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Affaire Oumar Watt : "La victime du militaire français n'est pas un bandit"


Rédigé par leral.net le Vendredi 28 Septembre 2018 à 09:43 | | 0 commentaire(s)|

Alimatou Watt, sa grande sœur, et Coumba Guissé, une amie de sa famille, sont formelles : Oumar Watt, le jeune homme plongé dans le coma par des militaires français lors d'une bagarre dans une discothèque, n'est pas un bandit.

Elles ont fait témoignage, en chœur, dans L'AS, histoire de démonter l'accusation de la partie française selon laquelle Watt aurait tenté de voler le téléphone du soldat qui l'a mis Ko.

Premier élément du témoignage des deux dames : le jeune homme est fils d'un homme riche. "Son père était un multimilliardaire", renseigne Coumba Guissé.

Alimatou Watt acquiesce : "Notre père, Cheikh Watt, nous a laissé un grand héritage, constitué d'immeubles, de véhicules, de sociétés, etc. Il était le propriétaire de Samat industrie et Arafat Matrio qui faisait de l'aluminium, incontournable dans son domaine à l'époque, connu de beaucoup de personnalités."

Deuxième élément : Watt est lui-même riche. "Il ne se promène jamais avec moins d'un million de francs Cfa dans sa poche", confie sa grande sœur. Qui signale que son frère a eu sa première entreprise "à l'âge de 19 ans". Qu'il a, aujourd'hui, "un magasin et des restaurants et emploie des dizaines de personnes".

Troisième élément : il est de bonnes mœurs. "Je peux dire que c'est moi qui l'ai élevé, renseigne Coumba Guissé. Ce n'est ni un bandit ni un voyou. C'est un fou du boulot. Je ne l'ai jamais vu fumer une cigarette. Il parle peu, ne se bagarre pas."

Alimatou Watt embraye : "Nous avons été choqués de voir qu'on l'accuse de vol de portable. C'est un journal en ligne qui en a parlé le premier; nous le poursuivrons pour diffamation. Les militaires nous ont blessés, eux nous ont planté un couteau (dans le dos). C'est à bord de sa 4X4 qu'il a été évacué à l'hôpital. Il n'a pas de problème de téléphone."

Oumar Watt est dans le coma à l'hôpital de Fann. Il souffre de "multiples contusions cérébrales, bi frontales, temporales gauche et diencéphaliques".

Son bourreau présumé, un militaire francais, nommé Mike Teiho, a passé sa première nuit à la prison de Rebeuss hier, jeudi 27 septembre. Il a été placé sous mandat de dépôt pour "coups et blessures volontaires ayant entraîné une Incapacité temporaire de travail (Itt) de 60 jours".

Seneweb