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CAISSE DES DÉPÔTS ET DE CONSIGNATIONS : Wade, Loum Diagne et le scandale CGI


Rédigé par leral.net le Samedi 30 Septembre 2017 à 15:56 | | 0 commentaire(s)|

Ndiegne Fall n’est que la face visible du carnage financier : d’autres hommes d’affaires proches de Wade ont été sucrés à coups de milliards de FCfa, à partir des ressources de la Caisse des Dépôts et de Consignations (CDC).

Comme nous l’écrivions, Me Abdoulaye Wade est mal placé pour donner des leçons à Macky Sall ou à son frère Aliou dans le cadre de la gestion de la Caisse des Dépôts et de Consignations (CDC). A côté de Ndiegne Fall, enrichi illicitement de 5 milliards à hauteur de FCfa, un autre proche de l’ancien Président de la République a été sucré via la CDC, dont la mission a été détournée sur la base d’instructions scandaleuses.

"Libération" révèle que le bras de la CDC a été tordu pour qu’elle acquiert, en décembre 2011, une réserve foncière de 1,1 ha à 2,8 milliards FCfa auprès de VICAP SA, propriétaires du complexe Hôtel des Almadies pour y ériger des appartements de luxe, bureaux, commerces, etc. Derrière VICAP SA se cache Loum Diagne, qui a aussi commis plusieurs malversations en complicité avec l’ancien régime lors du troisième Festival mondial des arts nègres.

En plus de cette transaction scandaleuse, la CDC a été forcée à… financer Loum Diagne. Comment ça? les deux parties ont retenu un schéma qui requiert la création d’une société de joint-venture dénommée la Compagnie générale immobilière (CGI) avec un capital de 100 millions FCfa, un emprunt de 10 milliards pour l’achat de 4 hectares – toujours auprès de Loum Diagne – et un apport en nature d’un (1) hectare pour chaque actionnaire, soit au total 6 hectares. Ce procédé quasi scandaleux a renchéri le coût du projet à plus de 40 milliards FCfa, pour la construction de 4 immeubles comportant 68 appartements cédés entre 295 et 395 millions et 12 villas de 500m2 vendues à 1,1 milliard FCFA l’unité, sous la formule VEFA.

Dans ces conditions d’acquisition et de réalisation du projet, le prix de cession des villas et appartements est assez exorbitant au risque de compromettre la rentabilité du projet. Plus grave encore, ce projet n’a jamais vu le jour malgré les montants puisés de la CDC qui a été contrainte de se dessaisir de ses terrains alors qu’elle aurait pu recourir à un prestataire et collecter à son profit les ressources issues de la commercialisation des logements édifiés.

A vrai dire, c’est Thierno Niane que la CDC a été remise sur les rails après avoir servi pendant des années, à enrichir des tiers. Aujourd’hui, il est incompréhensible que l’actuel régime qui est au courant de toute cette prévarication, veuille utiliser encore la CDC pour financer Loum Diagne dans le cadre de la relance du Club Med, qui apparaît de plus en plus comme une légende de plus.



Cheikh Mbacké Guissé (Libération)