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Fonds politiques de la Primature : Thierno Bocoum réclame des explications sur l'utilisation de plus de 14 milliards FCFA

Le président d'AGIR-Les Leaders, Thierno Bocoum, relance le débat sur la gestion des fonds politiques de la Primature. S'appuyant sur des déclarations du ministre Abdourahmane Diouf, il interpelle les autorités sur l'utilisation de 14,16 milliards FCFA qui auraient été alloués à la Primature durant les deux années où Ousmane Sonko dirigeait le gouvernement. Il appelle à davantage de transparence et de redevabilité dans la gestion des deniers publics.


Rédigé par leral.net le Mardi 28 Juillet 2026 à 01:20 | | 0 commentaire(s)|

Le débat autour des fonds politiques de la Primature prend une nouvelle ampleur. Le président d'AGIR-Les Leaders, Thierno Bocoum, a publiquement demandé des clarifications sur l'utilisation de 14,16 milliards FCFA, un montant qu'il calcule à partir des déclarations du ministre de l'Énergie et du Pétrole, Abdourahmane Diouf.

Selon ce dernier, le Premier ministre disposait d'une enveloppe de 1,77 milliard FCFA par trimestre au titre des fonds politiques. En projetant cette dotation sur une période de deux ans, Thierno Bocoum estime que les ressources mobilisées atteignent 14,16 milliards FCFA, soit environ 19,4 millions FCFA par jour.

Pour le leader d'AGIR, la question centrale ne porte pas uniquement sur le montant, mais sur les résultats obtenus grâce à ces ressources publiques.

Afin d'illustrer l'importance de cette enveloppe, il évoque plusieurs équivalences budgétaires, notamment la construction de centaines de salles de classe, le financement de millions de tickets de restauration universitaire, de consultations médicales ou encore de bourses sociales. Il précise toutefois que ces comparaisons visent uniquement à mesurer le poids financier de ces fonds face aux besoins sociaux du pays.

Thierno Bocoum souligne que de nombreux établissements scolaires continuent de fonctionner sous des abris provisoires, que certains étudiants rencontrent des difficultés d'accès à la restauration universitaire et que des familles renoncent parfois aux soins faute de moyens.

Dans ce contexte, il estime que toute utilisation de ressources publiques doit pouvoir être justifiée par des objectifs précis et des résultats mesurables.

Au-delà des divergences politiques, le président d'AGIR appelle à un renforcement des mécanismes de contrôle, de transparence et de reddition des comptes concernant les fonds politiques. Selon lui, les Sénégalais sont en droit de savoir comment ces ressources ont été utilisées et quels bénéfices elles ont apportés à la population.