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Application des Assises : le plus bel hommage à rendre à Amadou Makhtar Mbow

Le doyen Amadou Makhtar Mbow a fêté ses 100 ans. En cette occasion, le Sénégal ainsi que sa communauté intellectuelle, ont tenu à lui rendre un hommage mérité. Mais le plus bel hommage que le pays aurait pu rendre au doyen, c'est l'application des Assises nationales qu'il a pilotées de main de maître, pour un meilleur devenir du Sénégal.


Rédigé par leral.net le Mardi 23 Mars 2021 à 08:30 | | 0 commentaire(s)|

Application des Assises : le plus bel hommage à rendre à Amadou Makhtar Mbow
Mais le plus bel hommage que le pays aurait pu rendre à ce combattant inlassable des libertés.

Sollicité pour venir piloter les Assises nationales, Amadou Makhtar Mbow disait dans son allocution d'ouverture le 1er juin 2008, «c’est après mûre réflexion que j’ai donc accepté de présider ces Assises. Au soir d’une vie aussi longue que la mienne, au cours de laquelle j’ai participé à tant de combats pour la liberté, la dignité et le progrès des peuples, les miens comme les autres, sans en attendre que la satisfaction d’un devoir accompli, d’une responsabilité assumée, on ne peut se dérober.

On ne peut le faire quand des appels aussi unanimes vous sont adressés, quand des espoirs si nombreux sont placés en vous, quand vous sentez chaque jour, davantage tant de pauvreté et de misère autour de vous. Rester sourd serait un reniement de soi surtout lorsqu’on a intégré très tôt dans sa vie, les valeurs de solidarité si chères aux cultures africaines, confortées par le principe sacré du scoutisme que j’ai pratiqué dans mon adolescence : «toujours prêt à servir
», avait-il déclaré.

«À cela s’ajoute la fidélité à la mémoire de tous ceux de ma génération qui ont lutté pour l’indépendance de ce continent, sans jamais chercher à en tirer un profit personnel. Beaucoup d’entre eux l’ont payé parfois de leur vie, souvent de leur liberté. En luttant pour l’indépendance, on ne cherchait pas le pouvoir pour le pouvoir, mais le pouvoir pour que, la liberté acquise et leur dignité recouvrée, nos peuples puissent avoir la maîtrise totale sur leurs ressources, afin d’assurer le bien-être dont ils avaient été longtemps privés», avait encore ajouté le doyen Mbow.

Ce qui est surtout à regretter aujourd'hui, est le fait que les Conclusions des Assises n'aient pas été mises en oeuvre. Parce que leur application aurait pu au moins faire mieux que ce que l'on nous a proposé depuis 2012. Et même si ces Assises n'étaient pas la panacée, elles auraient eu au moins le mérite de nous épargner les crises qui viennent de secouer le pays et qui ne sont pas encore totalement réglées.

Pour dire que le pays se trouve toujours dans une impasse et, est guetté par des convulsions douloureuses. En présidant ces Assises, le professeur Mbow disait ceci : «D’immenses espoirs sont soulevés par notre initiative à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Nous ne devons pas les décevoir».

Malheureusement, aujourd'hui la déception semble être la chose la mieux partagée après que le Président Sall a rangé les Conclusions des Assises dans les tiroirs, pour s'adonner à une gestion solitaire du pouvoir.





Tribune



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