leral.net | S'informer en temps réel

Alternative à l’émigration clandestine : L’Ana poussent les jeunes à la pratique de la pisciculture

Face à la recrudescence du phénomène, la Directrice générale de l’Agence nationale de l’aquaculture (Ana) estime que la pratique de la pisciculture peut bien constituer une alternative pour ces jeunes victimes du mirage européen.


Rédigé par leral.net le Samedi 31 Octobre 2020 à 08:41 | | 1 commentaire(s)|

Alternative à l’émigration clandestine : L’Ana poussent les jeunes à la pratique de la pisciculture
«Aujourd’hui, les jeunes qui sont le plus en vue dans le cadre de l’émigration clandestine, sont des pêcheurs qui viennent des localités comme Mbour et Saint-ouis. Au lieu de risquer leurs vies dans cette aventure, je pense que ces jeunes doivent s’intéresser à la pisciculture que l’on peut pratiquer aussi bien dans des plans d’eau continentaux qu’en mer », a indiqué Dr. Téning Sène.

Non sans rappeler que l’Etat a mis en place tout un dispositif pour la formation et le financement des jeunes, avec notamment le Fonds de financement de la formation professionnelle et technique (3fpt) et la Délégation à l’entrepreneuriat rapide (Der), qui a un budget de 1milliard 200 millions FCfa pour financer des projets de jeunes dans le domaine de la pisciculture.

La Dg de l’Ana s’exprimait le lundi 26 octobre lors d’un séjour qu’elle a effectué dans la commune de Toubacouta. Ici, plus précisément au niveau de la vallée de Sinthiou Béra, elle a procédé, avec 10 mille alevins, à l’empoissonnement de 10 des 20 cages flottantes financées dans le cadre du Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma).

Avec cet empoissonnement, les populations de Sinthiou Béra, selon Mme Sène, pourront récolter, dans six mois, quelque 6 à 8 tonnes de poissons. Ce qui peut faire un chiffre d’affaires de l’ordre de 9 à 16 millions de francs Cfa à raison de 1500 ou 2000 francs le kg.

A un jet de pierres de là, il est prévu l’implantation d’une écloserie de production d’alevins de tilapia. Cette infrastructure d’un coût de 39 millions de francs Cfa est destinée à ravitailler le premier site en alevins, pour éviter d’aller chercher cette matière première à Fatick ou ailleurs.

Le Quotidien



Cliquez-ici pour regarder plus de videos