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Divergences politiques Diomaye-Sonko : Mapenda Sylla, président du parti politique « THIANT AK JARINOO » (TAJ) invite le tandem, à une réconciliation


Rédigé par leral.net le Mercredi 4 Février 2026 à 17:26 | | 0 commentaire(s)|

« Chers concitoyens, Sénégalaises et Sénégalais,

Je m’adresse à vous aujourd’hui, non pas en tant que partisan d’un camp ou d’un autre, mais en tant que Sénégalais, animé par un amour profond pour notre pays et une inquiétude sincère pour son avenir. Je m’adresse aussi, et avec le plus grand respect, aux deux fils du Sénégal, dont les noms résonnent dans le cœur de notre nation : Monsieur Bassirou Diomaye Faye et Monsieur Ousmane Sonko.

Votre histoire commune nous enseigne que le Sénégal est une terre de dialogue, de « Teranga » et de résilience. Vous avez surmonté des épreuves grâce à votre capacité à vous parler, à vous écouter et à privilégier l’intérêt supérieur de la nation. Ces derniers temps, des divergences, des incompréhensions et des blessures sont apparues au sein même du mouvement porteur d’un si grand espoir pour des millions de Sénégalais.

Ces tensions attristent ceux qui croyaient en un projet commun de renouveau. Elles inquiètent nos jeunes, qui voient dans votre alliance passée, le symbole d’un changement possible. Elles fragilisent notre édifice national, à un moment où la stabilité et l’union sont plus que jamais nécessaires.

Monsieur Diomaye Faye,

Vous avez incarné la sérénité, la modération et la promesse d’une transition apaisée. Votre accession à la magistrature suprême était le fruit d’une alliance puissante et d’une confiance partagée. Vous portez aujourd’hui, le poids immense des attentes de tout un peuple.

Monsieur Ousmane Sonko,

Votre combat, vos sacrifices et votre parole ont réveillé une conscience politique formidable.
Vous avez incarné l’aspiration à la souveraineté, à la justice et à la rupture, avec des pratiques anciennes, coloniales et esclavagistes. Vous êtes devenu, pour beaucoup, un catalyseur indispensable. Aujourd’hui, je vous le dis avec fraternité : votre désunion est un luxe que le Sénégal ne peut pas se permettre. Le pays a besoin de sa vitalité démocratique, de l’énergie de son opposition et de la sérénité de son gouvernement, pour avancer.

La réconciliation que j’appelle de mes vœux, n’est pas un effacement des divergences. C’est la reconnaissance mutuelle de votre contribution unique à l’histoire récente du Sénégal. C’est la capacité à séparer le désaccord politique de la mission historique qui vous unit malgré tout : celle de bâtir un Sénégal plus juste, plus prospère et véritablement souverain. Je vous en conjure : • Déposez les armes des discours qui fracturent. Revenez à l’essentiel : le programme pour lequel le peuple vous a choisis, ensemble. • Trouvez le chemin d’un dialogue direct, franc et confidentiel. Sous l’égide, si nécessaire, de sages respectés par tous, figures de notre nation. • Souvenez-vous de ce qui vous a unis : une même analyse des maux du Sénégal, une même volonté de les guérit et la confiance que le peuple avait placée dans votre tandem.

Un Sénégal divisé, où ses fils les plus populaires s’affrontent, ne peut pas se développer. Un Sénégal apaisé, où une opposition constructive et un gouvernement engagé, œuvrent dans le respect de leurs rôles, est invincible. Excellence, Monsieur le Président Diomaye Faye, tendez la main.

Monsieur le Premier Ministre Ousmane Sonko, saisissez-la. Faites-le non pas l’un pour l’autre, mais pour le paysan de Kaffrine, de Malem Hodar, pour la commerçante de Diourbel, pour le jeune diplômé de Dakar ou de Ziguinchor, pour le pêcheur de Saint Louis, de Rufisque ou de Mbour, qui attend des solutions concrètes, pas des querelles. Que votre histoire commune ne devienne pas un chapitre tragique de divisions, mais le récit fondateur d’une nouvelle maturité politique sénégalaise, où même après la plus grande rivalité, l’amour du Sénégal l’emporte.

Le Sénégal est plus grand que nos egos. Son développement appelle notre unité. Sa stabilité exige notre sagesse. Réconciliez-vous pour le Sénégal. Vive le Sénégal
Je vous remercie. »






Mapenda Sylla,
Président du parti politique TAJ (THIANT AK JARINOO)

 

Ousseynou Wade