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Démission du PM, non installation de l’Assemblée nationale : « Tout cela montre qu’il y a un problème dans le régime politique sénégalais », selon le Prof. Abdoulaye Dièye

La démission du Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne continue de faire spéculer. A cela s'ajoute la non-installation de l'Assemblée nationale.


Rédigé par leral.net le Mercredi 6 Septembre 2017 à 10:01 | | 0 commentaire(s)|

Selon le Prtofesseur Abdoulaye Dièye, Professeur, Abdoulaye Dièye, enseignant à la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’UCAD, cette situation est la conséquence d’un régime politique dans lequel vit le Sénégal. Il y a l’hypertrophie de la fonction présidentielle et le régime présidentialiste qui fait du président la clé de voûte des institutions. Tout cela montre qu’il y a un problème dans notre régime. Pour lui, la situation "n’est pas admissible dans un régime parlementaire ni dans un régime véritablement présidentiel".

« Il faut se poser la question de savoir que cette situation est acceptable dans un Etat de droit encore qu’on ne connait pas le temps pendant lequel on n’aura pas de gouvernement. Nous avons entendu le Premier ministre dire dans quelques jours mais ça peut être dans quelques heures. Mais, tout cela montre que le régime dans lequel nous vivons cause problème, l’hypertrophie de la fonction présidentielle mais, surtout le fait que nous sommes dans un régime présidentialiste où la clé de voûte des institutions, c’est le président de la République », a-t-il laissé entendre sur sud FM.
 
L’enseignant souligne qu’aujourd’hui, il y a eu les élections législatives et on attend que le président de la République convoque l’Assemblée nationale parce que c’est cela que prévoir la Constitution.
« Aujourd’hui le président a reçu la démission du gouvernement et constitutionnellement qui a le pouvoir de nommer le Premier ministre. Tant qu’il ne l’aura pas fait, on n’aura pas de PM.

Tout cela montre qu’il y a un problème dans la nature de notre régime politique. Cette situation n’est pas admissible dans un régime parlementaire ; ce n’est pas non plus admissible dans un régime véritablement présidentiel », a fustigé M. Dièye.

« Nous, nous avons un régime qui n’est pas véritablement présidentiel ni véritablement parlementaire. Et voilà les conséquences que nous vivons aujourd’hui », a-t-il ajouté.
Et dans ces conditions, il pense que « nous devons réfléchir sur la nature de notre régime politique. Car, en 1960, on n’aurait jamais connu une telle situation. »
 
La rédaction de Leral.net 



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