Coup de gueule de Doudou Gnagna Diop, responsable socialiste de Thiès: "Avec seulement deux ministres, on ne peut pas dire qu’on gouverne ensemble"

Les efforts du Parti Socialiste pour gagner les différentes élections depuis 2012, ainsi que sa loyauté au sein de la coalition Benno Bokk Yakaar, ne sont pas payés en retour. C’est du moins l’avis d’un des leaders de ce parti dans la capitale du Rail. Pour lui, l’alliance devait donner aux poulains de Tanor environ 8 ministres.


Rédigé par leral.net le Samedi 30 Septembre 2017 à 12:51 | | 0 commentaire(s)|

"Nous ne pouvons pas gagner plus de trente départements avec le Benno Bokk Yakaar, et participer activement aux élections, pour ne récolter que deux ministres", s’est désolé Doudou Gnagna Diop, membre du Bureau politique du Parti socialiste. Face à la presse, le responsable politique socialiste a jugé trop faible le quota de ministres socialistes dans le gouvernement, surtout quand on connaît le bon compagnonnage entre le Parti socialiste et le chef de l’Etat, Macky Sall.

Le Ps devait se retrouver avec au moins huit ministres. « Quand on dit gouverner ensemble, c’est aussi être dans les stations prises de décisions au niveau des différents secteurs d’activités qui font avancer le pays. Surtout que le Ps actionne des leviers de croissance économique et sociale », dit-il, indiquant qu’ « avec seulement deux ministres dans un gouvernement qui en compte près de quarante, on ne peut vraiment pas dire qu’on gouverne ensemble ».

Le responsable socialiste informe que les militants et sympathisants à la base, attendent beaucoup de leurs responsables politiques. « Nos dirigeants politiques doivent savoir que les premiers bénéficiaires de la politique, doivent être à la base. Parce que c’est elle qui supporte, régule et nous encourage à aller de l’avant », renseigne-t-il. Avant de regretter : « Parfois, nous baissons la tête parce que nous, qui sommes les dirigeants à la base, ne pouvons pas tout le temps faire face à certaines situations ».

S’agissant de la situation du Ps à Thiès, M. Diop fera savoir que « depuis 2009, des progrès ont été notés dans le parti. Les militants et sympathisants s’interrogent même sur les résultats, vu le travail de titan qu’on a abattu par amour pour notre ville et aussi, par devoir pour notre compagnonnage avec Bby ».

Dans un autre registre, M. Diop estime que Thiès est laissée en rade. Ce, malgré toutes les potentialités dont regorge la ville en termes de ressources humaines, naturelles et économiques. « Thiès est dépassée par toutes les autres villes. Elle est toujours l’enfant pauvre du pays sur le plan politique, économique et social. C’est pour cela que j’invite les Thièssois à voir comment remédier à cette situation. Thiès est la deuxième ville du Sénégal et c’est ici qu’on retrouve toutes les grandes écoles et le désengorgement de l’économie. Malheureusement, les programmes pour l’émergence dont bénéficient toutes les villes du Sénégal, Thiès n’en fait pas partie », se désole-t-il, ajoutant que « ce qui est plus exaspérant, c’est qu’à chaque fois, Tivaouane et Mbour sont servis au détriment de Thiès ».



Le Quotidien