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États-Unis: Donald Trump renoue avec ses attaques contre la presse au dîner des correspondants

Rédigé par leral.net le Samedi 25 Juillet 2026 à 11:04 | | 0 commentaire(s)|

Trois mois après la fusillade qui avait interrompu le dîner annuel des correspondants de la Maison Blanche, Donald Trump a finalement prononcé vendredi 24 juillet son discours devant le gratin politique et médiatique de Washington. Entre attaques contre les journalistes, plaisanteries sur un troisième mandat et hommage aux forces de l’ordre, le président américain a renoué avec son ton habituel.


Donald Trump a multiplié les attaques vendredi soir pour son retour au grand gala de la presse de Washington, organisé sous sécurité renforcée trois mois après une tentative d’assassinat qui avait provoqué son évacuation dans le chaos. Le président américain a prononcé le discours qu’il n’avait pas pu achever lors du dîner du 25 avril. La soirée avait été interrompue lorsqu’un homme armé avait tenté de franchir le dispositif de sécurité du Washington Hilton et ouvert le feu sur des agents fédéraux.

Cole Tomas Allen, un Californien de 31 ans, est inculpé de quatre chefs d’accusation, notamment de tentative d’assassinat du président des États-Unis et d’agression d’un agent fédéral avec une arme mortelle. Il a plaidé non coupable.

Donald Trump avait commencé son intervention sur un ton conciliant, rendant notamment hommage aux forces de l’ordre. Il a rapidement renoué avec ses attaques habituelles. « Cet endroit est vraiment le plus grand groupe de personnes atteintes du syndrome de délire anti-Trump jamais rassemblé », a-t-il lancé devant les journalistes et les responsables politiques présents.

Une casquette « Trump 2028 »

Après s’en être pris aux médias puis à ses adversaires démocrates, Donald Trump a une nouvelle fois évoqué l’éventualité d’un troisième mandat, pourtant interdit par la Constitution américaine, avant d’assurer qu’il ne faisait que « plaisanter ». Le président a néanmoins coiffé une casquette « Trump 2028 » et annoncé son « intention de concourir pour un quatrième mandat de président des États-Unis », également impossible constitutionnellement.

Il a conclu son discours, long d’environ une heure, en affirmant éprouver un « immense respect » pour les journalistes présents, avant d’ajouter : « Quand je serai parti, vous serez tous fauchés. »

Donald Trump avait annoncé début juin avoir accepté une nouvelle invitation au dîner, qui réunit traditionnellement chaque année les principales figures politiques et médiatiques de la capitale américaine. Il avait salué une « très bonne nouvelle », estimant que les Américains ne pouvaient pas « laisser des cinglés changer [leur] mode de vie ».

La présidente de l’Association des correspondants de la Maison Blanche, Weijia Jiang, avait expliqué que la soirée avait été reprogrammée afin de ne pas laisser « un acte de violence avoir le dernier mot ». Vendredi, Donald Trump a affirmé qu’il envisageait de revenir l’an prochain.

Une soirée plus resserrée

Le lieu de la réception avait changé. Le dîner s’est tenu au Waldorf Astoria, installé dans l’ancien hôtel Trump de Washington, et non au Washington Hilton. L’événement se voulait également plus réduit et « plus intime », selon les organisateurs.

Les rues voisines avaient été bloquées plusieurs heures avant le discours. À l’intérieur du bâtiment, les contrôles ne paraissaient toutefois pas particulièrement plus stricts, a constaté un journaliste de l’AFP.

Le dîner d'avril était le premier auquel Donald Trump participait en tant que président. Durant son premier mandat, il avait systématiquement boycotté cet événement, reflet de ses relations conflictuelles avec des médias qu’il qualifie régulièrement d’« ennemis du peuple ».

Le programme a repris les principaux éléments de la soirée interrompue en avril, notamment une prestation du mentaliste Oz Pearlman. Un hommage a également été rendu à l’agent du Secret Service blessé lors de la fusillade, ainsi qu’au personnel du Washington Hilton.

Le directeur du Secret Service, Sean Curran, était présent pour surveiller l’arrivée des invités. Il avait défendu mercredi le dispositif mis en place en avril, malgré les critiques formulées après l’attaque. « Le dispositif a fonctionné, le système a fonctionné », avait-il déclaré, soulignant que le cordon de sécurité avait empêché le suspect présumé d’atteindre la grande salle. Il a toutefois averti que « le niveau et la nature de la menace » contre les plus hauts responsables américains étaient « plus importants que tout ce [qu’il avait] jamais vu ».

RFI