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Élevage durable : Cheikh Oumar Ba plaide pour une alliance régionale entre le Sénégal, la Gambie et la Guinée-Bissau

Le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Cheikh Oumar Ba, a appelé les pays voisins à renforcer leur coopération pour accélérer le développement durable de l’élevage. Cette déclaration a été faite à Dakar lors de l’adoption officielle de la Déclaration de Dakar du Global Agenda for Sustainable Livestock (GASL).


Rédigé par leral.net le Lundi 8 Juin 2026 à 23:56 | | 0 commentaire(s)|

Le Sénégal veut faire de la coopération régionale un levier majeur pour la transformation durable du secteur de l’élevage. À l’occasion de la 14e réunion multipartite du Programme mondial pour un élevage durable (GASL), tenue à Dakar, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Cheikh Oumar Ba, a lancé un appel fort en faveur d’une synergie renforcée entre les pays de la sous-région.

La rencontre a réuni des représentants du Sénégal, de la Gambie et de la Guinée-Bissau autour des défis liés à la durabilité des systèmes d’élevage face aux changements climatiques et aux enjeux de sécurité alimentaire.

Une feuille de route pour l’élevage de demain

Adoptée le 8 juin 2026, la Déclaration de Dakar constitue une nouvelle feuille de route destinée à accompagner la modernisation du secteur. Le document encourage notamment l’intégration des pratiques d’élevage dans les politiques mondiales d’adaptation et d’atténuation des effets du changement climatique.

Pour Cheikh Oumar Ba, les défis auxquels font face les éleveurs dépassent largement les frontières nationales.

« Cette rencontre nous invite à renforcer les synergies entre les dimensions économiques, sociales et environnementales du développement de l’élevage, notamment à travers la coopération transfrontalière », a-t-il souligné.

La souveraineté alimentaire au cœur des priorités

Le ministre a rappelé que l’élevage demeure un pilier stratégique du développement économique et social dans la sous-région.

Dans le cadre de l’Agenda Sénégal 2050, les autorités sénégalaises poursuivent plusieurs réformes visant à moderniser les filières animales. Ces actions concernent notamment :

Le renforcement de la santé animale ;
L’amélioration génétique du cheptel ;
Le développement de l’alimentation du bétail ;
La valorisation des produits animaux ;
La gestion durable des ressources pastorales ;
L’amélioration de l’accès aux marchés.

L’objectif affiché est de renforcer durablement la souveraineté alimentaire du pays tout en améliorant les revenus des éleveurs.

Les Nations unies aux côtés du Sénégal

Prenant part à la cérémonie, Aminata Maiga a insisté sur l’importance du thème retenu : « Du dialogue mondial à l’action locale pour un élevage résilient et durable ».

Selon elle, l’élevage constitue une activité essentielle pour des millions de familles en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Au-delà de son poids économique, il contribue à la sécurité alimentaire, à la création d’emplois et à la cohésion sociale.

Elle a également réaffirmé l’engagement du système des Nations unies à accompagner le Sénégal dans la mise en œuvre de sa vision de transformation économique à l’horizon 2050.

Un défi régional face au changement climatique

Les participants ont unanimement reconnu que l’avenir de l’élevage passe par une approche intégrée associant États, organisations internationales, chercheurs, acteurs privés et communautés pastorales.

Face aux effets du changement climatique, à la pression sur les ressources naturelles et aux besoins croissants en produits animaux, la coopération régionale apparaît désormais comme une nécessité pour garantir la résilience des systèmes de production et la sécurité alimentaire dans la sous-région.