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APR- PS : les signaux d’un malaise


Rédigé par leral.net le Mercredi 27 Septembre 2017 à 10:13 | | 0 commentaire(s)|

Le Parti socialiste vit une véritable idylle avec l’Alliance pour la République (APR), parti présidentiel, au sein de la coalition « Benno Bokk Yaakar » (BBY) depuis 2012. Ces derniers temps, les contradictions s’exacerbent entre ces deux formations politiques. Des voix s’élèvent du côté des socialistes pour manifester leur courroux. Ce qui laisse présager d’un malaise prégnant.

Le Parti socialiste entonne depuis le dernier remaniement, l’hymne de la contestation. C’est le porte-parole adjoint du Ps, Me Moussa Bocar Thiam qui a ouvert les hostilités, en fustigeant le choix du Président Sall dans la formation du gouvernement Dionne II. Selon le porte-parole adjoint du Ps : « sur les 39 ministres que compte le gouvernement, 34 sont de l’Apr ».

Ce qui a ses yeux paraît inéquitable. Si l’on s’y ajoute le nombre de députés siégeant dans la 13e législature, les frustrations s’amoncellent du côté des protégés de TanorDieng, qui laissent éclater leur colère.

Sur ce même registre, la conférence des leaders de « Benno Ak Tanor » par le biais d’un communique, s’interroge: "comment le Ps peut-il n'obtenir que deux ministres, Serigne Mbaye Thiam et Aminata Mbengue Ndiaye ?". Cette appréciation laisse transparaitre en filigrane, des états d’âme dans un compagnonnage ou Macky règne en maître absolu.

Le Parti socialiste se rebiffe. La dernière illustration a été servie par la sortie au vitriol d’Abdoulaye Willane, maire de Kaffrine et par ailleurs porte-parole dudit parti, qui exige la libération du maire de Dakar Khalifa Sall. Les temps ont-ils changé  ?

Abdoulaye Wilane en marge de la levée du corps de Djibo Ka, avait laissé entendre qu’il est temps que le leader de « Mankoo Taxawu Senegaal » soit élargi de prison.

« Aujourd’hui, mon plus grand souhait est que Khalifa sorte de prison », mettant en exergue le statut de parlementaire du maire de Dakar.

«Khalifa Sall après être resté plus de six mois en prison, devrait bénéficier de la présomption d’innocence pour occuper son poste à l’Assemblée nationale », plaide le porte-parole du Parti socialiste avant de laisser parler son cœur : « le dernier évènement qui vient de frapper le pays avec la mort de Djibo Ka, doit selon Abdoulaye Wilane, appeler à une introspection ou une remise en question sur la nécessité de cultiver la paix des cœurs dans l’espace politique sénégalais ».

« Khalifa Sall doit sortir de prison pour une décrispation de l’espace politique », lâche l’édile de Kaffrine.
Cette conjonction d’actes posés par les socialistes sous des angles différents, illustre à merveille que les « verts » veulent monter à la face du monde, qu’ils ne sont pas prêts à avaler tout dans ce compagnonnage, même si le Président Macky Sll qui a été élu.

Les prémices d’un divorce sont perceptibles dans les propos des uns et des autres. Dans cet embrouillamini, le secrétaire général du Parti socialiste, se meut dans un mutisme profond. Son silence ouvre la voix à moult supputations.

Silence coupable de Tanor ?

La sagesse populaire dit, qui ne dit rien, consent. Sous ce rapport, l’attitude du maire de Nguéniène est décriée. Les jeunesses républicaines de Diourbel n’y sont pas allées du dos de la cuillère.
Face à la presse samedi dernier, Abdoulaye Faye et Cie, après avoir fustigé cette démarche, invite le secrétaire général du Parti socialiste, M. Ousmane Tanor Dieng, à prendre ses responsabilités, en rappelant à l’ordre ses « dynamiteurs » de la coalition présidentielle.

Selon eux, "nous commencerons par féliciter le président de la République pour sa prestation digne de gloire lors de l’Assemblée générale des Nations-Unies de New York". "Il a, encore une fois honoré le Sénégal et l’Afrique",  dit le jeune membre de la Cojer de Diourbel, avant de poursuivre : « nous déplorons les sorties malencontreuses des proches collaborateurs d’Ousmane Tanor Dieng. On ne comprend pas son silence, qui frise la complicité. Nous l’invitons, sur ces entrefaites, à rappeler à l’ordre ses ouailles qui s’adonne aujourd’hui, à saper la dynamique unitaire en cours dans Benno Bokk Yaakar.

Khalifa Sall a été le premier à nous trahir. Ils doivent jouer franc jeu. Le président Macky Sall les a bien servis : ils ont 12 députés à l’Assemblée nationale, 2 ministres avec portefeuille plein, des directeurs généraux et autre présidents de conseil d’administration et /ou de président de conseil de surveillance. Il leur a vraiment tout donné. Qu’Abdoulaye Wilane et Me Moussa Bocar Thiam cessent de faire dans la politique politicienne
», ont-ils sommé.

Au rythme où vont les choses, il y a fort à craindre qu’on s'achemine vers une ère de contradiction dans cette période pré-électorale, qui dans le subconscient collectif, symbolise le temps des manœuvres et des positionnements.


Source: Direct Info



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