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Emigration clandestine: Diender, zone de départ, mais aussi de retour

La commune de Diender, dans le département de Thiès, fait partie des zones durement frappées par l’émigration clandestine, avec ses innombrables départs, mais aussi ses nombreux retours. C’est pourquoi d’ailleurs elle a été choisie par l’Organisation internationale pour les Migrations (OiM) au Sénégal, pour abriter la campagne itinérante sur les risques liés à l’émigration clandestine. Même s’il y a une accalmie, la problématique de l’émigration clandestine est encore loin de connaître une solution définitive.


Rédigé par leral.net le Samedi 3 Juillet 2021 à 09:35 | | 0 commentaire(s)|

Emigration clandestine: Diender, zone de départ, mais aussi de retour
C’est pour réduire les risques à des proportions suffisamment négligeables, qu’une campagne itinérante est mise en œuvre par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) au Sénégal, depuis 2018.

Selon Khady Ngom, point focal du projet CinemArena, il s’agit d’une campagne de sensibilisation sur les risques lies à la migration irrégulière. Elle a commencé depuis le 14 juin 2021 et Diender fait partie des zones ciblées et qui sont des zones sensibles de départ et où il y a également beaucoup de retours de migrants. En effet, malgré ses énormes potentialités économiques liées a la production horticole, Diender a subi le drame de l’émigration clandestine, avec des départs innombrables, mais aussi des retours traumatisants.

Pour Khady Ngom, la campagne porte sur une sensibilisation à outrance des jeunes candidats a l’émigration clandestine, ainsi que leurs familles, pour les pousser à bannir toute idée de quitter le pays pour une aventure périlleuse.

Pour elle, ce phénomène a suffisamment cause de dégâts et de drames dans les familles et il est temps que les jeunes sachent qu’il y a bel et bien des opportunités économiques au pays et qui peuvent leur permettre de se prendre en charge dans la dignité.

Waly Bakhoum, chef d’antenne régionale de l’Agence Nationale pour la Promotion des Jeunes (ANPJ), estime que c’est extrêmement important de mener une telle sensibilisation sur la migration irrégulière, mais il faut aussi proposer aux jeunes des alternatives. C’est en ce sens que l’Etat a mis en place des stratégies de prise en charge, pour dire aux jeunes qu’il est possible de rester et de réussir.

C’est pourquoi d’ailleurs, les Pôles pour l’Emploi et l’Entrepreneuriat des Jeunes et des Femmes (PEEJF) sont créés, dont celui de Thiès qui vient d’être inauguré par le président de la République, Macky Sall. Il y a plusieurs opportunités qui s’offrent aux jeunes, en l’occurrence l’accompagnement de l’Etat vers l’insertion, les dispositifs de renforcement de l’employabilité des jeunes, la convention Etat-Employeurs qui a été porte de 1 a 15 milliards de FCfa, pour ce renforcement de l’employabilité.

Il s’y ajoute l’accompagnement vers les financements, les opportunités de formation avec les bourses offertes par les 3FTT et l’Office National de Formation Professionnelle (ONFP).

Serigne Cheikh Fall de Notto Gouye Diama, un candidat à l’émigration clandestine et qui a été contraint au retour dans des conditions difficiles, témoigne : « C’est le manque de perspectives en ce qui concerne l’emploi, qui nous avait poussé, en 2018, à emprunter les pirogues de fortune pour l’Espagne, dans l’espoir de trouver des lendemains meilleurs.

Pour avoir l’argent permettant de payer le voyage, il a fallu faire des pieds et des mains pendant très longtemps. Mais le rêve s’est brise au Maroc après une traversée périlleuse et ou nous avons été interpelles, avant d’être rapatriés au Sénégal. C’est ainsi que nous sommes retournes dans l’exploitation maraichère et notre activité économique est soutenue par l’OIM, à travers la mise à disposition de matériel de production ; et c’est pourquoi d’ailleurs, elle est dans de bonnes perspectives et en phase même de pérennisation
».

Samuel Diémé, Colonel à la retraite des Eaux et Forets, Expert en approche communautaire, souligne pour sa part, qu’avant la mise en place de ce programme, il y a eu une identification des principales activités économiques de la zone et les problèmes lies à leur pratique. Il en est ressorti deux problèmes majeurs, en l’occurrence la problématique de l’eau et la commercialisation des produits.

C’est ainsi que des dispositions sont prises pour mettre en place des forages et inciter les jeunes à l’agriculture. En effet, en permettant aux jeunes d’avoir des opportunités pour un retour à la terre, on apporte en même temps une solution durable à la question de l’émigration clandestine, un véritable drame pour la jeunesse sénégalaise.

Il ajoute un message adresse aux jeunes : « On ne vous demande pas de ne pas voyager, car nous sommes dans un village planétaire, mais il faut le faire dans les normes. Si vous n’avez pas les conditions, vous pouvez rester et vous investir dans l’agriculture et avoir les moyens de subvenir a vos besoins ».






L’As



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