaut privilégier les plats froids afin de ne pas faire travailleur inutilement l’organisme déjà fatigué de vous maintenir à bonne température toute la journée.

Le bon réflexe : évitez de faire fonctionner four et plaques chauffantes, car cela fait monter la température dans votre cuisine et donc, la température corporelle.


Sodas et jus de fruits désaltèrent moins que l’eau - Vrai
Rien ne peut remplacer l’eau en matière d’hydratation. Toutefois, les jus de fruits et sodas étant riches en eau, ils sont néanmoins efficaces pour hydrater. Certes, ils sont riches en sucre et donc à consommer avec modération, mais en période de canicule, vous pouvez faire une exception.


L’alcool désaltère - Faux
L’alcool est un faux ami. Non seulement il n’hydrate pas, mais surtout, il déshydrate ! Il est donc à proscrire totalement en cas de chaleur (même le petit apéro du soir).


Il fait chaud, mangeons des salades... - Vrai
En privilégiant des aliments riches en eau comme les fruits et légumes, vous aidez votre corps à rester bien hydraté.
• Le bon réflexe : pensez aux soupes froides et gaspachos, souvent appréciés par les petits et les grands.


... et des glaces aussi ! - Vrai
C’est la bonne nouvelle : en période de canicule, on peut se permettre de craquer sur les glaces, tous les soirs. Idéalement, préférez quand même les sorbets. Non seulement, ils sont plus riches en eau, mais en plus, ils sont moins caloriques. Comme expliqué plus haut, les glaces étant froides, l'organisme devra se réchauffer et donc, produire de la chaleur, il n'est donc pas question de se nourrir exclusivement de glaces !


On se méfie du sel… ? - Vrai
Il est important d'éviter les aliments trop salés lorsque le thermomètre grimpe. Certes, ils favorisent la soif et donc l'hydratation, mais le sel accumulé retient l'eau et donc, nuit à l'hydratation du corps.
Le bon réflexe : charcuteries, poissons fumés mais aussi chips, gâteaux apéritifs et fruits secs sont à éliminer de vos menus par temps chaud.



Gare à la chaîne du froid - Vrai
Si vous n’êtes pas hyper vigilant, vous risquez une intoxication alimentaire. Plus que jamais, pensez à prendre un sac isotherme avant d’aller au supermarché et rangez très rapidement, vos surgelés et produits frais une fois arrivé chez vous. De même, ne surchargez pas votre réfrigérateur et respectez bien les dates limite de conservation.

• Le bon réflexe : fiez-vous aussi à la couleur et à l’odeur des aliments avant de les préparer, question de bon sens. Enfin, ne laissez pas traîner dehors les aliments périssables (viandes, charcuteries, beurre, etc.) et les plats préparés.



sante.journaldesfemmes.com
Silence de la Mauritanie sur 3 cas de fièvre hémorragique détectés à Dakar sur des Mauritaniens
Silence, on ne communique pas sur la fièvre hémorragique de Crimée-Congo, découverts sur trois Mauritaniens à Dakar. « Les autorités et médecins mauritaniens continuent d’observer le silence autour du virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (FHCC) après que le laboratoire de virologie de l’institut Pasteur de Dakar a confirmé la présence du virus sur trois Mauritaniens (une fille, sa maman et un accompagnant) venus de la Mauritanie », s’insurge le journal en ligne Alakhbar, qui brandi un document officiel.

Il s’agit d’une lettre circulaire du ministre de la Santé, adressée aux médecin-chefs des régions, aux directeurs des établissements publics de santé et aux directeurs des établissements privés de santé. Dans le document daté du 16 juin, Eva Marie Coll Seck écrit : « nous avons eu à diagnostiquer en un mois, trois cas importés de fièvre virale hémorragique Crimée-Congo venant de la Mauritanie. Ces cas ont été pris en charge dans les hôpitaux Fann et de Dantec. Les rapports d’investigation ont mis en évidence des manquements dans la gestion des produits biologiques. Ainsi, je vous prie de rappeler au personnel de veiller au respect des procédures et des mesures de protection. Ainsi, tout cas suspect devra être immédiatement notifié au Centre des opérations d’urgence sanitaire ». Et le ministre de terminer en précisant qu’elle « attache du prix au respect de cette circulaire ».

Les Echos
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