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Assemblée Nationale: Aboulaye Daouda Diallo recadre Serigne Cheikh Mbacké Bara Dolly

Le Ministre du budget, Abdoulaye Daouda Diallo a promis aux députés la disponibilité de son ministère à fournir les compléments d’informations souhaités. D’après le Ministre, la cible le déficit budgétaire s’est située à 3% du PIB, hors opération Senelec de 125 milliards FCfa ; le plancher des recettes fiscales, d’un montant de 2 328 milliards FCfa, largement dépassé pour atteindre 2 410 milliards FCfa.


Rédigé par leral.net le Jeudi 26 Novembre 2020 à 22:28 | | 0 commentaire(s)|

Le Ministre a remis a profité de son temps de parole, pour répondre au Président du Groupe parlementaire libéral, Serigne Cheikh Bara Dolly Mbacké. Ce dernier, s’est attaqué à Mame Boye Diao. Prenant la défense du Directeur des Domaines, il recadre le député, en lui indiquant que Mame Boye Diao est en travail dévolu à la tâche. Et, l’homme, bénéficiant de la confiance du Chef de l’Etat, est exempt de reproche.

C’est suite à cela qu’il a annoncé aux députés que le plafond des instances de paiement arrêté à 40 milliards FCfa été maintenu à 36 milliards FCfa ; celui des dépenses sociales, établi à 35% du budget hors dette et hors charges non réparties, s’est situé à 43% ; l’encours de la dette publique s’est établi à 8 848 milliards FCfa, largement inférieur au plafond de dette d’un montant de 9 114 milliards FCFA. Et, aucun arriéré de paiements extérieurs n’a été enregistré.

Impact de la Covid 19 sur les prévisions de l’année 2019

Au regard de ces résultats, le FMI avait jugé concluante la première revue de l’ICPE. « L’année 2020 avait démarré sous de beaux auspices, en bénéficiant d’un surplus de financement de 92,5 milliards FCfa, reporté de la gestion 2019, avec une prévision de croissance de 6,8% et une cible de déficit budgétaire de 3%. Mais les sages ont raison de dire : « l’homme propose, Dieu dispose ». Car rien ne pouvait permettre de prévoir ce choc, cette catastrophe, qui allait dévaster le monde entier et ruiner les prévisions les mieux conçues ; je veux parler de la pandémie de la COVID-19 », relève-t-il.

Sur ce, il a évoqué le Programme de Résilience Economique et Sociale (PRES), initié pour soutenir les populations et les entreprises, et en conséquence. Le budget initial dudit programme fût réorganisé pour permettre le financement des 1 000 milliards FCfa du fonds FORCE COVID-19. « C’est dans ce contexte qu’une loi de finances rectificative a été promulguée sous la forme d’une ordonnance prise par le Chef de l’Etat. Puisqu’il fallait aller vite et frapper fort. Le virus n’attendant pas », dit-il. Le Ministre du budget a constaté qu’il en a découlé une réévaluation des ressources et charges, de même qu’une révision du niveau de déficit budgétaire de 3 à 6,1%.

La mise en œuvre du PRES a connu un franc succès grâce à la mobilisation satisfaisante des ressources internes (recettes fiscales et contribution volontaire des sénégalais pour environ 20 milliards FCFA). Mais aussi externes (appui financier exceptionnel des Partenaires techniques et financiers), sans oublier la célérité apportée dans les procédures de contractualisation et de paiement.

D’après le Ministre, à la date du 25 novembre 2020, les dépenses décaissables du PRES, d’un montant de 628,4 milliards FCfa, ont été totalement couvertes par les ressources mobilisées d’un montant de 774,214 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 123,2%. Tandis que le package de mesures fiscales et douanières évalué à 371,6 milliards FCfa a connu un niveau de réalisation très satisfaisant.

Ainsi, en dépit de la crise sanitaire et économique, cette année qui s’achève, a connu une activité intense, à telle enseigne que les objectifs de recouvrement des recettes budgétaires sont à ce jour atteints, voire dépassés. Les dépenses publiques, retient-il, sont payées à un rythme satisfaisant ; les principaux indicateurs quantitatifs de gestion sont atteints : cible de déficit budgétaire, plancher des recettes fiscales, plafond des instances de paiement, plancher des dépenses sociales, encours de la dette publique ; les relations avec les partenaires techniques et financiers sont au beau fixe, comme l’atteste le résultat concluant de la deuxième revue de l’ICPE ; les entreprises bénéficient d’un soutien optimal de la part de l’Etat, ce qui nous a permis de « limiter les dégâts » infligés par la Covid-19 à l’économie. « En 2020, le choc a été violent. Comme tout le monde, nous avons subi. Mieux que la plupart des autres, nous avons résisté. A présent, nous voulons relancer la machine économique », promet-il.

2021, une année de l’espoir

A cet effet, il espère que 2021 devra être l’année du redressement, de la relance, de la poursuite de la transformation du modèle économique afin d’aboutir à plus de création de richesses et d’emplois pour éradiquer la pauvreté.

En 2021, la croissance devrait s’afficher à 5,2% et le taux d’inflation contenu à 1,7%.
Le projet de loi de finances est arrêté à 4 589,15 milliards FCFA contre 4 215,2 milliards FCfa en 2020, soit une hausse de 373,95 milliards FCFA en valeur absolue et de 8,9% en valeur relative.

Sur le plan de la maîtrise des finances publiques, il promet un amorcement de la baisse du déficit budgétaire, lequel est attendu à 5% contre 6,1% de la LFR 2020. Cette progression des recettes budgétaires, comparativement à la LFR 2020, résulte de la concentration des efforts des administrations fiscales et douanières sur leur modernisation interne, la lutte contre les fraudes fiscale et douanière, l’encouragement du civisme fiscal, le renforcement de la formation des effectifs et l’instauration d’une nouvelle culture de dialogue avec les contribuables.




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