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Affaire des 37 milliards FCfa de l’ASER: Où est AEE POWER Espagne dans cette affaire qui engage son nom ?

Rédigé par leral.net le Jeudi 5 Mars 2026 à 12:24 | | 0 commentaire(s)|

L’affaire des 37 milliards de francs Cfa liée à Aser s’est imposée comme l’un des premiers dossiers à forte résonance du nouveau régime. Au fil des semaines, elle a cristallisé interpellations parlementaires, plaintes, saisine d’organes de régulation et batailles de communication. Pourtant, au cœur de cette tempête politico-médiatique, une absence continue d’interroger : celle du partenaire espagnol annoncé dans le montage du projet.

Tout est parti des multiples sorties du député Thierno Alassane Sall. Questions écrites, déclarations publiques, dénonciations de présumées irrégularités : l’élu a méthodiquement installé le sujet dans l’espace public, évoquant des zones d’ombre autour des conditions d’attribution et de financement. Ses démarches ont été accompagnées de plaintes et d’une saisine de l’Autorité de régulation des marchés publics (Arcop), notamment par Aaer Power Sénégal, acteur présenté comme partie prenante du projet.

En face, la Direction générale de l’Aser, par la voix de son Directeur général Jean Michel Sène a multiplié les justificatifs. Conférences de presse, communiqués, précisions techniques, tentant de dissiper les soupçons et de ramener le débat sur le terrain administratif.

Mais un fait demeure : dans ce dossier aux ramifications internationales, la partie espagnole, présentée comme partenaire stratégique, n’a, à ce jour, quasiment pas pris la parole publiquement. Or, si Aee Power Sénégal s’est exprimée à travers des démarches institutionnelles au Sénégal, qu’en est-il de la maison-mère en Espagne ? Où est Aee Power Espagne dans cette affaire qui engage son nom, sa réputation et potentiellement, sa responsabilité contractuelle ?

Dans un contexte où la transparence est érigée en principe cardinal par les nouvelles autorités, le silence du partenaire étranger alimente les interrogations. S’agit-il d’une stratégie de communication visant à laisser la filiale locale gérer la crise ? D’une prudence juridique dans l’attente d’éventuelles décisions des organes compétents ? Ou d’un simple décalage d’appréciation entre perception nationale et lecture internationale du dossier ?

Quoi qu’il en soit, cette absence contraste avec l’intensité des échanges politiques internes. Alors que les accusations, démentis et procédures s’enchaînent à Dakar, l’opinion publique n’a toujours pas entendu la version officielle de la partie espagnole. Dans une affaire présentée comme emblématique de la gouvernance des marchés publics et de la coopération internationale, ce silence devient en lui-même un élément du débat.

Au-delà des postures politiques et des querelles partisanes, une exigence s’impose : celle de la clarté. Si les 37 milliards engagés concernent des fonds publics et un partenariat international, chaque acteur – national comme étranger – se doit d’apporter sa part d’explication. Car dans ce type de dossier, l’absence de parole peut être aussi lourde de sens que les déclarations les plus offensives.







Source: Kristin