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Ibrahima Sall, détenu à la Section de Recherches : La Coseddh demande sa libération

La Coalition Sénégalaise des Défenseurs des Droits humains (Cosddh) demande la libération du président de l’Asred, Ibrahima Sall. Cette entité a appris l’interpellation, le mardi 1er mai 2018, du Président de l’Association Sénégalaise pour la Réinsertion Sociale des Détenus (Asred).


Rédigé par leral.net le Vendredi 4 Mai 2018 à 08:25 | | 0 commentaire(s)|


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Trois (3) jours après son interpellation, le président de l'Asred, Ibrahima Sall est toujours en garde-à-vue à la Section de Recherches de la Gendarmerie nationale à Colobane. Selon des informations obtenues auprès de son avocat, Ibrahima Sall a été interrogé sur les sources d’information et de financement de son organisation, ainsi que sur les activités de celle-ci.

Pour rappel l’administration pénitentiaire, à travers un communiqué diffusé dans la presse le 02 mai 2018, reprochait à l’Asred de diffuser de fausses informations sur les mouvements d’humeur des détenus dans les prisons sénégalaises.

Il faut toutefois souligner que les organisations membres de la Coalition Sénégalaise des Défenseurs des Droits Humains ( Coseddh ), ont à plusieurs occasions, dénoncé les mauvaises conditions de détention dans les prisons sénégalaises, et qui se traduisent par de fréquents mouvements de protestation des détenus, dont le plus grave fut la mutinerie à la Maison d’Arrêt et de Correction de Rebeuss le 20 septembre 2016.

Cette mutinerie, lit-on sur le communiqué reçu à Leral, s’est soldée par la mort d’un détenu et plus de quarante blessés, apporte tout son soutien à Ibrahima Sall dans le cadre de la procédure judiciaire, initiée à son encontre par la direction de l’administration pénitentiaire.

Ladite Coalition, dans sa posture d’alerte et de veille, rappelle à l’Etat du Sénégal la Déclaration de l’Assemblée générale des Nations-Unies sur les défenseurs des droits de l’homme de 1998 et la résolution de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples de 2017 qui engagent les Etats membres des Nations-Unies et de l’Union Africaine, à protéger les défenseurs des droits humains et à créer les conditions du libre exerce de leur travail.

La Coalition reconnait à l’Etat le droit de démentir les allégations des organisations de défense des droits humains, et celui de formuler des critiques objectives contre leurs méthodes de travail. Mais, disent-ils, en aucun cas, un défenseur des droits humains ne devrait être détenu de la sorte.

Les organisations membres de la Coseddh, signale-t-on, sont Amnesty International Sénégal, RADDHO, LSDH, ONDH, SIDH, ONG-3D, GRA- REDEP, CONGAD, ANAFA, Article 19/Afrique de l’ouest, PCQVP Sénégal. Inquiétée pour des actions menées ou pour des informations reçues et diffusées dans le cadre de son travail de promotion et de protection des droits humains, la Coalition sénégalaise des défenseurs des droits humains appelle à l’abandon des poursuites judiciaires contre Ibrahima Sall et réaffirme sa volonté de travailler ensemble avec l’Etat du Sénégal pour améliorer les conditions de vie et de séjour des détenus dans les prisons sénégalaises.





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