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Cesti: Le Saes interjette appel et fustige le silence de l'Ucad


Rédigé par leral.net le Jeudi 16 Janvier 2020 à 20:31 | | 0 commentaire(s)|

Cesti: Le Saes interjette appel et fustige le silence de l'Ucad
La 3e Chambre correctionnelle du tribunal hors classe de Dakar, a rendu son verdict, le 14 janvier 2020, dans l’affaire relative à la citation directe servie au secrétaire général du Saes-Cesti par Cousson Traoré et Dominique François Mendy pour les délits de diffamation et d’injures publiques. Le SG du syndicat est ainsi reconnu coupable de diffamation et condamné à 6 mois avec sursis. Une décision que compte attaquer l’organisation syndicale.
" La section SAES-CESTI a donné mandat à son avocat conseil d’interjeter appel partiel de la décision du tribunal. Cette décision ne nous paraît pas fondée en droit car, comme l’a soutenu notre conseil, à l’audience du 24 décembre 2019, la citation directe est manifestement irrégulière dans la forme".

Le Saes pense que les propos contenus dans le communiqué ne sauraient être imputés au secrétaire général, Moumimy Camara, puisque le document a été signé collégialement par l’ensemble des membres de la section. "Il n’est pas possible en droit de retenir la responsabilité personnelle du secrétaire général de la section SAES-CESTI ", soulignent les syndicalistes.

Sur le fond, la section SAES-CESTI dit maintenir ses accusations contre la directrice de l'établissement, Cousson Traoré. Le syndicat est formel : "il n’y a jamais eu de délibération du comité pédagogique du CESTI avant la remise des attestations aux professionnels béninois, le 24 juillet 2019 à Cotonou. Les 52 attestations ont été décernées de façon illégale, en violation flagrante des critères pédagogiques prescrits par le décret n° 2010-706 du 10 juin 2010 portant organisation et fonctionnement du CESTI".

Dès lors, le Saes-Cesti dit ne pas comprendre l'attitude de la communauté universitaire, particulièrement celle du recteur Ibrahima Thioub et du directeur des Affaires pédagogiques de l’UCAD.

"Dans une correspondance en date du 16 octobre 2019, qu’il avait adressée au coordonnateur SAES du Campus de Dakar, le recteur soutenait avoir donné des instructions à la Direction des affaires pédagogiques (DAP) de l’UCAD, pour un audit du dispositif de formation mis en œuvre par le CESTI et incriminé par la section SAES-CESTI. Les différentes parties prenantes ont été entendues par la DAP, en octobre 2019. Mais depuis, c’est le silence radio du côté du rectorat et un black-out total dans un dossier qui met en jeu l’image et la crédibilité du CESTI", regrette le syndicat.

Tout comme le recteur, le Saes-Cesti pense que son propre syndicat n'a rien fait pour que la lumière soit faite dans cette affaire. Le syndicat pense même qu'il y a ''toute une stratégie'' au sein de l'Ucad, pour protéger la directrice du Cesti. Pour convaincre, les syndicalistes ont fait une comparaison avec la façon dont le dossier Babacar Diop a été géré par Diaga Diouf (coordonnateur) et son équipe.

"La Coordination SAES du Campus de Dakar n’a pas fait montre du même zèle qu’elle a déployé pour tirer des griffes de la justice, un collègue, homme politique, arrêté dans le cadre d’une affaire qui n’avait rien à voir avec ses activités scientifiques et pédagogiques. Pourtant, l’UCAD a été régulièrement bloquée durant cette affaire", dénonce les syndicalistes.

De quoi amener Moumimy Camara et ses camarades à poser des questions sur le pourquoi de ce qu'ils considèrent comme du "deux poids deux mesures dans des combats qui sont tous adossés à la défense de principes et de valeurs".



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