leral.net | S'informer en temps réel

FIFA : malgré une fronde mondiale, Gianni Infantino maintient son projet d’ouverture aux investisseurs privés

Face à une vive contestation de plusieurs confédérations, dont l'UEFA et la Concacaf, la FIFA ne renonce pas à son projet d'ouverture aux investisseurs privés. L'instance dirigée par Gianni Infantino promet une large consultation des fédérations membres, tout en assurant que le contrôle du football mondial restera entre ses mains.


Rédigé par leral.net le Vendredi 31 Juillet 2026 à 13:14 | | 0 commentaire(s)|

La FIFA a réaffirmé, vendredi, sa volonté de poursuivre son projet d'ouverture aux investisseurs privés, malgré les fortes critiques exprimées par plusieurs de ses associations membres. Dans un communiqué, l'instance mondiale du football affirme vouloir maintenir une consultation « ouverte et démocratique », estimant que le débat a été perturbé par des informations inexactes relayées dans les médias.

« Le processus de consultation que nous avions prévu a été perturbé par des informations inexactes diffusées dans les médias. Nous poursuivrons néanmoins cette consultation afin que chaque fédération membre puisse se prononcer sur la base de faits avérés », indique la FIFA.

Présenté cette semaine, le projet prévoit la création d'une nouvelle entité baptisée FIFA Forward Enterprise (FFE), ouverte à des investisseurs privés qui pourraient détenir jusqu'à 20 % du capital. L'objectif affiché est de mobiliser 4,2 milliards de dollars, sur la base d'une valorisation de 20 milliards de dollars, afin de porter les financements destinés au développement du football mondial à 10 milliards de dollars sur les quatre prochaines années.

Une opposition marquée de plusieurs confédérations

Le projet suscite toutefois une forte résistance. L'UEFA, qui regroupe 55 fédérations européennes, a dénoncé une initiative élaborée « en secret » et a même évoqué la possibilité de boycotter les compétitions de la FIFA, y compris la Coupe du monde, si le projet était maintenu.

La Concacaf a également rejeté la proposition, tandis que la Confédération asiatique (AFC) regrette l'absence de consultation préalable. De son côté, la Confédération africaine de football (CAF) adopte une position plus mesurée en invitant ses associations membres à examiner le projet avant de se prononcer.

« Le football n'est pas à vendre »

Face aux critiques, la FIFA se veut rassurante. Elle affirme qu'il n'est nullement question de céder le contrôle du football mondial.

« Personne n'est en train de vendre le football. La FIFA conservera le contrôle exclusif de cette société ainsi que l'autorité sur la gouvernance du football, les compétitions, le calendrier international et les décisions réglementaires », assure l'organisation.

Si le projet est approuvé par la majorité des 211 fédérations membres, chacune pourrait bénéficier d'une aide exceptionnelle de 20 millions de dollars dès 2027. Les dotations du programme FIFA Forward passeraient également de 8 à 20 millions de dollars sur la période 2027-2030.

Une décision attendue avant septembre

Les fédérations nationales disposent jusqu'au 19 septembre pour se prononcer sur cette réforme. Un calendrier que l'UEFA juge particulièrement serré, alors que Gianni Infantino briguera un nouveau mandat lors de l'élection présidentielle de la FIFA prévue en mars 2027.

Pour le président de la FIFA, cette réforme représente une opportunité majeure de renforcer les moyens financiers destinés au développement du football, tout en garantissant que la gouvernance du sport restera sous le contrôle de l'institution.