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Dernier jour du procès : Les derniers mots de Matar Diokhané et Imam Ndao


Rédigé par leral.net le Vendredi 1 Juin 2018 à 12:52 | | 0 commentaire(s)|

Dernier jour du procès : Les derniers mots de Matar Diokhané et Imam Ndao

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L’émotion était vive, hier, à la salle 4 du tribunal de Dakar, au dernier jour du procès de l’imam Ndao et Cie, dont le délibéré est fixé au 19 juillet 2018. Et comme il est de coutume dans les grands procès, la parole a été donnée aux accusés pour leurs derniers mots. Mais les plus captivants ont été ceux de Matar Diokhané, qui risque les travaux forcés à perpétuité, et ceux de l’imam Alioune Ndao, qui encourt 30 ans de travaux forcés.

Lors de sa prise de parole, Matar Diokhané a d’abord rendu grâce à Dieu et à son prophète (PSL), avant d’adresser un message émouvant au juge Samba Kane. « M. le président, nous vous remercions de votre sincérité. Si vous rendez un verdict qui nous est favorable, là, je croirais que la justice existe ».

Diokhané a, au passage, remercié ses épouses, Coumba Niang et Amy Sall, qui ont « souffert et tout entendu », et a saisi cette occasion pour redire que l’ensemble des accusations qui sont portées à son encontre, ne sont pas fondées.

Pour sa part, Imam Alioune Ndao a remercié toute la chambre, ainsi que tous les avocats, avant de formuler des prières pour eux. « Je rends grâce à Dieu qu’un imam se trouve dans cette composition qui nous juge, parce qu’il maitrise ce dont on parle. Je dis qu’on ne nous a pas enfermés, mais ce sont nos proches qu’on a incarcérés. Dans notre association, personne n’a jamais tué, violenté, ni agressé », a-t-il asséné.

Il a par ailleurs salué la noblesse de la fonction d’avocat : « Si je savais que c’était cela le métier d’avocat, c’est moi qui serait le premier à rejoindre ce corps ». Et s’adressant à la presse, il a indiqué : « que tous les médias parlent, mais tous ceux qui connaissent Alioune Ndao, savent que cela n’est pas avéré ».

Imam Ndao a également saisi cette opportunité pour revenir sur ses dures conditions carcérales. « Le jour où on m’a conduit au Camp pénal, on a chauffé la chambre où je me trouvais. J’étais tout en sueur et mes habits étaient trempés. Avant que je ne mange, ils laissent passer une odeur nauséabonde et nuisible à la respiration, etc… », a-t-il raconté.
 
 
 


 
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