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Covid-19 : Bars et restaurants en mode « clando », accueillent exclusivement des privilégiés de la République

Si les mesures d’interdiction et autres restrictions prises par le ministre de l’Intérieur dans le cadre de l’application de l’état d’urgence assorti du couvre-feu sont suivies par la majorité des débits de boissons, il existe une autre catégorie qui ne compte pas se plier aux règles. Pour contourner l’arrêté de Antoine Félix Diome, certains gérants de bars et restaurants fonctionnent en mode « clando », avec comme clients, des privilégiés de la République.


Rédigé par leral.net le Samedi 6 Février 2021 à 00:39 | | 0 commentaire(s)|

Des officiers et hauts fonctionnaires surpris dans un « bar clandestin » des Almadies en plein couvre-feu, c’est le scandale qui a failli échapper à la vigilance de tous. Alors que la gendarmerie de Ngor mettait fin aux agissements de certains débits de boissons qui, malgré le couvre-feu, continuaient de recevoir du public, des personnes considérées comme des privilégiés, sabraient whisky, vin et champagne tranquillement dans un restaurant transformé en bar pour la circonstance.

C’est le gérant du restaurant interpellé par les pandores, qui a balancé cette information au moment où il était en garde-à-vue dans les locaux de la brigade. Selon une source qui a participé à cette opération, « effectivement, nous avons été informés de cette affaire et avons effectué un transport sur les lieux. Sur place, nous avons trouvé des personnalités de premier plan notamment des hommes de justice, des galonnés et des fonctionnaires des Nations-Unies ».

Dans l’application de ces mesures d’interdiction, il y a une catégorie de privilégiés qui continuent de fonctionner sous le couvert de la vente à emporter, comme de vrais bars.

« Après constat, nous les avons invités à mettre fin à cette situation et avons convoqué le propriétaire qui est de nationalité étrangère », renseigne la source, qui nous révèle qu’une fiche a été dressé dans ce sens à l’attention de la hiérarchie qui appréciera de la suite. Mais, nous confie-t-il "off the record", « l’homme travaillant dans la justice a tenu à nous donner les raisons de sa présence: " Je me suis rendu dans cet établissement, qui fonctionne actuellement sous forme de click and collect peu avant 20 heures, ce n’est que pour commander et payer, avant d’en partir aussitôt ".

Moins d’une semaine plus tard, c’est à un véritable coup de filet qu’ont échappé les habitués d’une brasserie réputée des Almadies. Le zèle déployé par les forces de l’ordre après les consignes à redoubler de fermeté du ministre de l’Intérieur - « Ces contrôles vont encore être renforcés et la traque des restaurants et bars clandestins va continuer à être une priorité des forces de l’ordre », a révélé un conseiller du ministre de l’Intérieur – a failli avoir raison d’une institution, un établissement situé en bordure de route et dont la table est fort prisée des politiques, magistrats comme des officiers.

« Pour faire simple, avance l’un d’eux, ce resto n’a pratiquement jamais fermé depuis le début du premier couvre-feu. » Il a failli en tout cas être la cible d’une descente en règle de la part des effectifs de la police des Mœurs, mais les clients, opportunément avisés ès qualités – et par une chaîne de SMS – d’une pareille éventualité, ont déserté l’établissement depuis.





Charlotte Diop




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