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Affaire des élèves-maîtres exclus: Le ministre de l'Education dément le Bâtonnier


Rédigé par leral.net le Mercredi 17 Janvier 2018 à 12:15 | | 0 commentaire(s)|

La polémique ressurgit dans l'affaire de l'exécution des 690 élèves-maîtres frauduleusement déclarés admis lors de la session 2013. C'est le ministère de l'Education qui dément le Bâtonnier de l'Ordre des avocats, Me Mbaye Guèye. Lors de la rentrée des Cours et tribunaux, ce dernier a déploré le fait que le ministre de l'Education nationale ait publiquement exprimé son refus d'appliquer une décision de Justice.

Sans citer nommément Serigne Mbaye Thiam, l'avocat avait déclaré : "Comment aborder ce sujet sans déplorer le fait récent qui a consisté à voir de soutenus félicitations et encouragements adressés à un ministre qui a publiquement exprimé son refus d'appliquer une décision de justice ? L'Assemblée nationale, qui a voté une motion de soutien, s'est-elle, au préalable, assurée que la validité législative n'était pas possible (...) ?"

Dans un communiqué du MEN, M. Mohamed Moustapha Diagne, Directeur de la Formation et de la Communication, rétorque "qu'une telle déclaration ne repose sur aucun fondement et que le bâtonnier serait incapable de prouver quand, où et sur quel support médiatique ce refus a été exprimé, que ce soit oralement ou par écrit".

Par conséquent, affirme-t-il, "le ministère de l'Education nationale a bel et bien respecté et appliqué la décision de la Cour suprême. Si tel n'était pas le cas, les concernés auraient certainement attaqué, à nouveau, la délibération du jury ayant annulé leur admission et confirmé ainsi leur exclusion". Dans ses explications, M. Diagne rappelle que Serigne Mbaye Thiam, "respectueux de l'Etat de droit, a toujours soutenu que le Gouvernement utiliserait toutes les vois de droit possibles afin que des personnes, n'ayant pas les connaissances et compétences requises pour devenir enseignant et ayant bénéficié d'une fraude dont la matérialité des faits n'a jamais été contestée jusqu'ici par aucune personne ou institution, ne puissent être des éducateurs et des modèles pour nos enfants".

Et d'ajouter que "c'est une voie de droit, tirée de l’arrêt de la Cour suprême, qui a été utilisée pour se conformer strictement à sa décision".

Par ailleurs, le directeur de la Formation et de la Communication du MEN a expliqué la démarche de l'institution parlementaire par rapport à sa motion de soutien. "Tous les soutiens, félicitations et encouragements exprimés, notamment au niveau de l'Assemblée nationale, ne l'ont été que pour marquer l'adhésion à la lutte contre la fraude, pour la transparence et pour l'assainissement du système éducatif, mais nullement pour cautionner le non-respect d'une décision de justice."




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