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FIFA : Infantino sous pression en Europe, mais conforté par le soutien de l’Afrique

La crise autour du projet abandonné d’ouverture de la FIFA à des investisseurs privés continue de fragiliser Gianni Infantino. Alors que l’UEFA maintient ses exigences et menace toujours de boycotter certaines compétitions, le président de l’instance mondiale peut compter sur l’appui ferme de la Confédération africaine de football (CAF).


Rédigé par leral.net le Vendredi 7 Août 2026 à 13:09 | | 0 commentaire(s)|

Une présidence fragilisée à l’approche de 2027

Gianni Infantino traverse une période particulièrement délicate depuis l’échec de son projet visant à créer une structure commerciale liée à la FIFA. Malgré l’abandon de cette initiative et les excuses présentées par la direction de l’instance mondiale, les critiques restent vives au sein de plusieurs confédérations.

À quelques mois de l’élection présidentielle de la FIFA prévue en mars 2027, le dirigeant italo-suisse, seul candidat déclaré pour l’instant, tente de consolider ses soutiens parmi les 211 fédérations membres.

L’UEFA maintient la pression

La Confédération européenne de football (UEFA), forte de ses 55 associations membres, reste à la pointe de la contestation. L’instance estime que les garanties apportées par la FIFA ne répondent pas encore à ses attentes.

Outre l’abandon définitif du projet controversé, l’UEFA réclame des assurances afin qu’une initiative similaire ne puisse plus être engagée sans consultation préalable des fédérations.

L’instance européenne affirme avoir perdu confiance dans la présidence de Gianni Infantino. Plusieurs fédérations européennes ont déjà exprimé publiquement leur désaccord, tandis que les grandes nations du continent restent encore attendues.

L’Afrique apporte un soutien stratégique

Face aux critiques européennes, Gianni Infantino bénéficie d’un soutien majeur venant du continent africain. La Confédération africaine de football (CAF), qui compte 54 membres affiliés à la FIFA, a réaffirmé à l’unanimité son appui au président de l’instance mondiale.

La CAF a accueilli favorablement les excuses présentées par Infantino tout en rappelant l’importance du respect des règles de gouvernance, de la transparence et des procédures de consultation.

Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a également salué l’accompagnement de la FIFA envers le football africain depuis plusieurs années, notamment à travers les programmes de développement et de solidarité.

Des positions contrastées dans les autres continents

En Amérique du Nord et dans les Caraïbes, la Concacaf a rejoint les critiques concernant le manque de consultation autour du projet abandonné et réclame une réflexion approfondie sur la gouvernance de la FIFA.

En Asie, la Confédération asiatique de football appelle également à revoir les mécanismes de décision de l’organisation, même si plusieurs fédérations nationales ont affiché leur soutien à Infantino.

En Amérique du Sud, la Conmebol s’est dite préoccupée par certaines décisions prises par la FIFA, tout en rejetant l’idée d’une destitution du président sortant. La Fédération argentine a, pour sa part, renouvelé son soutien au dirigeant suisse.

Une bataille d’influence avant l’élection

À l’approche du scrutin de mars 2027, le rapport de force semble se dessiner entre une Europe plus critique et plusieurs confédérations favorables à la continuité. La capacité de Gianni Infantino à rassembler une majorité des 211 voix sera déterminante pour son avenir à la tête du football mondial.