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Aminata Diallo, chef de cabinet de Khalifa Sall : « Il faut que le procureur nous dise de quelle immunité il s’agit »


Rédigé par leral.net le Vendredi 27 Octobre 2017 à 14:49 | | 0 commentaire(s)|


Le chef de cabinet du premier magistrat de la ville de Dakar, trouve insensée la saisine de l’Assemblée nationale par le procureur de la République, pour la levée de l’immunité parlementaire de Khalifa Sall.

Jointe au téléphone, hier, Aminata Diallo a déclaré : « où est l’immunité parlementaire dont on parle ? Quelle immunité parlementaire va-t-on lever ? Est-ce qu’il y avait immunité ? Un député ne peut pas jouir d’une immunité parlementaire et être en prison. Ce n’est pas possible dans le droit, ni dans la constitution ni dans le règlement intérieur de l’Assemblée nationale. La demande de levée de l’immunité parlementaire est inédite ».

Le chef de cabinet du maire de Dakar de poursuivre : « on a toujours violé les droits les plus fondamentaux de Khalifa Sall, et maintenant, ils veulent en rajouter. Comment se fait-il qu’on lui refuse son installation, qu’on lui refuse son droit de siéger à l’Assemblée nationale, prétextant qu’il n’était pas député au moment de son arrestation, et venir demander une immunité qu’ils lui ont toujours refusée ».

Pour l’ex-député, le maire de Dakar n’a jamais bénéficié de son immunité parlementaire. « De quelle immunité parle le procureur ? Parce que s’il l’avait, il ne serait pas en prison. Je sais que j’avais une immunité parlementaire, mais pour Khalifa Sall, ce n’est pas le cas. Le procureur lui avait déjà retiré son immunité parlementaire, il faut que le député soit installé et ses droits respectés. Ce qu’il veut faire, est contraire au règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Il faut que le procureur nous dise de quelle immunité il s’agit. Au nom de l’état de droit, le procureur nous doit des explications, parce que sa demande ne repose sur rien de légal », a asséné Aminata Diallo.

Selon la présidente des femmes socialistes de la 10e coordination du Parti socialiste, « l’Etat a assez marché sur l‘état de droit, sur les droits fondamentaux et les libertés individuelles ». « Qu’il ne revienne pas en rajouter. Je crois que tous les Sénégalais devraient se battre contre ces dérives, contre les violations de nos règles de droit, de nos libertés démocratiques. Nous sommes au Sénégal, l’un des pays les plus stables de l’Afrique de l‘Ouest et nous savons ce qui se passe dans la sous-région. On ne devrait pas laisser des gens jouer avec nos libertés et notre démocratie. Le moment est hyper sensible, vu que l’on parle de terrorisme et autres », a conclu le chef de cabinet du maire de Dakar.



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