Abdoul Mbaye à Paris: « On peut affaiblir Benno Bokk Yakaar de telle sorte qu'elle sera hors course pour le « Raw Gaddou »


Rédigé par leral.net le Mardi 20 Juin 2017 à 15:32 | | 0 commentaire(s)|

 
De passage à Paris, l'ancien Premier ministre en a profité pour rencontrer la communauté sénégalaise. La réunion qui s'est tenue au coeur du 18e arrondissement était à l'initiative de l'association Bol d'or.
 
Dans la salle, il y avait certes ses partisans et sympathisants, mais également des responsables d'autres coalitions en compétition, d'association, et la société civile. Actualité oblige, il a été beaucoup question des législatives du 30 juillet prochain.
 
L'ancien Premier ministre a notamment attiré l'attention des électeurs sur l'abstention qui pourrait fausser le jeu électoral. « Que personne ne reste à la maison le 30 juillet. Que tout le monde aille voter et fasse voter d'autres personnes », a t-il insisté.
 
« L'autre point le plus important à ses yeux est de faire barrage à Macky Sall et ses alliés. C'est ainsi qu'il a appelé à voter pour « n'importe quelle liste mais pas pour celle de la coalition Benno Bokk Yakaar.» « On peut affaiblir Benno Bokk Yakaar de telle sorte qu'elle sera hors course pour le « raw gaddou », a martelé Abdoul Mbaye avec force.
 
Par ailleurs, interpellé par un participant, Abdoul Mbaye a également donné son avis sur le pléthore de listes (47) en compétition pour ces joutes électorales.
 
« C'est peut-être la conséquence d'un sabotage de l’État, mais ça pourrait aussi être la conséquence de tous ces Sénégalais qui créent des partis pour se lancer dans une comédie de coalitions », a t-il souligné.
 
Durant son intervention, le leader de la coalition « Joyyanti » est également revenu sur les risques qu'ils encouraient en entrant en politique. Il dira d'ailleurs que sa mère avait pleuré quand il l'a informée de sa décision. Il a aussi révélé des pressions du pouvoir et autres menaces pour le dissuader à entrer en politique.
 
« Je savais ce qui m'attendais. Quand j'ai décidé de m'engager, on m'a envoyé un émissaire. Il me dit, tu veux faire de la politique, mais attention, si tu t'engages, on va t’attaquer sur ton divorce, on va t'attaquer, etc. »
 
« Je lui réponds que ma décision est prise et que personne ne peut m'empêcher de faire de la politique. Je considère que j'ai qu'un seul adversaire, et donc tout ce qui m’arriverait, ce serait de cet adversaire. J'ai cité le Président de la République. »
 
Avec Afrique Connection








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