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Crash de l’hélico de l’armée : Récit glaçant des rescapés de la catastrophe


Rédigé par leral.net le Lundi 19 Mars 2018 à 10:27 | | 0 commentaire(s)|


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Après avoir assisté à la levée de corps des disparus du crash de l'hélicoptère militaire, samedi dernier, le Président Macky Sall s’est rendu au chevet des blessés à l’Hôpital Principal de Dakar. Occasion saisie par certains rescapés pour lui ont raconté les péripéties de l’accident, rapporte "L’Observateur".

Victime d’une fracture à la jambe, le journaliste Louis Philippe Sagna, s’est épanché sur l’instant du crash et les secours diligentés pour les sauver. « Cet hélicoptère, j’ai voyagé à plusieurs reprises à son bord. Le crash est arrivé brusquement et pourtant, nous avions voyagé tranquillement ».

Après 30 minutes de vol, le journaliste précise que les passagers n’ont rien senti d’anormal et une fois sur le point d’impact, il indique que l’hélicoptère s’est mis à ballotter et après une rotation, le crash est survenu. La minute d’avant lorsque l’appareil était comme entré dans une zone de turbulences, le journaliste confie avoir vu l’adjudant Sow qui écoutait la conversation des pilotes (appel de détresse), secouer la tête.

«L’adjudant Sow m’a regardé et a remué la tête. Là j’ai compris qu’il y avait un problème », indique-t-il. Après le crash, le journaliste qui était conscient, dit avoir constaté que son téléphone n’avait pas de réseau et lorsqu’enfin le réseau s’est affiché à l’écran, «je me suis dit : ça y est, on est sauvés. J’ai tout de suite pensé à joindre le Chef d’Etat-major général des armées (Cemga), pour l’organisation des secours. J’ai eu au bout du fil, un nommé Kissima. Par la suite un capitaine de l’armée de l’air, Kana Ndiaye, m’a joint au téléphone et m’a assuré que le commandant Corréa arrivait sur les lieux du crash avec les éléments des forces spéciales.

Mais subitement, le Malien (Madou Diarra) est arrivé seul. C’est lui qui m’a porté sur son dos pour me sortir des décombres. Nous étions cinq rescapés et il nous a dit:
"calmez-vous, je vais vous aider". Il a allumé sa torche. J’étais carrément dans l’eau, j’avais ma jambe foutue, quand je l’ai observée de prés, j’ai vu qu’elle flottait. J’avais joint au téléphone le Professeur Charles Diémé qui a eu à m’opérer, lui ai expliqué ma situation et demandé la conduite à tenir, car j’avais utilisé ma cravate pour faire un garrot. Il m’a assuré que si je ne saignait pas, ce n’est pas la peine », a expliqué le journaliste Louis Philippe Sagna.

Auparavant, un autre rescapé s’était confié à la délégation conduite par le chef de l’Etat, en ces termes : « Je voudrais rendre hommage mérité aux militaires pilotes qui ont perdu la vie. Ils ont fait de leur mieux pour redresser l’hélicoptère, mais ils n’y sont pas parvenus. Remercier aussi les pêcheurs de Missirah pour leur vigilance et leur organisation rapide qui ont permis de réduire les dégâts ».

L’hélicoptère de l’armée sénégalaise de type ‘’Mil Mi171E’’ de fabrication russe, s’est abîmé mercredi dernier, peu après 19 heures dans les mangroves de Missirah, dans la région de Fatick (centre). Le crash a fait 9 morts et 11 blessés, selon un dernier bilan. L’appareil qui avait à son bord 20 personnes dont 4 membres de l’équipage, revenait d’une mission sociale à Ziguinchor.