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24h après la mort de Ibrahima Diop à Tambacounda, les femmes de sa vie se confient


Rédigé par leral.net le Mercredi 13 Février 2019 à 12:15 | | 0 commentaire(s)|

24h après la mort de Ibrahima Diop à Tambacounda, les femmes de sa vie se confient
L’évidence sonne triste : la mort atroce du jeune Ibrahima Diop a meurtri sa famille. Sa femme et sa mère surtout. 24h après ce drame singulier qui a emporté le tailleur de 31 ans et continue de secouer le pays, les femmes de sa vie sont inconsolables.

Mariama Togo Guindo, mère du défunt : « il a toujours suivi mes directives pour satisfaire mes attentes »

« Ibrahima a été un jeune respectueux de tous et débordant d’énergie. Un fils qui a toujours œuvré dans la droiture. Il a toujours suivi mes directives pour satisfaire mes attentes. Tous les efforts qu’il fournissait, c’était pour que je sois fière de lui. Il était tailleur et père d’un enfant. Je lui ai donné une fille ne mariage au mois de septembre dernier, pour éviter qu’il tarde à construire une famille et il l’a accepté. Il était mon espoir. Ma vie. »

Bintou Kanté, épouse du défunt : « je souhaitais voir mon époux en chair et en os et non dans un cercueil »

« Mon mari ne méritait pas de mourir ainsi, encore moins en de pareilles circonstances », balbutie Bintou Kanté. La veuve de Ibrahima Diop a le coeur gros, le regard embué, le verbe consterné.

« Je me suis mariée avec Ibou au mois de septembre. Nous n’avons pas d’enfant. Il m’entretenait très bien et nous avions une grande complicité. C’était lui qui s’occupait de mes études au Centre de formation professionnelle et ne cessait de m’encourager à aller de l’avant. Chaque mois, il me donnait de l’argent et il faisait tout pour moi », confie-t-elle en pleurs.

« Le jour des faits, poursuit-elle, triste, je l’ai laissé au lit pour aller à l’école. C’est à ma descente que j’ai croisé des gens qui m’ont appris la triste nouvelle ». « Je ne pardonnerai jamais à ses meurtriers, il était mon unique espoir, celui de toute sa famille. Je me demande qui va nous entretenir ? J’ai perdu un époux, un frère, un conseiller, qui a été lâchement tué. Mais, je laisse tout entre les mains de Dieu qui décide de tout. Je souhaite voir mon mari en chair et en os mais pas dans un cercueil. »






L’Observateur



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