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Diourbel : une affaire d’infanticide et de pratiques mystiques devant la justice

La Chambre criminelle de Diourbel a rendu son verdict dans une affaire marquée par l’infanticide et des pratiques de charlatanisme. Une jeune femme a été condamnée pour avoir tué son nouveau-né, tandis qu’un guérisseur a écopé d’une peine de prison pour son implication présumée dans cette affaire.


Rédigé par leral.net le Mercredi 5 Août 2026 à 13:08 | | 0 commentaire(s)|

Une affaire tragique mêlant infanticide et pratiques mystiques a été jugée par la Chambre criminelle de Diourbel. Les faits remontent au 23 mai 2024, lorsqu’une jeune femme identifiée sous les initiales K. Fall, âgée de 24 ans, s’était présentée à l’hôpital Ndamatou de Touba avec le corps sans vie de son nouveau-né.

Selon les éléments évoqués à l’audience, elle avait expliqué au personnel médical souffrir d’une rétention placentaire. Cependant, les soignants ont rapidement constaté plusieurs traces suspectes sur le nourrisson, notamment des blessures et des signes laissant penser à un étouffement, ce qui a conduit au signalement de l’affaire.

L’enquête a ensuite révélé que la jeune femme avait dissimulé sa grossesse et accouché seule. Face aux enquêteurs, elle a reconnu avoir étouffé son bébé afin de cacher que l’enfant n’était pas celui de son mari.

Les investigations ont également permis d’identifier l’auteur de la grossesse, un guérisseur âgé de 76 ans, répondant aux initiales A. Diop. Ce dernier aurait proposé à la jeune femme un rituel mystique comprenant notamment des poudres, un caméléon mort et un linceul, ainsi qu’un rapport sexuel présenté comme un moyen de favoriser son mariage.

Lors du procès, le ministère public avait requis la réclusion criminelle à perpétuité contre la mère pour infanticide et cinq ans de prison ferme contre le guérisseur pour charlatanisme.

La Chambre criminelle a finalement prononcé des peines moins lourdes. K. Fall a été condamnée à six ans de réclusion criminelle pour infanticide, tandis que A. Diop a écopé de deux ans de prison ferme et d’une amende de 100 000 FCFA pour charlatanisme.

Cette affaire relance une nouvelle fois le débat sur les conséquences dramatiques de certaines pratiques occultes et sur la nécessité d’une meilleure sensibilisation face aux dérives liées au charlatanisme.