leral.net | S'informer en temps réel

Sénégal : un nouveau prêt de 6,6 millions d’euros pour l’extension de la centrale au fioul de Tobène


Rédigé par leral.net le Lundi 19 Juin 2017 à 07:47 | | 0 commentaire(s)|

Vue de la centrale électrique de la Senelec de Bel Air, dans la zone industrielle de Dakar, le 14 septembre 2012. © Sylvain CHERKAOUI pour Jeune Afrique.
Vue de la centrale électrique de la Senelec de Bel Air, dans la zone industrielle de Dakar, le 14 septembre 2012. © Sylvain CHERKAOUI pour Jeune Afrique.
L'Emerging Africa Infrastructure Fund (EAIF) a octroyé un nouveau prêt de 6,6 millions d'euros à Melec PowerGen pour l'extension de sa centrale électrique de Tobène, au Sénégal, a-t-on appris mercredi. La centrale, détenue et gérée par Melec PowerGen, a été mise en service en 2016, en partie grâce à un premier prêt de l'EAIF.
 
Le nouveau prêt de 6,6 millions d’euros, annoncé dans un communiqué publié mercredi 14 juin, va permettre d’ajouter un nouveau groupe de 19 MW à celui de 96 MW existant, qui fera passer la capacité installée à 115 MW. Avec ce nouveau prêt d’une durée de 13 ans, l’EAIF aura financé ce projet à hauteur de 31,6 millions d’euros.
 
Les travaux d’extension devraient bientôt s’achever. De fait, Melec PowerGen, une filiale du groupe libanais Matelec, a financé la majorité des travaux grâce à des ressources financières de court terme et cherche désormais à structurer le montage financier sur une base durable et de long terme.
Alimentation au fioul lourd
 
Actuellement alimentée au fioul lourd, la centrale de Tobène pourra être convertie au gaz naturel une fois que cette ressource sera devenue disponible depuis les gisements découverts au Sénégal ou en Mauritanie.
 
Après les travaux, la centrale de Tobène fera économiser à la Senelec, le fournisseur d’électricité sénégalais, entre 25 et 35 millions d’euros par an.
L’IFC avait financé la majeure partie de la première phase de la centrale, au côté de la Banque ouest-africaine de développement.
 
L’EAIF est membre du Private Infrastructure Development Group (PIDG), qui est financé par sept gouvernements et la Banque mondiale. L’EAIF reçoit des fonds des gouvernements du Royaume-Uni, des Pays-Bas, de la Suède et de la Suisse, de banques privées ainsi que du KfW et du FMO, les institutions financières de développement allemande et néerlandaise.

Il est géré par Investec Asset Management, l’un des plus gros tiers investisseurs en Private Equity, en dette, en fonds publics et en dette souveraine à travers le continent africain.
 
Source jeunafrique.com