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Hausse du pétrole : le Sénégal débloque 729 milliards FCFA pour préserver les prix des carburants et de l’électricité

Face à la flambée des cours mondiaux du pétrole, le gouvernement sénégalais augmente fortement les subventions au secteur de l’énergie. L’enveloppe prévue pour 2026 atteint désormais 729 milliards de FCFA afin de maintenir les prix des carburants et de l’électricité et de protéger le pouvoir d’achat des ménages.


Rédigé par leral.net le Mercredi 5 Août 2026 à 12:41 | | 0 commentaire(s)|

Le Sénégal renforce son soutien au secteur de l’énergie pour amortir les effets de la hausse des prix du pétrole sur les consommateurs. Selon le Document de planification budgétaire économique pluriannuelle (DPBEP), l’État prévoit de consacrer 729 milliards de FCFA aux subventions énergétiques en 2026, contre une estimation initiale de 250 milliards de FCFA.

Cette importante révision s’explique par la progression du prix du baril de pétrole sur le marché international. Au 3 août 2026, le baril s’établissait à 88 dollars, alors que les prévisions budgétaires avaient été élaborées sur une hypothèse de 64 dollars.

L’effort financier est également supérieur aux 412 milliards de FCFA mobilisés en 2025. L’objectif affiché par les autorités est de maintenir inchangés les tarifs des carburants et de l’électricité malgré un contexte international marqué par la volatilité des prix de l’énergie.

Pour rappel, les prix des carburants avaient été revus à la baisse en décembre 2025. Le litre de supercarburant est fixé à 920 FCFA, tandis que le gasoil est vendu à 680 FCFA. Dans le même temps, le tarif de la première tranche de consommation d’électricité (0 à 150 kWh) avait été réduit de 10 %, afin de soutenir le pouvoir d’achat des ménages les plus vulnérables.

Afin de financer cet effort supplémentaire, le gouvernement a procédé à une réallocation de 687,2 milliards de FCFA sur plusieurs postes de dépenses de fonctionnement et d’investissement, mobilisant aussi bien des ressources internes qu’externes.

Les autorités assurent toutefois que ces ajustements budgétaires n’affecteront pas les secteurs prioritaires. L’éducation, la santé, la sécurité, les collectivités territoriales, les représentations diplomatiques, les subventions agricoles ainsi que les dépenses de personnel ont été préservées, dans le souci de maintenir les équilibres sociaux tout en garantissant la soutenabilité des finances publiques.