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Gabon : Entre promesses de rupture et exigences de résultats

Rédigé par leral.net le Vendredi 16 Janvier 2026 à 18:04 | | 0 commentaire(s)|

Libreville le 16 Janvier 2026-Le Gabon est à la croisée des chemins. Après des décennies d'immobilisme, de promesses différées et de frustrations silencieuses, le pays vit un moment historique, où chaque décision compte, où chaque silence pèse et où chaque renoncement coûtera cher aux générations futures.
La rupture annoncée n'est pas seulement institutionnelle. Elle est morale, sociale et économique. Le peuple gabonais, longtemps relégué au rang de spectateur de sa propre destinée, (...)

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Libreville le 16 Janvier 2026-Le Gabon est à la croisée des chemins. Après des décennies d'immobilisme, de promesses différées et de frustrations silencieuses, le pays vit un moment historique où chaque décision compte, où chaque silence pèse, et où chaque renoncement coûtera cher aux générations futures.

La rupture annoncée n'est pas seulement institutionnelle. Elle est morale, sociale et économique. Le peuple gabonais, longtemps relégué au rang de spectateur de sa propre destinée, exige désormais des actes clairs, lisibles et irréversibles. Il ne s'agit plus de discours, mais de résultats. Plus de slogans, mais de réformes tangibles.

L'État face à ses responsabilités

L'administration gabonaise souffre d'un mal profond : lenteur, opacité, clientélisme et confusion des rôles. Trop souvent, la loi a été interprétée selon les intérêts du moment, au détriment de l'équité et de la justice. Cette situation a affaibli la confiance entre l'État et les citoyens, creusant un fossé dangereux pour la stabilité nationale.

L'administration gabonaise souffre d'un mal profond : lenteur, opacité, clientélisme et confusion des rôles. Trop souvent, la loi a été interprétée selon les intérêts du moment, au détriment de l'équité et de la justice. Cette situation a affaibli la confiance entre l'État et les citoyens, creusant un fossé dangereux pour la stabilité nationale.

Aujourd'hui, l'exigence est simple : restaurer l'autorité de l'État sans brutalité, rétablir la justice sans instrumentalisation, gouverner sans exclusion. L'État doit redevenir arbitre, et non acteur partisan.

Une jeunesse à bout de patience

Majoritaire, instruite, connectée, la jeunesse gabonaise n'attend plus. Elle observe, elle juge et elle tranche. Le chômage massif, la précarité persistante et l'absence de perspectives réelles nourrissent un sentiment d'abandon qui peut, à tout moment, se transformer en rupture sociale.

Ignorer cette jeunesse serait une faute historique. La récupérer politiquement serait une erreur stratégique. La responsabiliser, l'employer et l'écouter est une obligation nationale.

Économie : rompre avec la rente

Le Gabon ne peut plus vivre sous perfusion pétrolière. La dépendance aux matières premières a montré ses limites, exposant le pays aux chocs externes et à l'instabilité budgétaire. La diversification économique n'est plus un slogan de programme : c'est une question de survie.

Agriculture, transformation locale, entrepreneuriat, économie numérique, PME : les solutions existent, mais elles exigent courage politique, transparence et volonté de rompre avec les intérêts établis.

Le temps du courage

Le Gabon n'a pas besoin d'hommes providentiels. Il a besoin d'institutions solides, de règles respectées et de dirigeants courageux. La transition ne sera crédible que si elle produit une gouvernance exemplaire, une justice indépendante et une économie inclusive.

Le peuple gabonais n'attend pas la perfection. Il attend la sincérité, la cohérence et la vérité. Car une chose est certaine : le Gabon ne peut plus reculer. L'histoire observe. Le peuple aussi.

Wesley A



Source : https://www.gabonews.com/fr/actus/societe/article/...