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Bitumage de la route et intégration des populations au pôle économique local : « Takhawou Sama Gokh » de Déni Birame Ndao signale rouge

Le collectif « Takhawou Sama Gokh » de Déni Birame Ndao, a refusé ce week-end, à travers une marche de protestation, l’indifférence des autorités étatiques qui peinent à satisfaire une vieille doléance de plus de 60 ans. Brassards rouges accrochés en bandoulière, les populations locales ont bravé la chaleur pour exiger avant l’élection présidentielle de 2019, la réalisation d’une route digne de nom. Manifestant un réel désir de connecter les différents villages enclavés de la Commune de Bambilor, les protestataires ont exhorté les autorités à intégrer les autochtones aux projets et programmes du pôle économique de Dène. Sinon…


Rédigé par leral.net le Lundi 26 Mars 2018 à 17:12 | | 0 commentaire(s)|

L’enclavement est le mot le mieux partagé par les populations locales de Déni Birame Ndao Nord, Sud, Déni Guedji et Kagnack. Arborant des brassards rouges, dégoulinant de sueur, puisque, marchant sous un chaud soleil de midi. Une foule considérable de protestataires des 5 villages enclavés de la Commune de Mbambilor, composés de près de 13 000 âmes, ont déversé leur bile sur les hommes politiques. Ces marcheurs très disciplinés, pancartes en mains avec des slogans très évocateurs, ont exposé de manière explicite les maux de leur localité.

 Joignant l’acte à la parole, ils exposent un chapelet de promesses non-tenues par les différents régimes. En termes clairs, ils qualifient les autorités politiques de marchands d’illusions qui font rêver à chaque élection, en exploitant les préoccupations des populations. Conscients de cet état de fait, ils ont décidé de montrer leur désapprobation profondissime contre le non bitumage de cette route, qui demeure une priorité pour les 5 villages du collectif « Takhawou Sama Gokh » de Déni Birame Ndao.

Ainsi, ces marcheurs arpentant cette route chaotique sur une distance de plus de deux kilomètres, disent vouloir tout simplement, sortir de l’enclavement occasionné par un accès difficile à cette localité. Leur idéal, préviennent-ils, consisterait à disposer d’une meilleure facilitation de la mobilité des personnes et de leurs biens dans les plus brefs délais.

« Les autorités profitent chaque fois, à l’approche d’une élection, pour nous promettre monts et des merveilles. Une fois l’offre électorale acquise, ils s’éclipsent. Et, ils nous laissent toujours, dans une situation statique. Maintenant, les populations de Déni Birame Ndao Nord, Sud, Déni Guedji et Kagnack qui partagent une même préoccupation, réclament un mieux-être. Etant même, pour une bonne partie, des militants de l’Apr, nous sommes déterminés à nous battre pour le bitumage de cette route. Désormais, si le Président Sall ne résout pas cette doléance, il n’aura pas besoin de battre campagne dans cette localité », a averti le Chef du village de Déni Birame Ndao, Ibrahima Ndiaye Diop.

Evoquant l’enclavement de sa localité, le Chef du village galvanise davantage ses administrés. Certains, épousant les exigences de l’évènement, sont vêtus de rouge. A défaut, ils portent de brassards rouges. Et, l’orateur très apprécié dans sa façon de communiquer, se voit stoppé par moment pour une « standing ovation » audible et distinctive, avec solennité et passion. Et, cette reconnaissance du Chef compatissant, oblige les marcheurs à scander à tue-tête, « Nous voulons une route, sinon…Douniou voté ».

Sous ce registre, la masse plus motivée que d’habitude, se dresse et resserre ses rangs. Elle insiste sur les doléances à satisfaire par le Chef de l’Etat, Macky Sall pour mériter encore le vote des 13 000 habitants de cette localité. Des pancartes avec inscrits en gras des slogans tels que, « Président veuillez joindre l’acte à la parole », « Président Tali bi lanu Sokhla », « Talli Rek-tali Késsé-Talli Dongue », « Talli Rek moy Souniou Tawat », sont brandis.

Tandis d’autres, invitent à l’intégration des populations dans l’élaboration de ce pôle économique de Dène, « La Boucle de Dène une doléance à réaliser avant 2019 », rappellent-ils.

Mais, la jeunesse, l'incarnation de la postérité d’un pays, n’est pas en reste. Fortement représentée à la marche, elle se défend pour refuser de rester dans cet enclavement. Cette frange sociale évoque avec regret, l’entrave ou la limitation dramatique de leur contribution dans l’économie du pays. « Nous voulons faire part de nos doléances, datant de plus de 60 ans au Président de la République, Macky Sall. Nos arrières parents ont porté ces doléances. Aujourd’hui, nous jeunes, nous portons ce combat pour sortir notre localité de l’ombre. Lors de votre passage à l’occasion du Conseil des Ministres décentralisé, on vous a parlé de la boucle de Dène. Et, nous avions appris que vous aviez donné un avis favorable. Nous voulons aussi, l’intégration des populations locales dans la réalisation des projets du Pôle de Dène », a revendiqué le responsable des jeunes du collectif, « Takhawou Sama Gokh » de Déni Birame Ndao, Assane Ba.

 Avant de se disperser, la foule des marcheurs devant remettre un mémorandum au Sous-préfet, a menacé de ne pas voter si leur doléance n’est pas satisfaite d’ici la fin de l’année 2018.

O WADE Leral 
 
 
 
 



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