Candidat indépendant à la Présidentielle de 2019 : El Hadj Ibrahima Sall « En marche » vers le Palais

L’ancien ministre du Plan sous le magistère du Président Abdou Diouf, El Hadj Ibrahima Sall, réputé brillant intellectuel a, lors d’une conférence de presse tenu à Paris le samedi 24 novembre 2017 devant une centaine de personnes dans le 10e arrondissement, en marge d’un débat sur le franc Cfa, annoncé qu’il sera candidat indépendant à la Présidentielle de 2019.


Rédigé par leral.net le Lundi 27 Novembre 2017 à 11:49 | | 0 commentaire(s)|

« J’ai décidé de me présenter en tant que candidat indépendant à la présidentielle de 2019 pour défendre les valeurs d’égalité, de l’école publique, de santé, d’emploi et d’éducation. Je vais parcourir le pays pour la société civile et avoir au moins 300 000 signatures », s’est-il engagé. Lui qui se définit idéologiquement comme un socialiste. « L’idée social que je me fais est plus celle du 21e siècle que du 20e siècle », éclaire l’économiste doublé de philosophe.

Le natif de Rufisque affirme être hors de portée des lobbies, pour n’avoir jamais reçu « ni bon d’essence, ni d’argent d’aucun entrepreneur ». L’environnement, l’éducation, la santé, la réhabilitation des services publics, la discipline, le comportement et l’autorité de l’Etat seront les thèmes forts de son projet politique et, partant, de sa future campagne. Sa candidature, dit-il, « est porteuse d’un nouveau projet émancipateur, articulant démocratie, progrès social et écologique pour la société ».

Il a profité de l’occasion pour tirer à boulets rouges sur « la gestion clanique, familiale et ethnique du Président Macky Sall avec la complicité de la presse ». A cet égard, M. Diouf a dénoncé le fait que les nominations opérées par le chef de l’Etat, depuis sa prise en fonction, ne tiennent pas compte de l’égalité des territoires. « Tout est ethnicisé », soutient-il.

A l’en croire, « la seule valeur qui compte actuellement au Sénégal, c’est l’argent qui a tout pourri, la famille, la religion, les marabouts, ils sont tous gangrénés par l’argent et ne raisonnent qu’en termes pécuniaires ».

« L’émergence au Sénégal est un leurre, car il n’y en a pas, il y a une minorité au pouvoir qui a fait main basse sur le Sénégal avec des slogans creux », a –t-il soutenu en conclusion.




Le Témoin