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« Je n’ai pas la force de me battre »

Rédigé par leral.net le Mercredi 21 Octobre 2015 à 13:09 | | 0 commentaire(s)|

« Mon mari travaillant au sud, je me trouve seule toute la semaine avec nos deux enfants âgés respectivement de 4 et 1 ans. Les premiers temps, je parvenais avec beaucoup de difficultés à concilier entre mon job de commerciale que j’aime beaucoup et ma précieuse vie de famille. Mais, tout allait tellement vite, le matin en particulier, il suffit d’un petit caprice ou d’un mini imprévu avec les enfants pour que j’arrive «en retard» au boulot.


« Je n’ai pas la force de me battre »

 

Mes supérieurs n’étaient pas contents, et moi non plus. Mes beaux-parents ne sont pas très disponibles, mes parents vivent loin de moi et je suis obligée de faire un long détour pour leur emmener les enfants. C’est également la galère quand l’un des petits est malade. Congé de maladie, absence, retard au bureau, franchement j’étais l’image de la salariée incompétente et cela me faisait mal car j’adorais mon job. Je commençais à devenir très nerveuse avec les enfants. Entre les remarques désobligeantes de mon patron qui me refusait des augmentations, me mettait sous pression en fixant exprès, par exemple, des réunions en fin de journée, et mes charges quotidiennes, je n’en pouvais plus. Je tenais à ma carrière professionnelle, mais je me sentais trop faible pour pouvoir tout faire à la fois. J’avais l’impression de courir dans tous les sens et de me retrouver à la fin insatisfaite du résultat. Au bout du compte, j’ai prix la décision dure de démissionner, de mettre entre parenthèses ma carrière professionnelle, en attendant de voir mes petits bouts de chou grandi un peu plus. Ce choix était loin d’être facile, j’ai longuement pleuré, j’ai crié ma rage contre ma faiblesse, je me suis comparée à d’autres femmes qui travaillent et qui ont des enfants, une vie de famille et qui arrivent malgré tout à assurer. J’ai accepté mon impuissance, ma faiblesse, j’ai accepté de me contenter du statut de femme au foyer pour le bien de mes enfants, au moins le temps qu’ils grandissent un peu. » Que feriez-vous à ma place?

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