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Barthélémy Dias avertit : « Ousmane Tanor Dieng sera débarqué, si… »


Rédigé par leral.net le Lundi 23 Octobre 2017 à 18:58 | | 0 commentaire(s)|


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Menacés d’exclusion, au même titre que leur leader, les ‘’khalifistes’’ sont sur le pied de guerre. « Si Tanor Dieng ne se ressaisit pas, s’il refuse de nous convoquer pour trouver un consensus pour la vente des cartes, tout ce que son groupe fera, ne nous engagera pas », a-t-il averti.

Quel commentaire faites-vous du feu vert que l’assemblée générale des secrétaires généraux de coordination du parti socialiste a donné au bureau politique pour l’exclusion de votre groupe de ladite formation ?

Nous appartenons encore à une structure organisée et dans l’organisation de cette structure, l’assemblée générale des secrétaires généraux de coordination n’existe pas, ne compte pas. Vous ne le retrouverez nulle part, ni dans le règlement intérieur du Parti socialiste, ni dans les statuts du parti. Ce parti est régi par des textes qui reconnaissent l’existence d’un Secrétaire exécutif national qui a pour mission unique, de préparer les réunions du bureau politique.

Ça fait plus de deux ans qu’Ousmane Tanor Dieng n’a convoqué ni le bureau politique ni le comité central en bonne et due forme, parce qu’étant minoritaire. Tous ces répondeurs qui s’activent pour essayer de défendre l’indéfendable, n’ont pas été sonnés. Nous nous adressons à Tanor Dieng. Nous considérons que samedi dernier, c’était une rencontre entre copains et coquins de la maison Léopold Sédar Senghor. Et ce qui est malheureux, c’est que la maison était transformée en bunker pour l‘occasion. Cela est indigne d’un parti qui se dit libre et indépendant.

On vous accuse d’avoir violé les dispositions règlementaires régissant l’organisation et le fonctionnement du parti ?

Nous n’allons pas verser dans la provocation. Je voudrais dire à Ousmane Tanor Dieng, que Khalifa Sall, secrétaire national à la vie politique, qu’ils ont cherché à isoler, à liquider, qu’à l’heure où on parle, ce sont ses instructions que nous exécuterons. La vente des cartes débutera le 1er décembre sur l’ensemble du territoire national, je rappelle à Ousmane Tanor qu’il y a deux secrétariats nationaux qui ne peuvent pas ne pas être impliqués dans le processus de la vente des cartes.

C’est le secrétariat national à la vie politique et le secrétariat national aux élections. Je crois que serigne Mbaye Thiam peut ne pas être notre meilleur ami, mais nous acceptons qu’il soit élu par un congrès, et qu’à ce titre, il a un rôle à jouer dans le processus de la vente des cartes. Au même titre que Khalifa Sall élu par un congrès comme secrétaire national à la vie politique. Si Ousmane Tanor Dieng ne se ressaisit pas, s’il refuse de nous convoquer pour trouver un consensus pour la vente des cartes, tout ce que son groupe fera, ne nous engagera pas. Ce qu’on aura à faire, nous le ferons. Personne ne nous empêchera de le faire. Et nous verrons si Ousmane Tanor Dieng sera capable de nous empêcher de le faire. Et nous verrons, s’il vendra plus de cartes que nous.

Vous êtes dans les dispositions de vendre des cartes ?

Nous vendrons des cartes en plein jour dans les 138 coordinations du Sénégal. Et elle va débuter dans sa propre coordination, Nguéniéne. En plus des 138 coordinations, toute la diaspora sera ciblée, en plus de tous les espaces publics : marchés, gares routières, quais de pêche. Nous allons vendre des cartes du Ps sur toute l’étendue du territoire national. Ces 500 000 cartes produiront un montant qui nous permettra de déposer la caution pour l’élection de Khalifa Sall en 2019.

Qu’allez-vous faire, si le bureau politique prononce votre exclusion du Ps ?

Vous ne pouvez pas exclure quelqu’un, sachant que vous n’avez pas les moyens de l’exclure. Ousmane Tanor Dieng n’est pas le Parti socialiste. Il peut faire ce qu’il veut faire, et nous, à partir de ce moment, nous ferons ce que nous voulons faire. Il nous exclut du parti, nous l’excluons du parti. La date du 1er décembre est la date d’un ultimatum pour sonner la fin de la recréation dans le Parti socialiste. Khalifa Sall nous a instruit de répondre à toutes les convocations d’Ousmane Tanor Dieng en bonne et due forme. Il est libre de nous convoquer. Il connait nos numéros de téléphone et nos adresses mails. Il est libre de ne pas nous convoquer.

C’est la raison pour laquelle, la balle est dans son camp. Nous ne reculons pas, parce qu’aujourd’hui, l’objectif visé, ce n’est pas toute cette mascarade au sein du Parti socialiste, mais c’est d’empêcher Khalifa Sall d’avoir une caution politique crédible recevable aussi bien au plan national qu’international, pour pouvoir présenter sa candidature. Ce parti compte investir un candidat à l’élection présidentielle, nous savons déjà que le département de Dakar est candidat à la candidature.

Nous invitons Ousmane Tanor Dieng à en débattre de façon responsable. Dans le cas contraire, il devra, malheureusement, être au regret de constater que nous ne sommes dans aucune disposition de verser dans la provocation ou dans des stratégies qui ne peuvent aucunement prospèrer. Nous savons qui nous sommes, nous savons où nous allons et nous connaissons nos objectifs à court, moyen et long terme.

Au vu de la radicalisation des deux camps, peut-on s’attendre à ce qu’il y ait deux Ps ?

Ousmane Tanor Dieng sera débarqué par les socialistes que nous sommes, si le 1er décembre, on n’a pas de consensus. Et nous utiliserons un cheminement qui sera acceptable au niveau de l’Internationale socialiste. Et à partir de ce moment, Khalifa Sall deviendra secrétaire général par intérim en attendant la fin du processus de vente des cartes. Apres ce processus, nous le terminerons par un congrès d’investiture. Et si Khalifa Sall est le seul candidat, il sera choisi. Aujourd’hui, il ne s’agit pas d’autre chose que d’une prise d’otage sur le candidat Khalifa Sall. C’est la raison pour laquelle, je réitère que nous sommes disposés et disponibles à répondre à l’appel d’Ousmane Tanor Dieng, si c’est un appel constructif, objectif, où il est question de trouver un consensus. Nous ne sommes pas des enfants à qui on indique la voie à suivre. Nous sommes des adultes, des responsables.

Est-ce que vous continuez à penser que Macky Sall n’est pas étranger à la situation que vit le Ps ?

Mais, c’est clair et net dans la tête de tout le monde. Malheureusement, même pour sécuriser une réunion du Parti socialiste, c’est l’Etat sénégalais, à travers le ministère de l’Intérieur, qui est appelé à intervenir. Le problème de Macky Sall est aujourd’hui, de liquider Khalifa Sall, après avoir trouvé un moyen d’exiler honteusement Karim Wade.

Parce que Macky Sall s’est fixé un double objectif : c’est d’abord de ne pas avoir d’adversaire crédible ; et deuxièmement, de trouver des voies et moyens de coupler élections présidentielles aux élections législatives. Et Macky Sall est aujourd’hui conscient que, s’il ne couple pas ces élections, ses lieutenants ne mouilleront pas le maillot. Dans ce cas de figure, il n’y a aucun moyen possible de crédibiliser le hold-up électoral qui se prépare. Il faut arrêter Macky Sall. Il est en train de vouloir endormir les populations sénégalaises. Le 3e mandat est dans sa tête. Mais, par la grâce de Dieu, il n’obtiendra pas le 2e.


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