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CAN 2025 : Keur Massar transforme la qualification en fête populaire

Rédigé par leral.net le Jeudi 15 Janvier 2026 à 17:17 | | 0 commentaire(s)|

XALIMANEWS: À Keur Massar village, la nuit est tombée, mais personne ne songe à dormir. Après la victoire héroïque du Sénégal face à l’Égypte en demi-finale de la CAN 2025, le quartier s’est transformé en un immense théâtre populaire à ciel ouvert. Une foule compacte, joyeuse et bruyante a convergé vers le terminus P11, point […]

XALIMANEWS: À Keur Massar village, la nuit est tombée, mais personne ne songe à dormir. Après la victoire héroïque du Sénégal face à l’Égypte en demi-finale de la CAN 2025, le quartier s’est transformé en un immense théâtre populaire à ciel ouvert. Une foule compacte, joyeuse et bruyante a convergé vers le terminus P11, point névralgique d’une célébration spontanée et sans frontière.

Au coup de sifflet final, les rues se sont immédiatement remplies. Les motos vrombissent, les voitures klaxonnent sans relâche, les drapeaux vert-jaune-rouge flottent aux fenêtres et sur les épaules. Des enfants courent pieds nus, des jeunes improvisent des danses, des femmes entonnent des chants de victoire. Keur Massar respire le football, vit le football, vibre au rythme des Lions.

Pour Mère Awa, le regard encore humide d’émotion, cette victoire dépasse le simple cadre sportif :

« C’est fou ce que le football peut faire. Il rassemble tous les cœurs, toutes les générations. Ce soir, on est tous unis. Que cette joie demeure longtemps. »

La tension du match est encore palpable dans les récits. Amadou Diop, la voix tremblante mais fière, confie :

« Le match était très stressant. On a douté par moments, on a eu peur, mais au fond de nous, on savait que les Lions allaient se battre jusqu’au bout. Ils ne nous déçoivent jamais. »

Plus loin, Amy Ka, épuisée mais rayonnante, raconte son sacrifice silencieux :

« Je n’ai rien mangé depuis ce matin. Impossible de penser à autre chose qu’au match. Cette équipe nous a donné la joie, la vraie, celle qui fait oublier les problèmes du quotidien. »

Assis sur une chaise en plastique, entouré de jeunes qui l’écoutent religieusement, El Hadji, le doyen du quartier, livre une analyse mêlant sagesse et mémoire collective. Pour lui, cette victoire porte un nom : Sadio Mané.

« Sadio nous a encore prouvé pourquoi il doit rester sur le terrain. C’est un sauveur. Le plus grand joueur de l’histoire du football africain. Dans un football moderne où l’Africain est souvent marginalisé, il a réussi à devenir deuxième au Ballon d’Or alors que le monde savait qu’il était le meilleur. Sadio Mané, c’est un patrimoine national, un trésor qu’on doit préserver. »

La fête se prolonge tard dans la nuit, mais déjà les regards se tournent vers la finale. L’espoir est immense, la foi intacte. Demba Thiam, les mains levées vers le ciel, formule une prière partagée par tout un peuple :

« Inch’Allah, dimanche nous allons battre le Maroc. Nous avons la meilleure équipe, le meilleur coach. Que le Bon Dieu accompagne le Sénégal et nous offre la victoire finale. »

À Keur Massar, cette nuit-là, le football n’est pas seulement un jeu. Il est un langage commun, une force sociale, un refuge émotionnel. Les Lions ont gagné un match, mais surtout, ils ont rallumé une flamme : celle de l’unité et de la fierté nationale. 

PIDvito



Source : https://xalimasn.com/2026/01/15/can-2025-keur-mass...