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Baïdy Sow, représentant de l’ITF pour l’Afrique francophone: «Nos ressources vont s’épuiser si on ne réglemente pas la pêche»

Pendant trois jours, Dakar a abrité un atelier de renforcement des capacités de la Fédération internationale des ouvriers du transport (Itf) sur le thème : «Des syndicats forts pour combattre la pêche INN, promouvoir et renforcer le travail décent dans le secteur de la pêche». L’occasion a été pour Baïdy Sow de faire savoir que si ce secteur n’est pas réglementé, les ressources vont s’épuiser.


Rédigé par leral.net le Vendredi 29 Octobre 2021 à 10:20 | | 0 commentaire(s)|

Baïdy Sow, représentant de l’ITF pour l’Afrique francophone: «Nos ressources vont s’épuiser si on ne réglemente pas la pêche»
L’atelier axé sur le thème : «Des syndicats forts pour combattre la pêche INN, promouvoir et renforcer le travail décent dans le secteur de la pêche», a été une aubaine pour Baïdy Sow de déclarer : «La pêche illégale, tout le monde le constate aujourd’hui, il y a beaucoup de bateaux de pêche dans nos zones territoriales sans avoir obtenu l’autorisation parce que nos États n’ont pas les moyens ou n’ont pas la volonté de les contre-carrer. Il y a assez de prises de pêche qui ne sont pas déclarées ou ne sont pas réglementées», a dénoncé Baïdy Sow, représentant de l’Itf pour l’Afrique francophone.

Sur ce, il ajoute que « les gens ont abandonné leurs mers, d’autres viennent chez nous. Il y a une surexploitation et les ressources ne sont pas inépuisables ».

«Nous sommes en face de ce problème majeur. S’il n'y a pas de ressources, il n’y a pas de secteur de la pêche. Si on ne fait pas attention, et si on ne réglemente pas la pêche, si on ne renouvelle pas la pêche, c’est sûr et certain que nos ressources vont s'épuiser et ce serait très grave parce que le poisson contribue pour beaucoup à l’alimentation de nos populations», a-t-il soutenu.

À l’en croire, la pêche contribue beaucoup à l’économie dans notre pays. C’était le deuxième secteur le plus important en termes d’apport de devises mais aussi de contribution au Pib. La pêche constitue un secteur pourvoyeur d’emplois, avec 600.000 emplois directs et indirects au Sénégal.

«Dans les zones de pêche, les villes et les villages, la pauvreté augmente, le chômage augmente, ce qui favorise l’émigration clandestine. Donc, c’est un problème fondamental qui constitue un des objectifs de ce projet», a-t-il conclu.






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