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Congrès de Pastef : Aldiouma Sow dénonce un « déni de démocratie interne » et exige le report du scrutin

À la veille du congrès de Pastef prévu ce samedi 6 juin 2026 à Diamniadio, des tensions émergent en interne. Dans une correspondance adressée aux délégués, un membre du parti, Aldiouma Sow, conteste les conditions d’organisation du scrutin et accuse la Haute Autorité de Régulation du Parti (HARP) de violations du règlement intérieur.


Rédigé par leral.net le Samedi 6 Juin 2026 à 14:59 | | 0 commentaire(s)|

Le congrès de Pastef-Les Patriotes, attendu ce samedi 6 juin 2026 à Diamniadio, s’ouvre dans un climat de controverse interne. À la veille de cette échéance politique majeure, des critiques se font entendre sur les modalités d’organisation du scrutin.

Dans un message daté du 5 juin 2026 et adressé aux délégués, Aldiouma Sow, se réclamant de Pastef-Les Patriotes, dénonce ce qu’il qualifie de dysfonctionnements dans le processus électoral interne supervisé par la Haute Autorité de Régulation du Parti (HARP).

Selon lui, plusieurs dispositions du règlement intérieur auraient été ignorées dans la conduite du processus. Il cite notamment la gestion des recours, qu’il estime concentrée de manière irrégulière sur une seule journée, en contradiction avec les délais prévus pour l’instruction des contentieux.

Il évoque également le respect du calendrier électoral, notamment le délai entre la publication des listes de candidats et la tenue du vote, qu’il juge insuffisant au regard des textes internes du parti.

Pour Aldiouma Sow, ces manquements traduisent un « déni de démocratie interne » et remettent en cause la crédibilité du scrutin. Il va plus loin en dénonçant un « simulacre d’élection » susceptible, selon lui, de compromettre l’égalité des chances entre les différents candidats.

S’appuyant sur plusieurs articles des statuts et du règlement intérieur, il estime que le processus en cours s’écarte des principes de transparence et de débat à la base.

Dans son message, il appelle ainsi les délégués à adopter une position de fermeté dès l’ouverture des travaux du congrès. Il les invite à demander la suspension du processus électoral et à refuser de cautionner, selon ses termes, un scrutin « bâclé ».

Pour lui, le congrès doit rester un moment de souveraineté militante. « Le Congrès appartient aux militants, pas à ceux qui s’affranchissent des règles pour s’imposer », conclut-il dans sa correspondance.

Alors que le congrès s’annonce décisif pour l’avenir du parti, ces contestations internes pourraient ouvrir un débat sur la gouvernance et les mécanismes de régulation au sein de Pastef.