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Bataille pour le contrôle de Dakar, quinze ministres contre Khalifa Sall

Le Président de la République, patron de l'APR, est accusé d'utiliser la justice pour un règlement de comptes politiques. Macky Sall ne devrait pourtant pas avoir des problèmes pour battre Khalifa Sall à Dakar. Car il dispose de 15 ministres dans la ville-capitale sans compter les DG et autres responsables.


Rédigé par leral.net le Samedi 25 Février 2017 à 11:14 | | 0 commentaire(s)|

Bataille pour le contrôle de Dakar, quinze ministres contre Khalifa Sall
Le maire de Dakar a été entendu durant deux jours par la Division des investigations criminelles, à la suite d'un rapport de l'IGE qui l'aurait épinglé sur l'utilisation des fonds de la caisse d'avance de la municipalité. Une tentative de liquidation politique pour beaucoup, et pourtant le Président Macky Sall dispose à Dakar d'une troupe qui devait normalement lui permettre de venir à bout du socialiste.

Rien que dans son parti, l'Alliance pour la République, Macky Sall compte 11 personnes qui siègent chaque semaine au Conseil des ministres, sans compter quatre autres ministres-conseillers de leur état. Parmi ces 11, il y en a ceux qui cherchent à être capitaine de l'équipe dans la capitale. Il s'agit d'Abdoulaye Diouf Sarr, maire de Yoff et ministre de la Gouvernance locale et du néo-apériste Amadou Ba, ministre de l'Economie et des Finances, par ailleurs responsable politique aux Parcelles Assainies.

A côté de ceux qui veulent prendre la tête de l'opération reconquête de Dakar , il y a les autres qui nourrissent également des ambitions, notamment Seydou Guèye, ministre-conseiller, porte-parole du gouvernement qui est de la Médina. Il y a aussi Mame Mbaye Niang, le ministre de la Jeunesse, Mbaye Ndiaye des Parcelles Assainies, ministre d'Etat, Marième Badiane, responsable des femmes du parti qui est elle aussi ministre d'Etat, sans oublier Yakham Mbaye, secrétaire d'Etat et qui habite le Plateau.

Outre ces derniers, il y a deux autres ministres qui n'ont pas affiché des ambitions politiques évidentes: Awa Marie Coll Seck, la ministre de la Santé et Pape Abdoulaye Seck, ministre de l'Agriculture. Malgré le un contre onze, Macky Sall a du mal à mettre Khalifa Sall en minorité.

Au gros des troupes, s'ajoutent les ministres-conseillers que sont Youssou Ndour, Malick Sy Souris, Souleymane Ndiaye, Cheikh Mbacké Sakho, sans oublier Anta Sarr Diacko, la déléguée générale à la solidarité qui est aussi de l'équipe.

Après les ministres, viennent les directeurs généraux. Le patron de l'ADIE, Cheikh Bakhoum à Grand-Yoff, celui des ADS, Pape Mael Diop au Point E, le directeur des Impôts et Domaines Cheikh Ba à la Médina ainsi que celui chargé de l'Alphabétisation, Sidy Sambou et son camarade Youssou Touré des Parcelles Assainies. La liste n'est pas exhaustive, on peut y ajouter Malick Diop de l'AFP, DG de l'ASEPEX, le grand Serigne de Dakar Abdoulaye Makhtar Diop et le nouvel allié de Grand Yoff, Me Ousmane Sèye.

Il n'y a pas que ceux-là comme adversaires du maire de Dakar, il y a aussi les alliés de Benno Bokk Yaakaar. Rien qu'au parti socialiste, la formation politique de Khalifa Sall, il y a Alioune Ndoye, la maire du Plateau, Doudou Issa Niasse de Biscuiterie.

Autant de figures avec tous les moyens de l'Etat et qui n'arrivent pas à s'imposer face à une seule personne. Le rival d'Ousmane Tanor Dieng ayant déjà eu raison d'un ancien Premier Ministre, au sommet de sa toute-puissance, Aminata Touré en l'occurrence. Malgré la présence de tous ces responsables et personnalités, le maire de Dakar a plié au référendum mais n'a pas rompu aux élections des hauts conseillers des collectivités territoriales.

Partant de tout cela, certains estiment que le Président Macky Sall, faute de pouvoir surclasser Khalifa Sall sur le terrain politique, a choisi l'arme de la justice. Le principal argument des défenseurs de la thèse de la manipulation de la justice est qu'il y a d'autres rapports comme ceux de l'Autorité de régulation des marchés publics, de la Cour des comptes et de l'Office national de lutte contre la corruption, dans lesquels plusieurs responsables du parti présidentiel ont été épinglés mais sans avoir jamais été entendus.
source: enquête



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