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Après l’accord avec le FMI, Diomaye Faye impose un nouveau rythme au Gouvernement

Le président Bassirou Diomaye Faye veut transformer l’accord technique conclu avec le FMI en résultats concrets pour les Sénégalais. Lors du Conseil des ministres, il a fixé une série de priorités allant du pouvoir d’achat à la relance économique, en passant par l’emploi des jeunes, les hydrocarbures, l’investissement et la formation.


Rédigé par leral.net le Jeudi 3 Septembre 2026 à 02:24 | | 0 commentaire(s)|

1 243 milliards FCFA mobilisables sur trois ans

Au lendemain de l’accord technique de principe conclu entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI), le chef de l’État a demandé à son gouvernement d’accélérer la mise en œuvre de ses engagements.

L’accord ouvre la perspective d’une mobilisation de 1 243 milliards de FCFA, soit environ 2,2 milliards de dollars, sur trois ans, dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC).

Bassirou Diomaye Faye a félicité le Premier ministre, les ministres chargés de l’Économie, des Finances et du Budget, ainsi que les services de l’État ayant participé aux négociations. Il les a surtout exhortés à traduire cette nouvelle étape financière en résultats directement perceptibles par les populations.

Pouvoir d’achat : la lutte contre la vie chère renforcée

Le président de la République veut un gouvernement davantage orienté vers l’action, les réalisations et les résultats.

La préservation du pouvoir d’achat figure ainsi parmi les principales urgences. Le gouvernement devra renforcer les mesures destinées à contenir le coût de la vie, notamment à travers une meilleure maîtrise des prix des produits de première nécessité et des services courants.

Le chef de l’État a également insisté sur l’application rigoureuse de la législation relative aux prix et à la protection des consommateurs. Cette politique devra être articulée avec les objectifs de souveraineté alimentaire.

La question des loyers fait également partie des priorités. Bassirou Diomaye Faye a demandé une régulation effective des coûts locatifs, avec l’application des mécanismes réglementaires et coercitifs disponibles.

Relance économique et investissement privé

Le gouvernement devra par ailleurs renforcer la surveillance stratégique des approvisionnements afin de prévenir les tensions et de sécuriser durablement les besoins du pays.

La relance des secteurs et filières essentiels devra être accélérée en collaboration avec le secteur privé. Elle devra s’appuyer sur l’assainissement des finances publiques, mais également sur une mobilisation accrue des investissements productifs, des financements et des partenariats.

Dans cette perspective, le président a demandé au Premier ministre de préparer la prochaine session du Conseil présidentiel de l’investissement (CPI), avec une large participation des organisations du secteur privé.

L’ambition affichée est de renforcer l’environnement des affaires et de rendre le Sénégal plus attractif pour les investisseurs.

Hydrocarbures : un pilotage renforcé

Le secteur des hydrocarbures reste également sous surveillance.

Le chef de l’État souhaite renforcer les mécanismes de veille et de suivi, alors que le Sénégal entre dans une nouvelle phase de valorisation de ses ressources pétrolières et gazières.

Une session spéciale du COS-PETROGAZ est annoncée. Bassirou Diomaye Faye a également demandé l’activation des instances régulières de gouvernance du Fonds intergénérationnel (FIG), notamment afin de permettre la validation technique de la stratégie d’investissement proposée par le FONSIS.

Jeunesse : accélérer la formation et l’emploi

L’employabilité des jeunes constitue un autre axe majeur de cette feuille de route.

Le président de la République a demandé l’accélération du développement de la formation duale, des centres départementaux de formation professionnelle et technique ainsi que des ISEP et des infrastructures scolaires et universitaires.

La préparation des prochaines rentrées scolaire et universitaire devra également faire l’objet d’une attention particulière afin d’anticiper les besoins et d’éviter les difficultés liées à l’accueil des élèves et étudiants.

Le budget 2027 et la Déclaration de politique générale en ligne de mire

Enfin, le gouvernement devra poursuivre la préparation du projet de loi de finances 2027.

Dans le même temps, le Premier ministre est appelé à présenter prochainement devant l’Assemblée nationale, réunie en session extraordinaire, le programme de travail complet du gouvernement dans le cadre de sa Déclaration de politique générale.

Après l’accord avec le FMI, le message présidentiel est donc clair : la nouvelle phase doit désormais être celle de l’exécution, avec des mesures concrètes sur le coût de la vie, l’investissement, l’emploi et les principaux leviers de l’économie nationale.