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Course à la direction de l’ONU : Macky Sall joue une nouvelle carte devant le Conseil de sécurité

L’ancien président sénégalais Macky Sall est de nouveau en lice ce vendredi à New York pour un deuxième vote indicatif du Conseil de sécurité des Nations unies. Huit candidats sont en compétition pour succéder à António Guterres, dans une course où les considérations géographiques, la question de la représentation féminine et les positions des grandes puissances pourraient peser lourd.


Rédigé par leral.net le Vendredi 21 Août 2026 à 01:38 | | 1 commentaire(s)|

Macky Sall à nouveau soumis au verdict des membres du Conseil

Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit ce vendredi pour une nouvelle étape dans le processus de désignation du prochain secrétaire général. Les 15 membres de l’instance procéderont à huis clos à un deuxième vote indicatif.

Pour chaque candidat, les membres devront choisir entre trois appréciations : « encourage », « décourage » ou « sans opinion ». L’objectif est de mesurer les rapports de force et de permettre progressivement de dégager une candidature susceptible de recueillir un consensus.

Parmi les huit prétendants figure Macky Sall, ancien président du Sénégal, âgé de 64 ans. Il est le seul candidat ouest-africain avec l’Ougandais Olara Otunnu.

Rebeca Grynspan en tête lors du premier scrutin

Le premier vote indicatif, organisé le 30 juillet dernier, avait placé Rebeca Grynspan, ancienne vice-présidente du Costa Rica et actuelle secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), en tête.

La candidature de Macky Sall se heurte notamment à la volonté de plusieurs pays d’Amérique latine de voir le prochain secrétaire général provenir de cette région, au nom du principe informel d’alternance géographique.

Autre enjeu de cette succession : plusieurs États souhaitent qu’une femme accède pour la première fois au poste de secrétaire générale de l’ONU.

Huit candidats encore en lice

Outre Macky Sall et Rebeca Grynspan, la compétition rassemble notamment Carolyn Rodrigues-Birkett, ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, ainsi que les Équatoriennes María Fernanda Espinosa et Ivonne A-Baki.

La diversité des profils et des régions représentées traduit la complexité de la bataille diplomatique qui s’engage.

Un passage obligé par les cinq membres permanents

Pour être officiellement proposé à l’Assemblée générale, le futur secrétaire général devra obtenir au moins neuf voix favorables au Conseil de sécurité, tout en évitant le veto de l’un des cinq membres permanents : États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni.

À ce stade, les positions des grandes puissances demeurent incertaines. La Russie a même laissé entendre que de nouvelles candidatures pourraient apparaître si le processus venait à s'enliser.

Le scrutin de ce vendredi constitue donc une nouvelle étape importante pour Macky Sall. Il permettra surtout de mesurer si l’ancien chef de l’État sénégalais parvient à renforcer sa position dans une compétition où les équilibres régionaux et diplomatiques seront déterminants.