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Keur Massar : quatre femmes écrouées après le démantèlement présumé d’un réseau de proxénétisme

Une opération de la Sûreté urbaine de Dakar a conduit à l’interpellation de quatre femmes dans un appartement de l’Unité 11 des Parcelles Assainies de Keur Massar. Les enquêteurs soupçonnent la mise en place d’une activité de prostitution organisée, notamment à travers les réseaux sociaux et des transferts d’argent. Les quatre mises en cause ont été placées sous mandat de dépôt après leur déferrement devant le parquet de Pikine-Guédiawaye.


Rédigé par leral.net le Samedi 22 Août 2026 à 08:50 | | 0 commentaire(s)|

Un réseau présumé de proxénétisme a été démantelé à Keur Massar à la suite d’une enquête menée par la Sûreté urbaine de Dakar. Quatre femmes ont été interpellées dans le cadre de cette affaire et déférées le 18 août devant le parquet du tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye.

Les mises en cause sont poursuivies notamment pour association de malfaiteurs, proxénétisme, racolage et défaut de carnet sanitaire. Elles ont été placées sous mandat de dépôt et doivent comparaître devant le tribunal des flagrants délits.

L’enquête a débuté fin juillet, après des informations faisant état d’une activité de prostitution organisée dans un appartement situé à l’Unité 11 des Parcelles Assainies de Keur Massar. Une opération d’infiltration aurait permis aux enquêteurs de confirmer leurs soupçons.

Lors de l’intervention, plusieurs objets ont été saisis, dont trois carnets sanitaires, cinq paquets de préservatifs, ainsi que 15 téléphones portables utilisés, selon les enquêteurs, pour gérer les appels de clients. Deux autres téléphones ont également été placés sous scellés.

Des versions divergentes

Les auditions ont fait apparaître des versions différentes sur le fonctionnement du groupe et le rôle joué par chacune des personnes interpellées.

L’une des jeunes femmes a déclaré avoir été recrutée alors qu’elle cherchait un emploi. Elle affirme avoir reçu des clients dans une chambre de l’appartement et reverser une partie des recettes à une femme qu’elle présente comme sa responsable.

Cette dernière reconnaît avoir pratiqué la prostitution, mais nie catégoriquement les faits de proxénétisme. Elle affirme que les occupantes de l’appartement étaient simplement des colocataires et que chacune travaillait pour son propre compte.

Les enquêteurs ont toutefois relevé des mouvements financiers entre plusieurs numéros utilisés par les protagonistes. L’exploitation des téléphones aurait également permis d'identifier des annonces publiées sur TikTok, Facebook et Instagram, avec des numéros associés aux personnes mises en cause.

Une seconde piste à Rufisque

L'enquête a également conduit les policiers vers une autre piste à Rufisque. Une des femmes interrogées aurait évoqué un appartement dont elle aurait auparavant assuré la location avant de quitter le milieu de la prostitution.

Les enquêteurs ont poursuivi leurs investigations, notamment à travers l'exploitation des téléphones et l'analyse de plusieurs transferts d'argent. Ces éléments ont donné lieu à des confrontations entre les différentes protagonistes, certaines maintenant leurs accusations tandis que d'autres ont modifié leurs déclarations.

À ce stade, les responsabilités individuelles devront être déterminées par la justice. Les accusations rapportées dans le cadre de l’enquête ne préjugent pas de la culpabilité des personnes poursuivies, qui bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à une éventuelle décision de justice.