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Une étude propose le traçage des ressources volées pour lutter contre le trafic d'armes

Les pays ouest-africains ont besoin de soutien pour l’élaboration de systèmes de suivi et d'identification des ressources naturelles et minières volées ou issues de la contrebande, qui servent principalement à financer le trafic frontalier illicite des armes légères et de petit calibre (ALPC), selon les résultats d'une étude commanditée par le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA).


Rédigé par leral.net le Jeudi 18 Juillet 2013 à 13:54 | | 0 commentaire(s)|

Une étude propose le traçage des ressources volées pour lutter contre le trafic d'armes
Parmi ses principales recommandations, cette étude demande au GIABA d'aider ses Etats membres "à élaborer des systèmes de suivi et d’identification du pétrole volé, du cacao de contrebande, du coton de contrebande et d’autres produits et minéraux qui sont utilisés pour financer l'importation illicite des ALPC".

Elle préconise également "un partenariat régional et national pour favoriser l’échange d’informations et de renseignements entre les organismes nationaux et régionaux chargés du contrôle des ALPC et du BC/FT (blanchiment de capitaux et financement du terrorisme), notamment pour la création d’une base de données associée pour permettre le suivi des fonds illicites et les saisies de biens dans toute la région".

"Le GIABA a commandé cette étude, principalement, pour permettre une meilleure compréhension de la façon dont le trafic illicite des ALPC alimente le BC/FT qui le soutient dans la région. Le rapport montre les typologies de la prévalence du trafic illicite des ALPC et révèle les nouvelles tendances de sa relation avec le BC/FT dans tous les 15 Etats membres de la CEDEAO", lit-on dans le rapport annuel 2012 du GIABA.

"L’étude montre que le trafic illicite des ALPC en Afrique de l’Ouest et dans les pays de la sous-région est vaste. Ce trafic illicite est favorisé par le caractère informel de l’économie ouest-africaine, ce qui permet aux acteurs de déplacer des armes et des liquidités sans passer par le système financier formel", note-t-il.

Le rapport ajoute : "Les fonds utilisés pour acheter des armes proviennent des activités illicites telles que la contrebande du café, du cacao, du diamant et des cigarettes, le vol du pétrole, les enlèvements et les fonds publics volés".

"Ces fonds sont facilement détournés et utilisés pour financer le trafic illicite des armes. Les courtiers non immatriculés, pour des raisons purement commerciales, déplacent aussi l’argent facilement à l’intérieur et en dehors des systèmes formels et informels pour financer le trafic illicite des armes", note encore la même source.

"Les banques et les institutions financières dans la région manquent de solides systèmes de LBC/FT, permettant aux marchands d’armes illicites et autres criminels de blanchir facilement les produits tirés de leurs activités", fait observer le GIABA, dans le même rapport.

"En outre, les mesures juridiques et institutionnelles contre le trafic illicite des ALPC sont faibles. Plus précisément, bien que les Etats soient signataires de la convention de la CEDEAO sur les ALPC, leurs lois nationales sur les armes à feu sont, pour la plupart, obsolètes et contiennent des dispositions faibles pour réglementer les armes légères", fait-on valoir de même source.

"Les mesures juridiques et institutionnelles contre le blanchiment d’argent sont tout aussi faibles. Cela se traduit par des enquêtes et des poursuites minimales en matière de BC/FT", constate le rapport annuel 2012 du GIABA.

APS






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