Arrestation de Khalifa Sall:"C'est honteux !..." (Jean Paul Dias)


Rédigé par leral.net le Mercredi 8 Mars 2017 à 15:03 | | 0 commentaire(s)|

Jean Paul Dias se dit "scandalisé" par l'arrestation du maire de Dakar, Kahlifa Sall, placé sous mandat de dépôt hier, en compagnie de six de ses collaborateurs pour association de malfaiteurs , détournement de deniers publics, faux et usage de faux et blanchiment de capitaux.

"Le Sénégal vient de se discréditer lui-même", fait remarquer le leader du Bloc des centristes Gaïdé (Bcg), membre de la mouvance présidentielle. "Khalifa Sall n'est pas simplement le maire de Dakar, c'est à dire le plus grand maire du Sénégal et Vice-président de l'Association des maires d'Afrique. Le Sénégal vient de mettre l'Afrique en prison et c'est honteux. Cette situation n'a jamais existé. Depuis l'époque coloniale, on a jamais vu un maire de Dakar malmené de telle façon. C'est honteux ", dénonce M. Jean. Qui remet en cause l'indépendance de la Justice. "Il faut que les magistrats arrêtent de nous parler d'indépendance de la justice si l'on sait que le parquet est aux ordres. De plus en plus des juges du sièges nous montrent qu'ils sont aux ordres. Nous le savions depuis longtemps, maintenant ils le confirment...", assène-t-il.
"Comment vous pouvez incarcérer quelqu'un qui a été un ordonnateur et vous les laisser les comptables?", s'interroge Jean Paul, allusion à la mise sous contrôle judiciaire de Mamadou Oumar Bocoum et Ibrahima Touré, ancien et actuel récepteur et percepteur, Je ne souhaite pas la prison, à ces comptables qui sont des hommes de bien. J'étais agent comptable publique. J'ai été ce qu'on appelé à l'époque agent percepteur d'ambassade. Je sais c'est quoi la comptabilité publique. Dans la gestions des fonds, le premier responsable c'est le comptable avant l'ordonnateur, contrairement à ceux que raconte l'association des gens du Trésor. Donc , on ne peut pas incriminer et incarcérer un ordonnateur et laissé le comptable qui lui , doit tout vérifier et contrôler avant de laisser faire. Et s'ils l'ont fait, c'est parce que les textes le permettaient".