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Dénoncé, Moustapha Diatta soutient qu’il ne faisait qu’assister socialement les épouses de ses amis


Rédigé par leral.net le Jeudi 26 Avril 2018 à 14:47 | | 0 commentaire(s)|


Lors de sa comparution en cette après-midi du mercredi 25 avril devant la Chambre criminelle spéciale de Dakar, Moustapha Diatta, dont plusieurs de ses amis à savoir Abdallah Ba, l’épouse de ce dernier Penda Keïta, Abdallah Dièye, Abdourahmane Mendy…. ont rejoint les rangs des Djihadistes en Lybie, a rejeté les lourdes charges d’actes de terrorisme et de détention illégale d’arme qui pèsent sur lui.

Agent immobilier de son état et 25e personne à être entendue dans ce procès dit de l’affaire Imam Ndao, le résident de la Sicap Baobabs a précisé qu’il n’est mêlé ni près ni loin au voyage de ses amis. Contrairement à ce que croit la belle-famille de son ami Abdallah Ba, dit « Zaid Ba », mort en Lybie avant qu’elle ne saisisse Dame justice contre lui.

« J’étais très proche d’Abdallah Ba parce qu’on fréquentait ensemble la mosquée de Gueule-tapée et le restaurant Ashanti desdits lieux. C’est là-bas que j’avais fait la connaissance des nommés Abdallah Dièye, Abdourahmane Mendy…. Mais, Abdallah Ba m’avait dit qu’il se rendait en Lybie dans le but d’y trouver du travail. C’est à la suite de cela que son épouse Penda Keïta, dite Ndèye Sy qui avait fini de le rejoindre, a joint sa famille au téléphone pour annoncer son décès auprès des combattants Djihadistes. Comme j’avais l’habitude de rendre visite à Penda Keïta avant son départ pour l’assister socialement vu que son mari avait laissé 3 enfants avec elle, les membres de sa famille m’ont soupçonné d’être son complice », a-t-il déclaré.

Pour ce qui est des munitions de calibre 4 et 5 mm et l’arme « Hatsan » que les enquêteurs avaient retrouvé chez lui à Sicap Baobabs, le père de famille de trois enfants a souligné que son arme lui servait de chasse et de pêche et qu’elle ne nécessitait pas d’autorisation d’administrative. « J’avais acheté l’arme à l’armurerie Dakaroise, située en face de l’Institut français. Et ces derniers m’avaient dit qu’elle ne nécessitait pas une autorisation. Ils m’ont juste demandé ma photocopie d’identité nationale. Je l’avais même signalé aux enquêteurs », a-t-il dit.

Interpellé sur le motif de son voyage à Kaolack en 2015, l’accusé d’alléguer : « J’étais parti rendre visite à Abibatou, épouse de mon ami Abdallah Dièye qui serait mort en Lybie. Car j’avais appris à travers des rumeurs, son voyage. C’est une fois là-bas en compagnie de Boubacar Décoll Ndiaye et Balla Sow ,que j’ai su qu’Abibatou se trouvait dans le Daara d’imam Alioune Ndao. Je lui avait offert la somme de 5 mille francs. Par la même occasion, on a échangé avec imam sur plusieurs sujets en rapport avec notre religion avant de prendre congé de lui. Avant même cette rencontre, je l’avais aperçu personnellement de loin lors d’une conférence à Tambacounda ».

L’audience a été suspendue jusqu’à aujourd'hui jeudi 26 avril 2016. C'est au tour des accusés Alpha Diallo et Mohamed Ndiaye de passer à la barre.






Kady Faty Leral