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Autorisation spéciale d’un report de plus 80 millions FCfa du budget de Médina Sabakh : Samm Sa Moomel menace de saisir l’Ofnac

Le 22 avril dernier, le Conseil municipal de Médina Sabakh a procédé au vote d’une autorisation spéciale, lui permettant de disposer d'un report sur le budget de 2024, d’un montant de 80 millions 956 mille 950 FCfa. Selon Cheikh Sadibou Bâ, il y a un «manque de transparence dans ce report».


Rédigé par leral.net le Mardi 14 Mai 2024 à 11:00 | | 0 commentaire(s)|

Le leader du mouvement Samm Sa Moomel, membre de la coalition Diomaye Président, interpelle le sous-préfet. Pour lui, si le maire a choisi de ne pas respecter les délais prévus pour le vote d’un budget, et qu’il considère cette autorisation spéciale comme une rencontre classique pour délibérer sur un objet quelconque, «il devrait tout de même, transmettre aux conseillers, en même temps que la convocation, la demande d’autorisation spéciale de recettes et de dépenses qui établit clairement l’origine des fonds et les prévisions ou propositions».

Il se trouve que, selon lui, les conseillers n’avaient reçu aucun document de budget, encore moins une quelconque explication sur l’objet de la rencontre.

À leur grande surprise, se désole-t-il, le maire a proposé «un vote de budget d’une valeur de 80 millions, qu'il a présenté séance tenante, sans aucune préparation».

Or, regrette Cheikh Sadibou Bâ, «malgré cette absence d’autorisation, les conseillers municipaux ont voté à l’unanimité, cette autorisation spéciale». Pour lui, le maire a présenté «un draft, c’est à dire un brouillon». Il se demande, par conséquent, comment cela peut-il arriver en présence de l’autorité administrative.

Le leader de Samm Sa Moomel appelle le sous-préfet, à contrôler la légalité de la gestion et n’entend pas laisser passer puisqu’il annonce l’introduction d’un référé préfectoral dans les prochains jours, au cas où cette alerte n’aurait pas suffi «pour stopper ce genre de pratiques».

Il avertit : «Je ne voudrais surtout pas être obligé de saisir l’Ofnac pour des soupçons des objectifs de faute de gestion du conseiller municipal de Médina Sabakh, sauf si vous ne me laissez pas le choix».